Troisième appel

En dialogue avec Jésus

 

Grâce à un temps spirituel sur le dialogue entre Jésus et Nicodème,
Alice Ann, petite sœur à Anchorage en Alaska relit ce qu’elle nomme :

« Le troisième appel »

« Personne ne peut voir le Royaume de Dieu s’il ne nait pas de nouveau ».
Dit Jésus à Nicodème

 

 

 

Colombe de l'Esprit sur une personne
Dire « oui »

 

Premier appel:

Ce premier appel eut lieu lorsque je suis entrée dans
la communauté il y a plus de cinquante ans.
Tout quitter, famille, amis… pour l’inconnu
fut un véritable déracinement.
Mais la joie et le dynamisme m’ont permis ce pas décisif.

 

 

Coeur-Croix crèche
Un chemin, une spiritualité

 

 

Deuxième appel

Après de nombreuses années, vient un « Deuxième Appel »,
celui de répondre librement « oui » à ce chemin, cette spiritualité,
et m’y engager avec la communauté.

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Silhouette de personne âgée
L’âge avance

 

 

Troisième appel

Des années plus tard… arrive l’appel de la maison de retraite.
C’est le même genre de déracinement que lors du premier appel.
Seulement la joie et le dynamisme ne sont plus au rendez-vous,
plutôt une acceptation résignée.

L’éloignement de ma fraternité après toutes ces années m’a coûté.
Bien que d’autres petites sœurs vivent ici, je me suis sentie isolée,
désorganisée, avec l’impression de perdre mon identité de religieuse.

 

 

Jeux de cartes
Moments de convivialité

A l’écoute

En écoutant les autres résidents, j’ai pris conscience que nous partagions
la même expérience. Ils avaient fondé une famille, acquis une maison,
cultivé avec goût un bout de jardin… et soudain, généralement à la mort
du conjoint, tout leur est enlevé!

 

 

 

Alors que je nageais dans une piscine d’apitoiement,
une parole de la Bible est venue me rassurer, m’encourager:

« Je vivrai dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie ».
Psaume 27

Oui, peu importe où je vis parce que je suis dans la maison du
Seigneur, tous les jours de ma vie.

 

 

 

Sortie de mes murs

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Ma vie a de nouveau un centre.

J’ai cessé de me concentrer sur moi-même.
Lentement, je me sens être chez moi ici.
Des amitiés se nouent, une reconnaissance mutuelle s’installe,
dans un groupe nous échangeons des livres, avec un autre
nous regardons ensemble les match de football à la télé…

C’est le début d’une réponse au « troisième appel »!

 

 

 

 

Nicodème répond à Jésus:
« Comment est-ce que quelqu’un peut naître quand il est vieux? »

Jésus répond :
« Je te le dis, c’est la vérité, personne ne peut entrer dans le
Royaume des Cieux s’il ne naît pas d’eau et d’esprit.

Ce qui est né de la chair est chair.
Ce qui est né de l’Esprit est esprit. »

Jean 3, 1-21

 

 

Un enfant dépendant

 

 

Il nous arrive d’espérer un Dieu magicien,
qui viendrait en aide à tous les indigents,
un Dieu fort qui accomplirait nos prières de demande…

 

L’Évangile nous montre Jésus dépendant, emmailloté par des femmes!

 

 

Dieu, a voulu se faire l’un de nous.
Il a voulu se solidariser avec l’humain jusqu’à l’extrême.

Il veut mettre ses pas dans nos pas,
marcher avec nous à travers le brouillard, les pandémies,
les guerres, et toute la liste interminable des souffrances humaines.
Toutes nos souffrances deviennent ses souffrances.

Notre espérance dans ces nuits est de croire
que Dieu se fait petit enfant dépendant.

Dieu s’humanise en naissant comme un pauvre
assujetti au pouvoir politique du moment.

 

 

 

 

Les premiers avertis sont des bergers pour lesquels il n’y avait pas de salut possible:
non seulement ils étaient rejetés des hommes, mais, selon la loi, de Dieu lui-même!

