Viens t’asseoir avec nous

Une invitation :

« Viens t’asseoir avec nous »
Ces mots simples, accueillants donnent le ton de la rencontre qui va suivre.

Texte de Monika  Fraternité de Masny

 

C’était une fin d’après-midi et je rentrais à la maison.
Alors que je traversais la grande place de notre quartier,
j’aperçois un peu plus loin, Sonia, 9 ans,
assise sur un banc à discuter avec une copine.
Vélo et skate à terre devant elles.

 

De loin je les salue et nous entamons une petite conversation.
Comme je m’apprêtais à poursuivre ma route, Sonia m’interpelle :

 

« Viens t’asseoir avec nous »
et déjà elles poussent vélo et skate,
font de la place sur le banc.

 

 

Mon cœur pétille de joie à cette invitation,
je vais m’asseoir avec elles sur le banc
et nous poursuivons la conversation 10, 15 minutes.

La réserve intérieure que j’éprouvais à ne pas les interrompre
dans leur discussion de petites filles s’est envolée puisque ce
c’était elles qui m’invitaient à l’ouverture.

J’ai goûté là une rencontre de spontanéité faite de confiance réciproque.
Cadeau d’une amitié tissée avec tous dans l’ordinaire des jours.

Merci les enfants.

 

« Jésus dit à ses disciples :
« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas,
car le royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux.
En vérité je vous le déclare, qui n’accueille pas
le royaume
de Dieu comme un enfant n’y entrera pas. « 
Évangile de Marc 10, 14-15

 

Dehors

Après deux semaines à Calais Monique et Monika, petites sœurs en région parisienne et dans le Nord,
reviennent  sur ce qu’elles ont vu, entendu dans cette ville auprès des migrants et des membres associatifs.

Ces « migrants » côtoyés à chaque instant nous sont devenus familiers, unique chacun par son prénom, son histoire…

 

Dehors pour libérer la parole

C’est le matin, il fait beau, nous sommes une quarantaine de personnes assises dans l’herbe d’un parc verdoyant
au milieu des boutons d’or et des fleurs de pissenlits. La discussion va bon train.
Quelle situation idyllique pour un temps de pause dans l’agitation de nos vies.

 

Après un jet de gaz sans raison

Dehors, pourchassés

Mais ceux qui sont là, de différentes nationalités, forment un peuple en errance, à la recherche d’une terre d’accueil, de ce qu’il pense un avenir meilleur.
Pour le moment, à part ce matin bucolique et les marques  d’accueil, de fraternité par des membres associatifs, ce peuple se cache, se protège comme il peut sous les arbres, sous les ponts, pourchassé sans ménagement par les forces de l’ordre, retrouvé par les diverses organisations humanitaires qui leur offrent un peu de repas, de thé chaud, d’amitié…

 

Un rampe de robinets

Dehors et humiliés

Dans plusieurs lieux de la ville, ponctuellement, des rampes d’eau de plus ou moins une dizaine de robinets sont installées. Robinets sans écoulement, à hauteur d’un enfants de 4 ans.

Quelques sanitaires dans la zone industrielle de la chimie. Loin d’être suffisants pour les 700 personnes environ qui transitent par Calais. Des douches prévues en juin sont toujours en attentes d’être disponibles.
Aux dernières nouvelles, ce jour 20 septembre, il semble que 14 douches soient installées?

 

 

Dehors, fermons les yeux

Cette situation humaine soulève tant de questions, de débats, de colère, d’incompréhension.
En tant que simple citoyen nous manquons d’éléments pour comprendre et agir sur les raisons qui poussent tant de gens à fuir leur pays.
Les questions politiques et économiques au niveau de l’État nous sont obscures, les intérêts des pays et tous les enjeux nous son inconnus.

 

Thé du matin

 

Dehors ou dedans ?

En attendant que toutes ces questions trouvent une solution acceptable et digne…
Allons nous laisser des personnes sans secours humain?
Allons-nous refuser de tendre la main à un enfant, une femme, un homme, fussent-ils d’un autre territoire de la planète?
Allons-nous fermer les yeux devant les humiliations continuelles qu’ils subissent?

