Comme le grain tombé en terre

Premier décembre 1916 : Il y a 100 ans
Charles de Foucauld est tué ainsi que trois méharistes,
et comme tant d’autres…

En ce centième anniversaire de la mort de frère Charles,
Martine, de la fraternité de Malaga en Espagne,
nous partage sa méditation.


Un choix radical

« Au sein de cette guerre qui fait rage en Europe,
Charles a choisi de rester à Tamanrasset,
dans le sud de L’Algérie.
Son souci, c’est de défendre les plus faibles, les plus fragiles.
Il sait que cela pourra lui coûter la vie.
Ce ne sera pas un martyr de la foi, mais, dit-il,
un martyr de charité.

 

 


Des vies s’effondrent

En ce premier décembre, une bande armée attire Charles par ruse à l’extérieur du fortin qu’il habite.
Au loin deux méharistes arrivent… Les guetteurs tirent. Les deux méharistes s’effondrent.
Dans la panique, l’adolescent chargé de surveiller frère Charles lui colle son arme sur la tempe, et le coup part…
Frère Charles s’effondre à son tour.
Le lendemain arrive un autre méhariste arabe, porteur du courrier. Tué lui aussi.


Un même don

Les agresseurs de Frères Charles laissent son corps là où il est tombé,
dans le sable, et à ses côtés,
le Saint Sacrement, jeté à terre.

 « Le Serviteur n’est pas plus grand que son Maître »
dit l’Évangile.


 

En ce premier décembre 1916, ce corps à terre,
ce corps qui n’a vécu que pour aimer en offrant
sa vie chaque jour,
et cette hostie couverte de sable,
nous parlent du même geste de don…

« Il n’y a pas de plus grand amour
que de livrer sa vie pour ses amis »

dit Jésus.


Préparé à la Rencontre

Depuis longtemps, Frère Charles s’est préparé à cette mort comme on se prépare à une rencontre d’amour.
Il écrit :

« Jésus, je désire de tout mon cœur donner ma vie pour vous
Mon Dieu, pardonnez à mes ennemis, donnez-leur le salut ! »


Inutile offrande ?

En ce premier décembre 1916, Charles est tué les pieds et les mains liés, impuissant, inutile. Il n’a sauvé personne.
Mais tout ce qu’il a vécu, porté, est devenu prière.
Son désir d’aimer, et jusqu’à sa souffrance de ne pas aimer assez, ou de ne pas sentir qu’il aime… sont devenus pures offrandes.

 

 

 


Aimer jusqu’à en mourir

En ce même jour, Charles vient d’écrire à sa cousine :

« Quand on peut souffrir et aimer,
on peut beaucoup,
on peut le plus qu’on peut au monde. »

 Tout amour qui silencieusement nourrit la terre,
c’est le Corps du Seigneur.
Ce grain tombé en terre portera beaucoup de fruits.

«Heureux les invités au festin des Noces! »

 

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