 

 

 

 

 

Or c’est justement à eux que Dieu va parler par l’intermédiaire de son ange,
Dieu leur annonce une bonne nouvelle dont ils vont être les premiers témoins,

Voilà que les grands exclus du « Salut » en sont les premiers bénéficiaires.

« Mon cœur est dans la joie à cause de Dieu qui me sauve. »
Livre de la Bible Luc 1,47

 

 

 

 

 

Cette page est construite à partir d’extraits de lettres de nouvelles
de petites sœurs et petits frères de nos fraternités.

 

 

 

 

Simple témoin

 

 

Témoigner verbalement ou par le vécu,
d’un événement, d’un groupe, d’une personne…
apporte information à ceux qui écoutent.

Voilà un homme, il s’appelle Jean,
il témoigne d’une Lumière !
Il annonce la présence de cette Lumière.

Une Lumière que personne ne semble voir !
 » Au milieu de vous se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas. »

 

Dans l’obscurité, une lumière

« Qui es-tu? »

Des gens instruits l’interpellent :

« Qui es-tu? »

Et Jean témoigne qu’il n’est pas cette Lumière.
Il est juste une voix qui l’annonce et invite à la recevoir.

 

 

 

« Chargée de vous le dire »

 

Simples témoins…

Un peu plus tard, dans les Actes des Apôtres,
Pierre relèvera et dira à un homme qui se prosterne devant lui :

« Relève-toi. Je ne suis qu’un homme moi aussi ».

 

S’effacer derrière le message

 

Plus proche de nous, Bernadette Soubirous expliquera,
lors d’un interrogatoire sur les apparitions :

« Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire. »

 

Petite sœur Magdeleine dira et redira que la fondation de la Fraternité
n’est pas son œuvre à elle :

« Dieu m’a prise par la main, aveuglément j’ai suivi. »

 

 

 

Jean n’était pas la Lumière,
mais il rendait témoignage de la Lumière
celle « qui éclaire tout homme venant en ce monde. »

Texte : Évangile de Jean 1

 

Se préparer pour la fête

Comme on se prépare pour une fête,
relisons notre histoire, préparons notre cœur,
pour de joyeuses retrouvailles.

Plus de masque ni de distanciation,
le nombre d’invités est illimité,
la rencontre est sans danger.

 

Bien qu’écrit quelques siècles avant la venue du Christ,
le texte qui suit ne résonne-t-il pas de manière si actuelle?

 

Le Peuple de Dieu, dans l’épreuve de l’Exil,
médite sur son histoire et revient supplier le Seigneur:

 

Pourquoi, Seigneur, nous laisser errer loin de tes voies
et endurcir nos cœurs en refusant de te faire confiance?

 

 

 

 

 

Tous, nous nous flétrissons comme des feuilles mortes,
et nos fautes nous emportent comme le vent.

 

Plus personne pour invoquer ton nom, pour se réveiller
en s’attachant à toi, car tu nous a caché ta face et
tu nous as laissés au pouvoir de nos erreurs.

 

 

 

Et pourtant, Dieu, tu es notre père,
nous sommes l’argile tu es notre potier,

nous sommes tous l’œuvre de tes mains.

 

 

 

Ce passage de la Bible, écrit par Isaïe au chapitre 64
est un des textes de la liturgie du premier dimanche de l’Avent,
ce temps durant lequel nous nous préparons à accueillir Celui
qui vient à notre rencontre : Jésus

 

« C’est seulement grâce à cette rencontre -ou nouvelle rencontre-
avec l’amour de Dieu, qui se convertit en heureuse amitié,
que nous sommes délivrés de notre conscience isolée et de l’auto-référence. »

« La joie de l’Évangile » n°8 Pape François

 

 

 

 

« Donnez-leur vous mêmes »

Un oiseau apporte du pain à Élie

 

 

Un oiseau, un ange… apportent nourriture et réconfort
au prophète Élie qui se désole dans le désert.
La manne, les cailles sont la nourriture du Peuple de Dieu durant l’Exode.
Jésus multipliera les pains pour la foule venue le suivre et l’écouter.

Tout au long de la Bible, nous trouvons ces passages d’un Dieu attentif aux besoins des gens.