 

 

 

 

En attendant que le linge sèche…

 

Non plus dehors
Même si je ne te connais pas, et ne sais d’où tu viens,
Je vois ce que l’errance et les souffrances de ton chemin inscrivent dans ta vie
Abel, Shushana, Alex, Samha, Ahmad… Vos prénoms, vos visages me sont devenus familiers, ils font parti de ma propre route.

 

 

 

Inlassablement des personnes, des familles, de Calais et d’ailleurs, s’engagent,
par le biais associatif, à soutenir ceux qui marchent sur les routes de l’exil.
Ils sont un baume bienfaisant sur les blessures de notre humanité.

« Un coup de foudre »

« J’avais 20 ans quand… »

 

« Un coup de foudre cela ne s’explique pas, ça se vit» !

Et celui que Marie Jacqueline a vécu marquera toute sa vie.
Pour l’anniversaire de son premier engagement en fraternité, il y a 70 ans,
notre petite sœur, actuellement à Aix en Provence, relit avec nous son chemin.

 

 

 

 

« J’allais avoir 20 ans »

Ma vocation de petite sœur a commencé par un coup de foudre pour le Seigneur.
J’allais avoir 20 ans.
Un coup de foudre cela ne s’explique pas, ça se vit.
Par ce coup de foudre j’ai compris que Dieu seul serait le premier dans ma vie.

 

 

 

Charles de Foucauld

Où ? Comment ?

Où ?
La réponse, très vite, m’a semblé être dans la vie religieuse ; mais dans quelle congrégation ?

Après bien des recherches j’ai trouvé l’adresse des petites sœurs de Jésus dans la ligne et la spiritualité du père de Foucauld à Tamanrasset.
A 12 ans j’avais été marquée par le film : l’Appel du silence sur la vie de Charles de Foucauld et en particulier  sa vie avec les nomades touareg.

 

 

 

 

Novice

Je suis entrée à la Fraternité des petites sœurs en septembre 1944 à Lyon,
c’est là qu’elles étaient réfugiées à cause de la guerre.

Au noviciat, quand elle était présente, petite sœur Magdeleine nous réunissait chaque matin,
pour nous expliquer cette vie à la suite de Jésus.

 

 

Première tente

Sous la tente

En  1950 se dressait la première tente à El Abiodh Sidi Cheikh, un village dans le sud oranais où transitait une tribu de grands nomades ayant beaucoup souffert de la famine en 1945.

C’est là que résidaient les petits frères de Jésus.
C’est là que je pensais vivre jusqu’à mon dernier jour.

Très vite j’ai compris que mon désir de rester à El Abiodh n’était pas le même que celui du Seigneur.

 

 

 

Les chemins de Dieu

D’autres fraternités naissaient…

Des fraternités naissaient parmi les nomades : gitans, gens du cirque, forains…

D’autres tentes aussi voyaient le jour : au Maroc chez les Berbères, à Tamanrasset chez les Touaregs du Hoggar où avait vécu Frère Charles ; au Niger, en Jordanie, en Syrie…

Tentes dans lesquelles j’ai eu le bonheur de découvrir d’autres peuples, d’élargir mon cœur et ma prière pour tant d’amitié vécue.

La dernière tente fut celle de Nguigmi au Niger chez les Toubous.

 

 

 

Merci Seigneur

Leurs visages dans mon cœur

Maintenant je ne puis que dire merci au Seigneur pour ce rêve d’une vie avec les nomades. Rêve réalisé et même plus beau que je n’imaginais à cause des rencontres, de l’amitié avec tant de personnes.

 

Aujourd’hui la route continue

Aujourd’hui, à 93 ans, c’est à la maison de retraite que je continue ma route comme les autres résidents; même âge et mêmes handicaps, dans un temps qui nous prépare tous à la Rencontre désirée et attendue avec le Seigneur.

Émoi dans le quartier

« Autour de Noël s’est répandue la rumeur d’une possible visite du Pape dans notre quartier, l’émoi en a saisi les habitants. »

Les petites sœurs de la fraternité de Milan partagent cet événement.

 

 

Merci d’être ici avec nous

Comment on va faire?

