
petites soeurs Magdeleines et Jeanne
avec des amis,
dans le Hoggar, en 1951
Brûlée par l'amour, petite sœur Magdeleine est convaincue que l'amitié peut se donner à tous, « sur un plan très vaste, presque universel », d'une manière profonde, comme si chacun était un ami unique.
« Pourquoi n'arriverait-on pas à élargir son cœur pour le donner tout entier à dix, vingt, à cent êtres humains, comme on le donnerait à un seul... aussi profondément, intimement? »
Alors elle rêve d'un amour comme elle ne l'a pas vu expliquer dans les livres... mais ce n'est pas qu'un rêve; cet amour, elle le vit:
« Je rêve d'un amour qui soit à la fois divin et humain. Je rêve qu'on puisse donner beaucoup de tendresse à tous les humains, une tendresse qui soit si divine tout en sortant d'un cœur humain qu'elle n'entraîne pas fatalement au désordre des sens. Pourquoi ne peut-on pas aimer avec passion en même temps que très purement? »
« Je crois de plus en plus que nous ne sommes pas faites pour notre perfectionnement personnel ni pour fonder de belles fraternités bien organisées. Notre rôle est beaucoup plus de défricher et de semer... »
« Je vous assure que le monde entier nous appelle... La foi s'en va, la charité s'éteint parce qu'on ne trouve pas assez de véritables foyers d'amour fraternel... On en a assez de la grande charité tout court, on a trop besoin d'amitié, de tendresse et si on ne la trouve pas dans la religion du Christ, chez les intimes amis du Christ, on la cherchera ailleurs. »
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Page initiale, avec le répertoire: Une histoire et un souffle, années 1898 à 1949.
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Dernière mise à jour : le 27/01/2010
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