 

 

 

Lire la Parole de Dieu en solitude

 

« Ils pourraient défaillir » (*1)

Après trois jours à suivre Jésus,
les foules sont fatiguées, affamées.
Jésus le sait : « Ils pourraient défaillir en chemin ».

Quand les forces diminuent, que la santé se fragilise,
que les déplacement deviennent difficiles…
Où trouver l’espace d’une relecture solitaire?
Comment retrouver l’intimité avec Dieu dans le silence?

 

 

Sophie et Patricia en tenue de service

« Donnez-leur vous même à manger » (*2)

Aux disciples inquiets de voir les foules fatiguées
s’en retourner sans nourriture,
Jésus leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »!

Le souhait de compenser un manque spirituel, pour les unes,
Le désir de rafraîchir sa foi, sa quête de Dieu, pour les autres
vont se rejoindre et s’organiser.

 

 

 

 

Prier ensemble

« Faites les asseoir » (*3)

Dans certains passages de l’Évangile on précise même
que Jésus les fait asseoir sur l’herbe.

Depuis plusieurs années, des initiatives se sont déployées
vers nos petites sœurs en maison de retraite ou en fraternité
quand elles ne peuvent plus se déplacer.

Cette année une session s’est ainsi organisée à Toulouse:

 

 

 

Tous concernés

Deux amies, Sophie et Monique, déjà rodées en d’autres lieux,
ont participé avec Patricia, petite sœur de Toulouse,
à l’accompagnement de ce temps spirituel.

 

 

 

Pain de vie

 

 

Pour cette semaine particulière, à neuf elles ont constitué une
fraternité autonome pour la prière, les partages de la Parole de Dieu
et des textes fondateurs de la Fraternité, la méditation…
Elles ont reçu ce temps comme un don de Dieu à travers la Fraternité.

 

« Donnez-leur vous-même à manger ».

 

 

*1 : Parole de Dieu Matthieu 15, 32
*2 : Parole de Dieu en Matthieu 14, 16
*3 : Parole de Dieu en Matthieu 14, 19

 

Nouvelle étape

 

« Heureuse de tout ce que j’ai vécu,
Heureuse dans l’aujourd’hui,
J’aborde avec confiance une nouvelle étape. »

Par ces mots, à peu près identiques pour l’une et l’autre,
Thérèse et Bernadette expriment la même conviction au
moment d’entrer ensemble en maison de retraite.

 

Histoires de stationnements…

 

Étape de la vie nomade

Il était une fois… Thérèse et Bernadette.
Elles ne se connaissaient pas mais toutes les deux avaient le désir
de suivre Jésus dans le chemin de la Fraternité.
Toutes les deux souhaitaient vivre avec les populations nomades.

Des routes différentes passées par l’Algérie, la France, les Pays Bas…
Que d’histoires à raconter!

 

 

 

Bernadette s’active à la cuisine

 

Étape de la fête foraine

Et puis un jour leurs chemins se rejoignent, avec d’autres petites sœurs,
chez les forains qui circulaient dans l’Est de la France.

« Après un remplacement de petite sœur à la fraternité foraine,
je me suis plu dans ce milieu et depuis j’y suis restée. »

« Dans ma famille, quand une fête foraine s’installait dans la commune,
on aimait y aller. Alors ce fut une joie pour moi de retrouver ce monde
et cette fois du côté de ceux qui en vivent. »

 

Thérèse trie, prépare les paquets…

 

 

Le quotidien des forains ce sont les déboires sur les places,
l’incompréhension des gens, mais surtout une grande entraide.
Nous avons bénéficié de ce soutien, et l’avons partagé.

Nous  sommes comme une grande famille qui vit ensemble les
événements familiaux : ceux qui apportent du bonheur et ceux
qui affligent.

 

 

 

La caravane au fond de la cour

 

Étape de la sédentarisation

L’âge avançait, les santés se fragilisaient…
il fut temps d’arrêter les déplacements sans pour autant
quitter ce milieu de vie si riche d’amitié.