La joie des voisins ne se fait pas attendre :
« mais alors c’est vrai, il vient chez nous,
comment on va faire ? »

Joie mêlée de préoccupation à cause de l’état de dégradation du quartier.
Quelque voisins proposent de faire un nettoyage général, d’autres pensent de laisser en l’état pour que tout le monde voit la situation.

 

 

Effervescence

Les idées ne manquent pas, et l’enthousiasme de penser que nous existons pour quelqu’un nous pousse à le recevoir comme il se doit.

Un café, ou peut-être le maté ? Ou bien un plat typique de nos différents lieux.

 « Nous ferons de notre mieux pour qu’il se sente bien accueilli, comme à la maison, en famille », disent les voisins.

 

Le cadeau est offert

 

Un cadeau souvenir

Avec les habitants, nous avons participé à la confection d’un cadeau :

un grand cahier où écrire tous les désirs, les vœux, les prières, les dessins des enfants. Les feuilles colorées pleines de joie et d’affection sont déposées chez nous. Bonheur de savoir que quelque chose d’ici sera lu par François.

 

 

 

Des mains se tendent

« Une foule cherchait à le voir »

La veille, dans bien des maisons et chez nous aussi, des amis, de la parenté, des collègues… sont venus dormir.

Le soir, le cœur léger, nous prions comme tant d’autres autour pour que ce soit un jour de paix, de joie, de « fraternisation » et qu’il ne pleuve pas !

 

 

 

 

 

Regroupements en secteurs

Le grand jour

Le samedi 25 depuis 6 heures du matin les volontaires, parés de foulards blancs et jaunes, sont à leur poste. Petit à petit les espaces aménagés se remplissent d’une population joyeuse. Quelque chose d’unique est en train de se passer.

 

 

 

 

Paroles de reconnaissance

 « C’est vous qui m’accueillez à Milan, c’est un grand cadeau pour moi d’entrer dans cette ville en rencontrant vos visages, vos familles, une communauté. C’est à partir de vous que je me rends au «centre », merci pour votre accueil si chaleureux… »

Joie de la rencontre

 

Dans les cœurs des voisins, dans les nôtres, nait une certitude : c’est nous, la périphérie pleine de problèmes, de carences, qui accueillons cet homme de paix et de tendresse.

 

 

 

 

 

Un parfum de fête

Une petite heure qui a laissé un parfum de fête pour toute la journée. Et, tandis que les enfants jouent avec les nombreux foulards, nous prolongeons avec les voisins, sous les portiques, l’émotion de cette rencontre.

«Ses gestes concrets  pour les malades, sa simplicité nous ont touchés ».
« Il reconnait notre dignité, il nous regarde dans les yeux avec amour… « 
« Il parle d’un Dieu de Paix qui va au-delà de toutes les barrières. »

 

Pour voir les photos de la visite du Pape François aller sur le site de la paroisse de ce quartier de Milan

 

Dieu dans le nuage ?

C’est à la fraternité de Kammanahalli, dans le sud de l’Inde que vit Petite sœur Marie Armelle. C’est elle qui pose la question  : « Et si Dieu était dans le nuage » ?
Que veut-elle dire ?

 

« Voyager dans un nuage »

Nuages dans le ciel

 

Nous croyons que Dieu est lumière, donneur de vie et d’amour,
comment donc cette lumière pourrait elle venir d’un nuage?
En ce moment je voyage dans ce nuage.

Depuis mon enfance et tout au long de ma vie, j’ai eu une mauvaise vue et j’ai toujours senti que, d’une certaine manière, Dieu en faisait pour moi un « don ».

 

 

 

A ce nuage j’ai dit ma colère

Ne plus voir les visages…

 

Quand je suis entrée progressivement dans l’obscurité de ce nuage
– c’était il y a environ sept ans –
j’ai ressenti de la colère et j’ai parlé à ce nuage comme si c’était une personne :

« Tu ne me permets pas de lire ou d’écrire, de voir une fleur ou un arbre, de regarder le visage des gens et leurs yeux, leur sourire ou leurs expressions, je ne peux plus aller seule là où je veux, ni faire par moi-même ce que j’ai envie de faire… une si longue liste ! »

 

 

 Le nuage est venu me dire…

Dans le brouillard, la lumière

Et puis, le calme est revenu lors d’une retraite à l’Ashram de Samiksha.
J’étais assise à la chapelle, lorsque j’ai pris conscience de la réalité de ce nuage et de ce qu’il voulait me dire. C’était comme si Dieu était dans le nuage et qu’il me disait :

« Tu oublies que je t’ai donné un autre regard : ma lumière en toi ».

