Du nouveau germe… le voyez-vous ?

N’est-ce pas souvent en temps de crise que quelque chose de nouveau surgit ?
En quête de nouveaux chemins, des gens se retrouvent pour les discuter,
commenter, trouver des réponses et agir…
Un regard des petites sœurs d’Amsterdam à partir de la situation de leur quartier

Texte : Mauricia  ;
Mise en page Monique

 

Appel, accueil…

Depuis plus de quatre ans, nous vivons dans un quartier multiculturel d’Amsterdam.
Il n’y avait pas de communauté catholique en ce lieu et, interpellées par un appel d’Eglise, nous sommes y sommes allées.

C’est le pasteur protestant qui nous a accueillies.
Il a également ouvert les portes de son église au prêtre catholique chargé de la pastorale de ce quartier
et c’est chez eux que l’Eucharistie est célébrée chaque semaine.


Prendre conscience pour avancer

Face à la diminution de la fréquentation paroissiale, la fermeture d’églises,
au regroupement de paroisses, de communautés chrétiennes ou religieuses…
de nombreuses personnes s’interrogent, réfléchissent, discutent…
Allons-nous en rester à ce qui nous affecte, nous trouble ?

 


« L’hiver s’en est allé… » 

Ces derniers temps, l’Église protestante d’Amsterdam voit naître, dans plusieurs endroits de la ville, de nouvelles communautés de jeunes laïcs.

Rosalienne, jeune pasteure, a mission d’accompagner ces nouveaux groupes.  Elle nous invite à participer aux rencontres qu’elle va organiser entre membres des communautés anciennes et nouvelles.

 


Diversités des engagements

Des jeunes et moins jeunes vivent ensemble aussi à la communauté des « Catholic workers » de Dorothee Day. Avec eux et pendant un, deux, trois ans, font communauté des requérants d’asile.
Nous trouvons là des moments forts de fraternité et d’accueil mutuel.
Les enfants présents sont des rayons de soleil au milieu de beaucoup de préoccupations pour l’avenir.

 


 

Pas seulement en Église

Notre quartier est le fruit d’une vision de  société idéaliste :
créer un espace où les différences cohabitent.
Néerlandais et non-Néerlandais, riches et pauvres,
bien-portants et personnes avec un handicap physique ou psychique etc.

 

 

 


Plus large encore

Depuis quelques temps, la ville d’Amsterdam prévoit des lieux d’accueil où seront logés des réfugiés. La moitié pour des étudiants, l’autre moitié pour de jeunes Syriens.
Un de ces lieux est situé à 5 minutes de chez nous.
Des soirées d’information ont été organisées ce qui n’empêche pas la peur chez certaines personnes.

 


Oui, le « vivre ensemble » est un défi !

Que ce soit dans notre communauté, notre quartier, notre Église,
notre monde… le « vivre ensemble » et l’accueil  de l’altérité sont
de grands défis.
Comment construire une « humanité plurielle, non exclusive »  ?
Comment abattre les murs de la peur et oser miser sur la confiance ?


 

Le « vivre ensemble » ou le monde en création

Jamais nous n’avons eu autant de contacts avec des personnes n’appartenant à aucune Église
ou avec des personnes appartenant à différentes dénominations chrétiennes.
Cette immersion dans une société très sécularisée et diversifiée me stimule à chercher dans le
quotidien comment créer des liens avec des personnes ‘autres’.

 

 

 

Un nouveau « nous » à inventer

Je suis persuadée que chaque petit pas dans ce sens, là où nous sommes, dans les rencontres apportées par le quotidien, les tâches ordinaires et les célébrations… participe à la construction d’un monde chaque jour renouvelé.

« Ne pensez plus à ce qui est déjà arrivé, oubliez le passé.
En effet, je vais faire quelque chose de nouveau,
qui grandit déjà.
Est-ce que vous ne le voyez pas ? »

Livre de la Bible : Cantique des cantiques

 

Laisser un commentaire