Sessions d’été

Cette année encore, en espérant que l’évolution de la pandémie le permettra, nous aurons la joie de vivre cette belle aventure d’une session ensemble, ami(e)s et petites sœurs.

Si ces moments de partage, de vie fraternelle, se font à l’écoute de la Parole de Dieu, de nos textes sources, et dans un climat de silence et de prière, toute personne en recherche du sens de la vie, peut y trouver sa place et enrichir le groupe.

« Viens et vois »

Philippe, un disciple de Jésus, annonce à Nathanaël qu’ils ont trouvé, celui que la Loi et les prophètes ont annoncé.

Nathanaël est septique, alors Philippe lui dit : « Viens et vois »!
C’est avec ces mots de l’Évangile de Jean 1, 46 que nous
cheminerons ensemble durant cette session.

La marche fait partie de la session, en allant « au pas du plus petit ».
Le but n’est pas de faire de grandes randonnées.

Première session

Du samedi 5 juin
à partir de 17 h,
au samedi 12 juin 2021, à 9 h.

S’inscrire : Avant le 8 mai  

Deuxième session

Du samedi 31 juillet
à partir de 17 h,
au samedi 7 août, 9 h.

S’inscrire : Avant le 15 juin

Les deux sessions se font à :

Maison Champagnat
1396 Montée de Serpaton
UCLAIRE
38650 GRESSE-EN-VERCORS

Inscriptions

Inscriptions et informations auprès de :

Petite sœur Patricia Guylaine
49 chemin du Vallon
31400 Toulouse
Tél : 07 74 52 65 28   
adresse mail :  ps.patriciaguylaine@gmail.com

« Au matin les cris de joie »

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu tu m’as guéri;
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez-lui grâce en rappelant son Nom très Saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres, en parure de joie

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce.

« Je t’exalte, Seigneur :

Tu m’as relevé »

Psaume 29, 3-4, 5,6,12,13

Icône de la Résurrection de Sœur Évangélique

« Nous voulons voir Jésus »

Des Grecs venus se joindre à la foule des Juifs rassemblés à Jérusalem pour la Pâques,
demandent à Philippe, un des apôtres de Jésus:

« Nous voulons voir Jésus »

Informé par ses disciples, Jésus répond et anticipe sur ce qui est en train d’arriver…

Oui ils vont le « voir »

Ils vont le voir, de leurs yeux, dans les prochains événements
Ils vont le voir, avec leur être profond, s’ils s’ouvrent à la révélation.
Car à ceux là, tout autant qu’à ses disciples, Jésus parle de sa gloire :

« Voici venue l’heure où le Fils de l’homme doit être glorifié ».

Humble gloire !

« Nous voulons voir Jésus »
Pour donner du fruit le grain est semé en terre

Sitôt faite cette annonce, Jésus poursuit de manière bouleversante;
il prend comme symbole le grain tombé en terre qui ne peut germer et porter du fruit que s’il meurt.

Humble trajectoire actualisée par l’entrée, dans Jérusalem,
de Jésus monté sur un ânon.
Ce jour là il est acclamé, et les jours prochains il sera jugé et
condamné à mort.

Il sera acclamé…
Un simple ânon comme monture…

Père glorifie ton Nom

La Gloire de Dieu n’a rien à voir avec nos gloires humaines.

A celle et celui qui veut suivre Jésus il n’y a pas d’autre chemin : renoncer aux gloires du monde quelles qu’elles soient, et recevoir avec confiance et joie, Celle qui vient de Dieu.

Le grain ne peut germer que s’il est tombé en terre

La gloire n’est pas dans la souffrance ou la mort elle même, elle est dans la vie surgie de ce qui peut paraître une fin.

« Il y a autour de nous bien des critiques.
Il y en a toujours eues mais on a l’impression que peut-être,
elles ont actuellement plus de poids.
Que chacune remplisse généreusement et humblement sa tâche
quotidienne sans s’inquiéter de ce qu’elle entend dire.
Le Seigneur, qui nous a toujours protégées, ne nous abandonnera pas. »

Petite sœur Magdeleine 1959

Confinement et recherche d’emploi

Après son engagement définitif dans la Fraternité,
en septembre 2020, Anna, Polonaise, est revenue
en Slovaquie où elle avait déjà vécu.
Elle nous partage les premiers pas de ce retour.

