« Quand Dieu nous attrape ! »

 

« C’est mon papa qui nous a élevés, maman n’était plus là.
Puis, à la mort de papa, mon frère ainé nous a pris en charge.
Avant de mourir papa avait dit à notre frère :

« Les filles doivent choisir leur chemin, ce sont elles qui vont décider. »
Pour mon frère, et pour nous aussi les filles, c’était très important d’entendre cela.« 

 

Des chemins inattendus 

Aujourd’hui dans notre fraternité de Toulouse nous avons la visite de Jovita.
Notre petite sœur est originaire de Tanzanie.

Avec elle nous commençons par regarder où se trouve exactement son pays,
les régions où elle a vécu.

Puis un dialogue s’engage.

 

 

 

— Comment as-tu connu la Fraternité?

— Par le « Bulletin vert » nous dit-elle.

 

A cette réponse nous rions toutes car le « Bulletin vert »
est un document écrit par Petite sœur Magdeleine,
dans un contexte européen de guerre.

S’il a eu un retentissement important en France,

il n’en était pas forcément de même pour une société africaine.
Il n’empêche que c’est ce petit lien qui permit à Jovita de trouver la Fraternité.

 

 

« Quand Dieu nous attrape… qu’importe les moyens » nous dit elle.

 

« Je cherche, je cherche partout Celui que mon cœur aime,
j’ai trouvé à la fraternité Celui que mon cœur aime. »
Adaptation personnelle de Jovita d’un passage biblique du Cantique des cantiques.

 

 

Choisir l’Unité

  • Qu’est-ce qui t’a fait choisir la Fraternité alors que dans ton environnement d’autres congrégations étaient présentes?
  • Je crois que c’est l’Unité. Oui le fait de pouvoir vivre ensemble de différents milieux, pays, cultures, cela m’a beaucoup parlé.

 

  • Et après que s’est-il passé? Comment as-tu trouvé des petites sœurs?
  • Avec l’aide de ma paroisse j’ai pu prendre contact avec les petites sœurs
    qui se trouvaient dans une autre région.
    Quand elles m’ont accueillie, elles étaient si contentes que c’était comme
    ci j’étais déjà l’une d’elles!
    Mais moi je venais juste voir.

 

 

Puis tu les as rejointes

— A cette époque il y avait seulement deux petites sœurs françaises sur place,
elles avaient sans doute leurs habitudes européennes, un rythme différent…
Comment ça s’est passé pour toi?
Comment as-tu intégré tout ça?

 

— En arrivant pour un séjour, je savais que j’étais là seulement pour voir.
Il est vrai que tout quitter, sa famille, ses amis, ses sécurités…
ça déstabilise un peu, pourtant au bout de trois semaines je me suis sentie bien;
je ne faisais plus attention que je vivais avec des européennes,
c’était ordinaire.

Comme je disais tout à l’heure :

 

« Quand Dieu nous attrape… la grâce vient aussi et nous conduit
doucement par des chemins d’accueil mutuel, de découvertes… »

 

 

 

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