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Petites Soeurs de Jésus

de Charles de Foucauld

Après le séisme au Chili...

Dans la peur, se retrouver avec les voisins.

Le 27 février, un grave séisme secouait le Chili, laissant le pays dans une grande désolation.
Aujourd’hui la population s’active à reconstruire ce qui peut l’être.
Les petites sœurs : Luigina, Térésa et Hélène de la fraternité de Talcuhano, ville située dans
l’épicentre du tremblement de terre, relisent ces jours et nuits d’angoisse et les questions
qui surgissent.

 


 

Peur

"Durant ces deux minutes et demie, du tremblement de terre en pleine nuit, j’ai pensé que j’allais mourir. Ensuite, j’ai pu me mettre debout et, avec Térésa et Hélène nous sommes sorties rejoindre les voisins dehors et monter avec eux sur la colline toute proche. Rude ascension dans un chemin sablonneux, surtout pour les personnes âgées et les enfants.
Par chance, une pleine lune splendide nous éclairait.


Chacun s’est installé comme il a pu dans un grand silence…
Je crois que beaucoup priaient.
Assis en haut de la colline, les uns à côté des autres, secoués comme si, en dessous de nous, il y avait une cocotte minute, nous écoutions les cris de ceux qui s’appelaient pour se retrouver.


L’usine sidérurgique la plus grande du Chili, « Huachipato »,
était en flammes dans sa partie centrale.


Gravas d'une maison écroulée devant une tente

Chaos dans la ville


Entre le quartier et la colline

Au matin, nous avons été nombreux à redescendre de la colline pour constater les dégâts, puis le soir, à remonter sur la colline, pour certains ça a duré plus d’une semaine.
Nous trois y sommes remontées après la première journée puis nous avons décidé de dormir à la fraternité. Nous retrouvions les voisins dans la rue quand les secousses étaient plus fortes.


Un mélange de sentiments m’habite, comme par exemple l’inquiétude et la peur à la tombée de la nuit...





Avec des membres de la fraternité séculière

Désir de se retrouver,
en famille humaine, spirituelle...


Solidarité

La radio a pu transmettre tout le temps les nouvelles, mais ici nous étions coupés du reste du pays y compris des alentours. Etre isolées, sans pouvoir communiquer, a été très dur pour les familles qui ne pouvaient avoir des nouvelles de leurs membres éloignés.

La solidarité s'organise tout d'abord dans la proximité pour les familles, le voisinage...
Mais aussi dans la Fraternité... au niveau national... et internatinal...






 


Proximité

La plus grande préoccupation des familles était de se retrouver, d’être tous ensemble groupés. Cela a été très fort et constant pendant cette période, et ce désir s’est étendu aux voisins les plus proches.
Les habitants dont les maisons étaient encore debout ont, avec générosité, ouvert leurs portes à ceux qui n’avaient plus de toit.
Un grand mouvement de solidarité s’est déclenché ici, dans tout le pays et dans le monde entier. Oui, nous sommes émues par les gestes de solidarité reçus et nous en serons toujours très reconnaissantes.



 




A la fraternité

Petite sœur Marina est venue nous rejoindre pour nous aider...
... mais, trois jours plus tard, en faisant le ménage de la maison,
elle est tombée et s’est fracturée un poignet.
Hospitalisée puis opérée, elle a côtoyé durant ses huit jours à l’hôpital
beaucoup de personnes qui arrivaient avec de graves blessures
causées par le tremblement de terre. Certaines étaient fracturées de
la tête aux pieds et fortement traumatisées.





Petite soeur Marina avec Maria notre voisine.


 


 


Nationale

Pour réunir des fonds en vue de la reconstruction du pays, un Téléthon a été organisé.
Mais il y a tant de nécessités ! Reconstruction des maisons, des écoles, des hôpitaux,
des édifices publics, des usines, des ports, des ponts, des routes.


Il y a eu une réponse très généreuse, le double de ce que l’on prévoyait,
et pourtant très insuffisante.


Notre nouveau Président sera-t-il en mesure de reconstruire le pays équitablement ?

 



Des volontaires au centre de distribution

"Nous faisions la chaîne pour décharger les caisses..."

 

 




Internationale

Je suis allée aider à l’accueil et à la distribution de caisses de vivres pour la population.
Pendant que nous faisions la chaîne pour distribuer les caisses provenant de différents pays, j’ai vu passer 1000 caisses envoyées par la « Fondation Palestinienne ».

En réalisant d’où elles venaient, j’ai été très touchée et presque submergée par l’émotion en pensant à tout ce qu’a souffert et continue à souffrir le peuple palestinien… "

 

 





 


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Dernière mise à jour: le 23/06/2010

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