Cela m’a suffi pour éclairer ce nuage dans lequel je voyage et accepter de cheminer avec, il n’est plus un obstacle pour voir, il m’enseigne une autre manière de voir.

 

 

Un lent processus de compréhension

Durant ces dernières années, j’ai expérimenté que ce qui meurt dans notre corps,
peut donner vie à autre chose, selon ce que Dieu veut.
C’est un mystère qui ne va pas sans combat!

S’appuyer les uns sur les autres

Je grogne encore de devoir marcher très lentement,
de me cogner dans une porte,
de ne pas comprendre ce qui se passe autour de moi…
Mais je découvre aussi, doucement, que j’ai d’autres moyens…

Cette situation et compréhension intérieure me rendent proche et en communion avec le cosmos et toute l’humanité où la plupart des gens passent par ce genre d’expérience.

 

Rejamma, un vieil ami que nous connaissons depuis 50 ans, souffrant de la lèpre, devenu tout d’un coup aveugle m’a dit avec force :
« mais j’ai une lumière en moi ».

Oui, Dieu se donne à chacun sans distinction.

 

Juste pour maintenant

Nous recevons la bénédiction de Dieu à chaque instant de notre vie, juste la bénédiction qu’il nous faut à ce moment-là. Est-ce que cela ne signifie pas que nous sommes et devenons aussi une bénédiction les uns pour les autres, pour nos communautés, et plus largement?

« Au centre de notre être, il y a un point de pure vérité, un point d’étincelle qui appartient entièrement à Dieu… Ce petit point… est la pure gloire de Dieu en nous… c’est comme un diamant très pur, scintillant de la lumière invisible du Paradis.
Il est en chacun de nous. »

D’une lettre de Thomas Merton à Massignon

 

Une expérience inattendue

Sur la route de Compostelle deux petites sœurs :
Bernadette et Véronique, l’une de Toulouse, l’autre d’Aix en Provence.
Rêver de ce chemin et,  avancer sur un itinéraire inattendu…
ce fut l’expérience de Bernadette qui nous la partage.

 

 

C’était un rêve

 

Depuis des années je rêvais de faire une grande marche sur le chemin de Compostelle ou un autre chemin et voilà que cela devient possible grâce à Véronique qui partage ce même désir, et grâce à nos sœurs qui nous laissent partir une dizaine de jours.

Marcher longuement, en silence, dans une belle nature ,
marcher et méditer, admirer les  paysages ,
écouter les oiseaux, louer le Créateur…

 

 

Les deux premiers jours

 

Nous voilà donc sur le chemin au départ du Puy en Velay.
Les deux premiers jours je trouve que le sac est lourd,
le souci de mes épaules ne me laisse pas assez libre pour
regarder la nature comme j’aurais aimé, ni même pour penser.

 

 

 

Le troisième jour

 

J’ai des ampoules aux pieds de grosses ampoules !
Moi, une marcheuses de tout terrain… je peine.

Il me semble que tout mon esprit est dans mes semelles…
Je n’ai pas imaginé de possibles obstacles,
pas étonnant puisque habituellement tout marche bien.

 

 

 

Expérience inattendue

Ces limites m’enlèvent toute élévation spirituelle, je suis occupée de mes pieds !
Au bout d’une semaine (car rien ne s’arrange malgré les soins)
je réalise que je suis entrain de compter les jours qu’il me reste à marcher.

Nous encourageant l’une l’autre, nous arrivons tout de même à Conques,
le but que nous nous étions fixées, et cela, dans les délais prévus.

