Petite sœur Magdeleine a toujours eu la conviction que, pour rejoindre la volonté de Dieu,
elle devait s’en remettre à la médiation de l’Eglise, à qui il appartenait de la confirmer
dans ses intuitions de fondatrice.
En 1946 après la fondation d’une première fraternité ouvrière en France,
Petite sœur Magdeleine envisage d’en implanter une seconde dans la
banlieue de Rome :
« Là des petites sœurs travailleraient en usine. Cela se ferait ouvertement à Rome. »
Petite sœur Annie de Jésus :
"Petite Soeur Magdeleine de Jésus
L'expérience de Bethléem jusqu'aux confins du monde".
En 1957, Petite sœur Magdeleine fait la connaissance de celui qui deviendra le Pape Jean Paul II : le « Père Charles », alors vicaire d’une église à Cracovie.
Par des amis communs, le « Père Charles » avait entendu parler de Charles de Foucauld et il souhaitait en savoir un peu plus sur la Fraternité. La rencontre entre le Père Charles et petite sœur Magdeleine va se faire chez ces amis où une petite sœur - Marie Germaine- est en séjour.
C'est le début d'une amitié qui se porsuivra jusqu'à la séparation définitive en ce monde.
Jean Paul II et Petite Soeur Magdeleine
Petite sœur Marie Germaine, qui a vécu plusieurs années en Pologne,
rencontre régulièrement le « père Charles » :
« Quand j’ai du quitter la Pologne, sur une image il m’a écrit :
"je resterais pour vous le Père Charles",
il l’a été pour moi jusqu’à sa mort. »

Un enfant déposé dans une crèche...
Lorsque devenu évêque, Monseigneur Wojtyla se rendait à Rome, il venait souvent à « Tre Fontane », notre Fraternité Générale, pour rencontrer petite sœur Magdeleine et les premières petites sœurs polonaises.
Plus tard, devenu le Pape Jean Paul II, il dira lui-même lors d'une visite à Tre Fontane :
"... C'est fini pour moi de visiter librement Tre Fontane et les autres lieux...
Vous savez bien que Jésus a dit à Pierre :"Il y aura quelqu'un d'autre qui te guidera".
A la veille de Noël, le 22 décembre 1985, Jean Paul II rend visite aux petites soeurs de Tre Fontane.
Toute la fraternité est réunie dans la salle de réunion et, comme à l'habitude, pour que tout le monde
rentre dans la pièce, les petites soeurs sont assises par terre.
"Vous êtes assises par terre, c'est une bonne situation, une situation propre à votre identité spirituelle, à votre vocation.
Nous nous trouvons tout près de Noël et je pense que c'est un bon moment choisi pour venir ici.
Il est difficile d'accepter la petitesse, il est difficile d'accepter un enfant né dans la crèche, déposé dans la crèche, né en dehors d'une maison, en dehors de la cité et enfin crucifié en dehors de la cité. Il est difficile d'accepter cette réalité de Dieu, d'accepter cet Amour qui a trouvé ce chemin. Et de tout cela vous devez témoigner, même sans paroles."
Dans la salle de réunions...
"Parfois je me suis demandé : pourquoi elles ne parlent pas?
Mais je comprends de plus en plus que c'est juste, qu'il faut cette vocation de la présence pour témoigner de la vérité, de la réalité de Dieu, de Dieu qui ne peut être exprimé avec aucune parole humaine.
Il y a une seule Parole, c'est le Verbe, c'est le Fils qui est toujours pour nos paroles humaines une réalité absolument transcendante.
Je veux avec ces paroles "confirmer" votre vocation dans l'Eglise, je veux la retrouver dans l'Eglise, et vous dire que c'est une vocation authentique, actuelle, nécessaire.
Naturellement il faut aussi des paroles comme il faut aussi des médecins, des spécialistes, etc. mais il faut savoir se taire, être surtout "présent" dans une attitude de compréhension, de respect, de foi et d'amour.
Alors je m'adresse à toutes les Petites Sœurs dans le monde, partout où elles se trouvent dans vos communautés, et je vous bénis de tout mon cœur."

Jean Paul II dans la chapelle de Tre Fontane
A l'occasion du jubilé des 50 ans de la Fraternité, le Pape Jean-Paul II nous avait reçues à Castel Gandolfo, le 11 septembre 1989. Voici ses paroles, si chaleureuses !
"Votre coude à coude évangélique avec les gens du voyage, les minorités les moins accessibles, les hommes et les femmes les plus oubliés ou les plus méprisés, avec les milieux marqués par le matérialisme ou même un certain athéisme, est la part visible de votre chemin vers le Père.
Que les pauvres vous conduisent au cœur de Dieu ! C'est un grand mystère que le Fils de Dieu, pauvre parmi les pauvres, a dévoilé quand il a dit :
''Quiconque m'accueille, accueille Celui qui m'a envoyé" (Luc 9, 48).
Les moyens ordinaires
"Charles de Foucauld écrivait :
''Je veux crier l'Evangile par toute ma vie''.
Par les moyens ordinaires de votre existence journalière, vous permettez aux divers milieux qui vous voient près d'eux et avec eux de découvrir dans ses reflets, le visage de Dieu.
Ces moyens ordinaires sont évidemment vos relations de voisinage, les liens contractés au travail, vos démarches de solidarité avec les hommes et les femmes auxquels vous êtes présentes dans leur bonheur ou leurs épreuves, votre disponibilité... vos moments de prière bien connus d'eux, la célébration simple et amicale des fêtes et des anniversaires, et tant d'autres choses encore."
Les gestes les plus modestes peuvent parler de Jésus-Christ."

Travail dans un cirque aux USA
Dans une même approche : Petite Soeur Magdeleine et l'Eglise
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Dernière mise à jour: le 22/04/2010
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