Anna en septembre 2020

Au centre de l’Europe : la Slovaquie

Premiers pas

« Au début de l’année 2021 je me suis mise en recherche d’emploi, mais comment procéder alors que toute la population est confinée? »

Les défis…

Le seul moyen de recherche était par internet, puis les premiers
contacts par téléphone.
Ces entretiens par téléphone représentaient pour moi un défi :
celui de la langue !

… et la confiance.

Les obstacles humains m’ont projetée dans la confiance,
ma faiblesse ne pouvait qu’attirer la miséricorde et la
grâce de Dieu. J’ai confié toutes mes appréhensions à
l’Esprit Consolateur.

« La faiblesse des moyens humains est cause de force »
Charles de Foucauld à Nazareth en 1900

« Comme un enfant dans les bras de sa mère » Ps 130

A l’essai

Par des amis, des connaissances, des propositions d’emploi m’ont été indiquées, mais je souhaitais vraiment rejoindre une équipe de travail
en entreprise.

Enfin, après un entretien et quelques négociations,
je peux embaucher à l’essai, fin janvier, dans une grande
buanderie moderne qui traite le linge des hôtels et des
hôpitaux.

Découverte du travail

Pause de 10h : temps de repos et de discussions

En équipe

Intégrée dans l’équipe du matin, je travaille pour le moment de 5 h 45 à 14 h 15, nous avons une pause à 10 h.
Mes collègues m’initient aux différentes tâches que nous devons accomplir, cela demande beaucoup d’attention surtout dans l’intense
bruit des machines.

Intrigués par ma présence, les collègues me posent beaucoup de questions: notre vie communautaire, la vie religieuse… l’un ou l’autre
me demande de prier pour sa famille.

Ma responsable de travail, quant à elle, n’a pas été étonnée
de me trouver là car, dans une autre entreprise, elle avait
déjà travaillé avec une petite sœur.

Surprise et abandon

Une grande surprise a été de recevoir mon permis de séjour en Slovaquie pour cinq ans. Je ne suis plus une personne étrangère, sans identification, mais une personne assurée sociale dans le pays.
Par contre quand je retournerai en Pologne il me faudra un peu de temps pour retrouver mes droits sociaux.

Mon espérance se trouve en Dieu car,
là où je suis en son Nom,
Il m’assure de sa bénédiction

« Tel l’aigle qui porte ses petits… »

Qualité de vie

Pour aborder ce temps favorable de notre quête de Dieu qu’est le Carême,
une des fraternités de Toulouse s’est interrogée sur la qualité de vie,
dans les circonstances à la fois de pandémie et de vieillissement.

 

Guetter les premières fleurs

Orientés vers le « faire »?

Nous faisons partie de cette société orientée vers le « faire », vers la quantité la rapidité…

« Je pense dans ma tête que je peux assumer telle ou telle situation,
que je peux prendre en charge telle démarche…
mais mon être ne suit pas,
du moins pas comme je le voudrais. »

« Parfois me gagne la mauvaise conscience d’être moins active. »

 

 

 

Présence au vécu d’aujourd’hui

 

Culpabiliser face au réel?

Accepter que les années se soient accumulées, c’est difficile,
en fait l’acceptation c’est surtout les limites du vieillissement :
lenteur des gestes et des paroles, attention défaillante, oublis…

« Je mesure de plus en plus ma finitude, mon impuissance, mes limites… »

 

 

 

 

 

Accomplir ce que je peux

Sortir de l’inconscience

« Une amie m’a raconté qu’un jour elle s’est arrêtée en chemin se demandant :
« Pourquoi je marche vite? »
Cette remarque m’a interpellée sur mes propres précipitations.
Si je ne peux pas « faire tout ce que je veux » est-ce grave? »

Il y a un certain dépouillement à ne plus pouvoir accomplir autant,
c’est le temps de la confiance, de l’abandon… là le Seigneur m’attend.

 

 

 

 

Question de regard :

Mon regard vers ceux qui, à travers nos familles, nos amis, et suite à la Covid,
ont tout perdu, vers ces étudiants qui dépriment, ceux qui n’ont pu accompagner
et revoir l’un des leurs hospitalisé, décédé…

 

Le regard bienveillant de l’autre en qui j’ai confiance,
qui m’éclaire sur mon propre chemin, mes choix.