 

Il m’attendait sur le chemin

Et voilà que nous sommes émerveillées de tout, mais quelle expérience !
Il me semble que le Seigneur m’attendait là dans ces limites … à ras de terre…

 

Je comprends mieux aussi le sens de ce Chemin de Compostelle qui,
dès l’origine, est un pèlerinage, un chemin d’intercession,
de conversion et même de pénitence …
Non, ce Chemin n’est pas du simple « tourisme »

 

 

Reprendre « pieds »

De retour à Toulouse, quand nous déposons nos sacs et libérons nos pieds, c’est étrange :
Il ne me reste que l’action de grâce pour la beauté des découvertes.

Que de visages restent dans nos cœurs,
que de partages sur le sens du chemin,
la quête qui l’accompagne,
les fardeaux qu’on voudrait déposer…

Tout ce poids d’humanité que nous avons rencontré, touché du doigt,
remplit mon cœur d’Espérance et me donne envie de continuer, l’an prochain…
Étonnant, mes pieds sont prêts à repartir !

Un nouveau chemin

« Cela fait juste un an que nous avons fermé notre fraternité au Pakistan.
Avant de rentrer en Europe je suis allée saluer mes sœurs en Inde puis
me voici de retour. »

 

Ainsi commence la lettre de nouvelles de Cécile qui nous raconte ses premiers pas,
ses nouvelles racines en Belgique, son pays d’origine.

 

 

 

Reprendre pied

 

« A mon retour ici, j’ai été touchée par l’accueil des petites sœurs, leur aide en bien des domaines. Parfois, même si j’appréciais ce temps de calme, pour prier davantage, lire, me familiariser à ce nouveau contexte de vie… j’aspirais d’aller plus vite et retrouver les gens autour de moi.

 

 

 

 

Deux choses m’aident sur ce chemin :

  • Participer à un groupe « Bible et Vie » de la paroisse. Nous lisons l’évangile ensemble et chacun partage à partir de sa vie et de ses intentions. Un prêtre de 86 ans anime, avec à la fois attention et discrétion, ce groupe.
  • Rejoindre comme volontaire un centre de la Croix Rouge qui accueille des réfugiés demandeurs d’asile. Parmi eux, un grand nombre d’Afghans dont certains parlent Urdu langue usitée au Pakistan.

 

 

Nouveau quartier

 

Nouveau quartier, nouvelle insertion, nouvelle fraternité.
Nous démarrons cette fraternité à 12 km de Banneux, dans un beau village Aywaille. Autour ce sont des collines boisées et la rivière Amblève.

Nous logeons en appartement, dans un quartier où les commerces et les transports publics sont à proximité ce qui facilite notre quotidien.

 

 

 

Avec Ghislena et Anne Bénédicte, venant d’Algérie, c’est aussi tout nouveau puisque nous ne nous connaissions pas auparavant. Autant dire que nous repartons comme à neuf, même si les années derrière nous sont remplies de  tant de personnes, de liens d’amitié, de tant d’histoires partagées. »

 

 

A la rencontre de l’Autre

Traverser des frontières
Avec Charles de Foucauld

 

Retraite itinérante entre :

Bayonne (France) et San Sébastian (Espagne) Du 20 au 26 août 2017

 

« L’amour de Dieu, l’amour des hommes,
c’est toute ma vie,
ce sera toute ma vie je l’espère ! »

Lettre de Charles de Foucauld
à Henri Duveyrier, le 24 avril 1890

 

Si tu as entre 20 et 35 ans, si tu aimes marcher avec ton sac à dos, parcourir les chemins côtiers, prier, réfléchir en silence, échanger et célébrer… viens nous rejoindre du dimanche 20 août (vers 18h) au samedi 26 août (vers 10h) pour une retraite itinérante entre Bayonne (France) et San Sébastian (Espagne)
Avec des petites sœurs et un prêtre de la famille spirituelle « Charles de Foucauld »

Prix indicatif : 150 Euros, selon vos possibilités
Voyage A/R non compris

Programme de nos journées:

– de 4 à 5 heures de marche… (en alternant silence et échange)
– temps de prière et de partage
– l’Eucharistie
– courses et préparation des repas ensemble
– détente, découvertes, rencontres,…

