Dès 1903, Lapperrine, un ami officier, l'invite
à rejoindre des populations plus isolées, plus au sud...
Charles hésite, par peur de perdre tout à fait
son style de vie monastique.
Après un séjour à Tagghit,
pour soigner des soldats français blessés,
il se joint - en 1904- à un détachement militaire,
car c'est la seule possibilité alors pour aller vers le sud...
En 1905, il choisit Tamanrasset pour s'installer au Hoggar,
près du village, pour être proche des habitants...

Charles avec les soldats blessés,
à Taghit en 1903

Charles devant sa maison,
à Tamanrasset en 1912
Charles s'intéresse à la culture des autres,
il transcrit la poésie des Touaregs,
il entreprend un dictionnaire. il devient leur ami.
Il se veut « petit et abordable ». Mais l'est-il vraiment?
Fin 1907, c'est la famine,
Charles est épuisé par le travail et découragé:
il n'a fait aucune conversion...
il n'a toujours aucun compagnon,.
Comme aucun chrétien ne passe, il ne peut célébrer l'Eucharistie.
Il tombe gravement malade...
Cette fois, c'est lui le pauvre, et les Touaregs le sauvent
avec un peu de lait de chèvre.
Accepter de recevoir ouvre des liens nouveaux,
réciproques, plus vrais.
Avec les autres comme avec Dieu,
Charles apprend la même attitude de petitesse et de confiance.
Devant le Mystère du Corps du Christ offert sur l'autel,
comme devant le Mystère du Corps du Christ
en chaque personne,
Charles se rend présent, proche, petit...
C'est un seul et même amour,
et un seul mouvement d'accueil et d'abandon,
à la suite de Jésus.
Il ne cherche plus à convertir l'autre,
mais à se convertir lui-même, à suivre Jésus jusqu'au bout...

Charles à Tamanrasset (1912) avec un ami,
et à Béni Abbès, dans sa chapelle (1901),

Charles à Maison Carrée,
chez les Pères Blancs, avec son ami touareg
Charles ne reste pas les yeux fixés sur sa propre mission.
Son regard est toujours plus large,
aux dimensions de la mission de l'Eglise.
Il écrit beaucoup, effectue plusieurs voyage en France.
Lors de son séjour entre 1909 et 1911,
il présente un projet pour des laïcs témoins de l'Evangile,
par leur manière de vivre:
l'Association des frères et des soeurs du Sacré-Coeur de Jésus.
Entre 1911 et 1913, il fait construire un ermitage à l'Asekrem,
parce qu'il espère y rencontrer beaucoup de nomades.
Mais cela ne se produit pas. Il n'y reste que cinq mois.
En 1914, la guerre éclate, Charles est tenté
de rentrer en France pour aller sur le front,
mais il ne veut pas abandonner ses amis.
En 1915, il fait constuire un petit château
pour protéger les gens du village, et en 1916,
il s'y installe pour être plus près d'eux, avec eux.
Le premier décembre 1916,
une troupe de Touaregs venus d'Ajjer
l'attirent par ruse dehors.
Il est ligoté
.
L'adolescent qui doit le garder s'affole, tire,
et Charles tombe, victime parmi tant d'autres
en ce temps de violence.
Mort solitaire comme le grain de blé,
et semence pour plus de fraternité humaine.
Un chef Touareg écrit:
« Que Dieu lui donne la miséricorde,
et que nous nous retrouvions avec lui au Paradis. »

Bordj ou fortin que Charles de Foucauld
a fait construire pour protéger la population,
et devant lequel il est tué.
A la demande de Louis Massignon, René Bazin
fait paraître en 1921 une biographie qui,
même pas tout à fait exacte, fera connaître Charles de Foucauld.
Charles est mort seul, mais sa postérité est aujourd'hui
nombreuse et diverse....
Plusieurs groupes, congrégations, sont associés en Famille Spirituelle.
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Dernière mise à jour: le17/12/2009
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