 

Le regard de vérité sur moi même dans l’accueil de mon réel d’aujourd’hui,
mes limites, mes richesses… et aussi recevoir une sérénité qui s’installe.

 

 

 

 

La sérénité s’installe

Question de liberté ?

N’est-ce pas à moi de choisir comment je veux vivre?

« Si la première partie de ma vie au milieu du monde est derrière moi,
La suivante est un chemin de profondeur. »

Accueillir cette vieillesse en route, « c’est moi qui l’assume, sous le regard de l’autre. »

La qualité de la présence à ce que je vis au moment présent,
dans mes tâches quotidiennes, avec les autres,
c’est cela qui est important. Cette qualité de présence me rend libre.

 

 

Troisième appel

En dialogue avec Jésus

 

Grâce à un temps spirituel sur le dialogue entre Jésus et Nicodème,
Alice Ann, petite sœur à Anchorage en Alaska relit ce qu’elle nomme :

« Le troisième appel »

« Personne ne peut voir le Royaume de Dieu s’il ne nait pas de nouveau ».
Dit Jésus à Nicodème

 

 

 

Colombe de l'Esprit sur une personne
Dire « oui »

 

Premier appel:

Ce premier appel eut lieu lorsque je suis entrée dans
la communauté il y a plus de cinquante ans.
Tout quitter, famille, amis… pour l’inconnu
fut un véritable déracinement.
Mais la joie et le dynamisme m’ont permis ce pas décisif.

 

 

Coeur-Croix crèche
Un chemin, une spiritualité

 

 

Deuxième appel

Après de nombreuses années, vient un « Deuxième Appel »,
celui de répondre librement « oui » à ce chemin, cette spiritualité,
et m’y engager avec la communauté.

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Silhouette de personne âgée
L’âge avance

 

 

Troisième appel

Des années plus tard… arrive l’appel de la maison de retraite.
C’est le même genre de déracinement que lors du premier appel.
Seulement la joie et le dynamisme ne sont plus au rendez-vous,
plutôt une acceptation résignée.

L’éloignement de ma fraternité après toutes ces années m’a coûté.
Bien que d’autres petites sœurs vivent ici, je me suis sentie isolée,
désorganisée, avec l’impression de perdre mon identité de religieuse.

 

 

Jeux de cartes
Moments de convivialité

A l’écoute

En écoutant les autres résidents, j’ai pris conscience que nous partagions
la même expérience. Ils avaient fondé une famille, acquis une maison,
cultivé avec goût un bout de jardin… et soudain, généralement à la mort
du conjoint, tout leur est enlevé!

 

 

 

Alors que je nageais dans une piscine d’apitoiement,
une parole de la Bible est venue me rassurer, m’encourager:

« Je vivrai dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie ».
Psaume 27

Oui, peu importe où je vis parce que je suis dans la maison du
Seigneur, tous les jours de ma vie.

 

 

 

Sortie de mes murs

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Ma vie a de nouveau un centre.

J’ai cessé de me concentrer sur moi-même.
Lentement, je me sens être chez moi ici.
Des amitiés se nouent, une reconnaissance mutuelle s’installe,
dans un groupe nous échangeons des livres, avec un autre
nous regardons ensemble les match de football à la télé…

C’est le début d’une réponse au « troisième appel »!

 

 

 

 

Nicodème répond à Jésus:
« Comment est-ce que quelqu’un peut naître quand il est vieux? »

Jésus répond :
« Je te le dis, c’est la vérité, personne ne peut entrer dans le
Royaume des Cieux s’il ne naît pas d’eau et d’esprit.

Ce qui est né de la chair est chair.
Ce qui est né de l’Esprit est esprit. »

Jean 3, 1-21

 

 

Un enfant dépendant

 

 

Il nous arrive d’espérer un Dieu magicien,
qui viendrait en aide à tous les indigents,
un Dieu fort qui accomplirait nos prières de demande…

 

L’Évangile nous montre Jésus dépendant, emmailloté par des femmes!

 

 

Dieu, a voulu se faire l’un de nous.
Il a voulu se solidariser avec l’humain jusqu’à l’extrême.