 

 

 

Renseignements et inscriptions (places limitées! Ne tardez pas à vous inscrire) :

Sonia Girard

Petite Sœur du Sacré Cœur
7, rue de la Convention
93120 LA COURNEUVE
06.08.86.73.60 marchefoucauld@gmail.com

 

Une circulaire d’information sera envoyée à la réception du bulletin d’inscription.
Vous pouvez trouver des informations sur le site: http://www.charlesdefoucauld.org

 

« Redoublez d’amour pour Jésus »

« En cette Semaine Sainte, redoublez d’amour pour Jésus.
Laissez sa grâce agir en vous… « 

 Ce sont ces paroles, écrites le 7 avril 1941, au cours de la Semaine Sainte,
que Petite Sœur Magdeleine adressait aux premières petites sœurs de la Fraternité naissante.

Suivons-la sur les chemins de Fondation,
au fil des lettres qu’elle envoyait aux fraternités;
paroles qui disent la traversée de ce chemin pascal fait d’épreuves,
de courage, d’abandon et aussi du bonheur d’être entre les mains de Dieu,
de recevoir sa Résurrection dans nos vies.


 Fin de Carême au désert

C’était à la fraternité d’El Abiodh en Algérie,
lieu de formation spirituelle, grâce à la présence du Père Voillaume, fondateur de la Fraternité des Petits Frères de Jésus.

 

« J’aimerais pouvoir vous faire partager tout ce que furent ces trois premiers jours de la Semaine Sainte, dans le silence du désert et dans le recueillement de la paix de la chapelle des Petits Frères. »

Je suis si unie à vous toutes.
Toute la journée, les Petites Sœurs se relaient devant le Saint Sacrement. « 

Petite sœur Magdeleine
25 mars 1948

 

C’est si beau la vie chrétienne

« Après la si belle fête du Jeudi Saint,
viendra le grand deuil du lendemain
et puis l’allégresse de Pâque.

C’est si beau la vie chrétienne et on y est tellement baigné
qu’on ne réalise pas la merveille dans laquelle on vit! »

 Petite sœur Magdeleine 7 avril 1941


« Alléluia ! Qu’Il soit tout pour vous »

« Alléluia !
C’est la grande joie de Pâques après la semaine de la Passion.
Que Jésus vous donne toute sa Joie, sa Joie éclatante!

Qu’il soit tout pour vous et,
s’Il grandit dans vos âmes,
quelle simplification et quelle unité en résulteront!

N’ayez pas peur. Jésus transformera tout en amour.
Alors, ouvrez votre âme toute grande à cet amour! »

Petite sœur Magdeleine le 20 avril 1946


« On va faire du neuf »

« Alléluia! Le christ est ressuscité! Nous aussi ! Alors, on va faire du neuf.

Et pourtant, le jour de Pâques, j’ai été prise d’une angoisse sans nom, comme chaque fois que je commence une fondation nouvelle, car le Bon Dieu me les fait toujours payer très cher.

Alléluia! Qu’importe! Il est ressuscité!« 

Petite sœur Magdeleine le 21 avril 1946


« Il nous a ressuscités avec Lui »

« Alléluia! Alléluia! Il est ressuscité le Christ, notre espérance! »

Et il nous a ressuscités avec Lui!
Fini, le vieux levain. Nous sommes une pâte nouvelle, pétrie avec le Christ.

 J’espère que vous l’avez toutes sentie, cette grande joie de Pâques, et que vous vous êtes laissées baigner dans cette joie qui devait emporter toutes vos petites préoccupations personnelles… »

 Petite sœur Magdeleine le 14 avril 1941



De l’obscurité à la lumière dans nos vies

« J’avais vingt ans et j’étais la nature la plus timide, la plus refermée qui existe au monde,
c’était ma vraie nature…

En une minute, devant le lit de mort de ma sœur, comme par un éclair, une seconde nature s’est juxtaposée à la première sans la remplacer, et je suis sortie de cette chambre mortuaire autre que j’y étais entrée.
C’est alors qu’a commencé cette vie dont je vous parle…
« 

Petite soeur Magdeleine le 25 février 1949