Un rapport parlementaire concernant des modalités de vie des Gens du Voyage
vient d'être rendu public ce 9 mars 2011.
Amis et petites soeurs en proximité avec le Peuple des Voyageurs donnent,
selon leurs engagements, des pistes de compréhension et d'alerte.
De Françoise, engagée dans l'aumônerie nationale.
"Alors que les passions qui les ont entourés cet été se sont apaisées, un rapport parlementaire rendu public le 09 mars 2011 nous rappelle les difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement les Gens du Voyage en matière de logement, de déplacements ou d'exercice de leurs droits civiques.
Ce rapport présente des avancées intéressantes lorsqu'il propose d'abroger le carnet de circulation, sorte de passeport intérieur qui contraint les Voyageurs à de fréquents contrôles, de développer les terrains familiaux, ou de faciliter leur accès au droit de vote.

Stationnement sur un terrain
Il ne doit pas nous faire oublier que d'autres projets de loi leur sont résolument hostiles, en particulier dans le cadre de la loi Loppsi.
Certes un article autorisant la destruction de tous les habitats précaires (y compris les caravanes sur des terrains privés) vient d'être invalidé par le Conseil Constitutionnel, mais l'esprit général de la loi les stigmatise comme des délinquants.
Sur la route...
Heureusement les associations de Tsiganes sont très actives et réactives lorsqu'il s'agit de les informer et de les défendre, mais elles subissent le contre coup des baisses de subventions et ont de plus en plus de difficultés à continuer leur mission.
C'est le cas par exemple de l'ANGVC (Association Nationale des Gens du Voyage Catholiques, http://www.angvc.fr/), très proche de l'aumônerie, dont la survie est menacée en dépit de la qualité reconnue de son travail.
Un document « Orientations pour une Pastorale des Tsiganes » affirme fortement la sollicitude de l'Eglise à l'égard des gens du voyage"
Des petites soeurs qui circulent en caravane avec les Voyageurs:
"Pour nous, nous voyons que les gens ne sont pas respectés.
Nous connaissons un jeune couple de Voyageurs qui possède un cabanon dans un jardin. Pour l’aménager un peu et avoir une alternative correcte à la caravane, ces gens ont ouvert deux fenêtres dans la paroi. A cause de cela, un voisin a dénoncé cette famille et du coup la Mairie s’en mêle avec menace d’expulsion.
Actuellement des amis non voyageurs essaient d’intervenir et d’aider cette famille à avoir gain de cause.
Telle autre famille a demandé un logement dans une commune et on leur a dit qu’il n’y en avait pas alors qu’il y a des constructions en cours.
Des Voyageurs ont acheté un terrain sur une colline pour pouvoir s’y installer. La Mairie ne donne pas le permis de construire prétextant que la zone est inondable, alors qu’elle est en hauteur! Comme les avocats ne sont pas sur place ils ne voient pas la réalité du terrain.
Là encore c’est une association qui aide ces gens; le procès dure depuis dix ans, comment seuls, pourraient-ils s’en sortir ?

Vie d'Eglise
"... L'indifférence ou l'opposition à l'égard de ces populations nomades se perpétuent...
ne provoquant généralement que peu de réactions ou de protestations chez ceux qui en sont témoins.
Cette situation devrait, au contraire, secouer la conscience des catholiques,
en soulevant des sentiments de solidarité envers cette population.
Aussi, l'Eglise se sent-elle appelée à reconnaître l'itinéraire tsigane,
et elle est interpellée par leur culture.
Elle doit reconnaître leur droit de "vouloir vivre ensemble",
en provoquant et en soutenant une sensibilisation en vue d'une plus grande justice à leur égard,
dans le respect réciproque des cultures..."
Art 20 des "Orientation pour une Pastorales des Tsiganes"
Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement
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Dernière mise à jour: le 15/03/2011
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