Il veut mettre ses pas dans nos pas,
marcher avec nous à travers le brouillard, les pandémies,
les guerres, et toute la liste interminable des souffrances humaines.
Toutes nos souffrances deviennent ses souffrances.

Notre espérance dans ces nuits est de croire
que Dieu se fait petit enfant dépendant.

Dieu s’humanise en naissant comme un pauvre
assujetti au pouvoir politique du moment.

 

 

 

 

Les premiers avertis sont des bergers pour lesquels il n’y avait pas de salut possible:
non seulement ils étaient rejetés des hommes, mais, selon la loi, de Dieu lui-même!

 

 

 

 

 

Or c’est justement à eux que Dieu va parler par l’intermédiaire de son ange,
Dieu leur annonce une bonne nouvelle dont ils vont être les premiers témoins,

Voilà que les grands exclus du « Salut » en sont les premiers bénéficiaires.

« Mon cœur est dans la joie à cause de Dieu qui me sauve. »
Livre de la Bible Luc 1,47

 

 

 

 

 

Cette page est construite à partir d’extraits de lettres de nouvelles
de petites sœurs et petits frères de nos fraternités.

 

 

 

 

Simple témoin

 

 

Témoigner verbalement ou par le vécu,
d’un événement, d’un groupe, d’une personne…
apporte information à ceux qui écoutent.

Voilà un homme, il s’appelle Jean,
il témoigne d’une Lumière !
Il annonce la présence de cette Lumière.

Une Lumière que personne ne semble voir !
 » Au milieu de vous se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas. »

 

Dans l’obscurité, une lumière

« Qui es-tu? »

Des gens instruits l’interpellent :

« Qui es-tu? »

Et Jean témoigne qu’il n’est pas cette Lumière.
Il est juste une voix qui l’annonce et invite à la recevoir.

 

 

 

« Chargée de vous le dire »

 

Simples témoins…

Un peu plus tard, dans les Actes des Apôtres,
Pierre relèvera et dira à un homme qui se prosterne devant lui :

« Relève-toi. Je ne suis qu’un homme moi aussi ».

 

S’effacer derrière le message

 

Plus proche de nous, Bernadette Soubirous expliquera,
lors d’un interrogatoire sur les apparitions :

« Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire. »

 

Petite sœur Magdeleine dira et redira que la fondation de la Fraternité
n’est pas son œuvre à elle :

« Dieu m’a prise par la main, aveuglément j’ai suivi. »

 

 

 

Jean n’était pas la Lumière,
mais il rendait témoignage de la Lumière
celle « qui éclaire tout homme venant en ce monde. »

Texte : Évangile de Jean 1

 

Se préparer pour la fête

Comme on se prépare pour une fête,
relisons notre histoire, préparons notre cœur,
pour de joyeuses retrouvailles.

Plus de masque ni de distanciation,
le nombre d’invités est illimité,
la rencontre est sans danger.

 

Bien qu’écrit quelques siècles avant la venue du Christ,
le texte qui suit ne résonne-t-il pas de manière si actuelle?

 

Le Peuple de Dieu, dans l’épreuve de l’Exil,
médite sur son histoire et revient supplier le Seigneur:

 

Pourquoi, Seigneur, nous laisser errer loin de tes voies
et endurcir nos cœurs en refusant de te faire confiance?

 

 

 

 

 

Tous, nous nous flétrissons comme des feuilles mortes,
et nos fautes nous emportent comme le vent.

 

Plus personne pour invoquer ton nom, pour se réveiller
en s’attachant à toi, car tu nous a caché ta face et
tu nous as laissés au pouvoir de nos erreurs.

 

 

 

Et pourtant, Dieu, tu es notre père,
nous sommes l’argile tu es notre potier,

nous sommes tous l’œuvre de tes mains.

 

 

 

Ce passage de la Bible, écrit par Isaïe au chapitre 64
est un des textes de la liturgie du premier dimanche de l’Avent,
ce temps durant lequel nous nous préparons à accueillir Celui
qui vient à notre rencontre : Jésus

 

« C’est seulement grâce à cette rencontre -ou nouvelle rencontre-
avec l’amour de Dieu, qui se convertit en heureuse amitié,
que nous sommes délivrés de notre conscience isolée et de l’auto-référence. »

« La joie de l’Évangile » n°8 Pape François