« Il y a 27 ans nous plantions notre caravane à Saint Dizier,
parmi d’autres forains dont les parents circulaient moins. »

 

 

Ranger les moules de l’artisanat

Nouvelle étape

« Quitter ce monde d’amitié, d’affection reste une étape difficile, se
retrouver entre quatre murs alors que l’on vivait pratiquement
dehors avec les autres… »

Nous nous rapprochons d’une fraternité dans l’Oise,
et nous éloignons donc de l’Est de la France.

Si les moyens de communications modernes peuvent adoucir la séparation,
nous savons bien que le goût de discussions autour d’une tasse de café
est irremplaçable.

 

La crèche : Dieu avec nous tous

 

 

 

« Pourtant, nourries de l’amitié, des liens tissés avec les forains,
d’autres voisins, des gens de la paroisse… et heureuses de tout
ce vécu, nous avançons sereinement vers l’étape suivante. »

 

 

 

« A table »

« A table »

Tel était le thème de cette année pour nos rencontres
« Marche et Parole » dans le Vercors. (Voir : Annonces)

Thérèse, participante de cette semaine,
nous fait goûter quelques mets de ce repas.

 

 

La création comme salle du festin:

« Cette semaine « Marche et Parole » dans le Vercors me laisse de beaux souvenirs.

Nous étions dans un cadre saisissant, embarqués ensemble
comme dans une grande barque suspendue entre le
Mont Aiguille et la Grande Moucherolle.

 

 

 

 

Une Parole méditée, partagée

Méditer la Parole en marchant, dans le silence,
puis dans l’écoute et le partage.
La lire avant d’aller dormir.
La relire le matin.
La prier au retour de la marche…
… et enfin la laisser nous habiter intérieurement avec l’Eucharistie.

 

 

 

 

Une Parole transmise

Une semaine pour découvrir le charisme de la Fraternité grâce aux
textes de petite sœur Magdeleine mêlés aux méditations de frère Charles.

« Le Festin de Babette » concluait ce thème biblique « A table »

 

 

 

Un signe révélé

Un des signes dévoilé à tous, est arrivé au deuxième jour de la retraite:
– il m’a été de recevoir Jésus Enfant comme on reçoit la Parole,
Dans l’émerveillement!

 

 

 

 

 

Je joins l’action de grâce à cet émerveillement:

Parce que nous avons vécu de très beaux partages,
dans un esprit de fraternité.
Parce que la simplicité et le sourire de chacun est
un baume qui me rappelle que Dieu est Lumière et Joie!

 

 

 

 

 

Quel est mon désir?

 

Désir de rencontrer les autres, de s’ouvrir à une autre culture…

Sarojni, petite sœur originaire de l’Inde, découvre le continent Sud Américain
et plus particulièrement le Mexique. Tout un autre monde !
Un cheminement qu’elle nous partage.

Sarojni et Giuseppina

 

Grace  à l’accueil chaleureux de mes sœurs,
je me suis sentie vite à l’aise, heureuse d’être là.

 

Ce déracinement est une expérience importante pour moi.
Je remarque, que quelque soit le pays, le continent, assurer
son quotidien et celui de sa famille reste la préoccupation
de toute personne.

 

 

 

 

 

 

 

Pannes sur la route

L’esprit et le cœur ouverts ne suffisent pas pour aborder de tels changements.
Je suis tombée en panne plusieurs fois, à cause de la langue.

Quelle fatigue de ne rien comprendre.
Avec les cours d’espagnol, ça va venir petit à petit, alors patience.

 

La vie du marché

 

 

Apprendre autrement

Laissez-moi vous dire ce qui m’a aidée à entrer dans cette nouvelle vie…

 

Observer :

J’ai regardé les autres autour de moi,
et j’ai choisi ce qui était
le mieux pour avancer sur mon chemin.

 

 

Les trams toujours pleins

 

– J’ai vu mes sœurs aînées  fidèles, engagées, travailleuses.
– J’ai vu au marché les vendeurs qui se démènent,
– et aussi les personnes qui se précipitent au travail,
– les bus qui ne se vident jamais,
– les parents avec leurs enfants, etc.

Quelle bonne école pour aborder une nouvelle vie.

 

 

 

 

Participer aux célébrations
Participer :

Participer à des célébrations traditionnelles, à des groupes de partage…
autant d’occasion de rencontrer les autres et de mieux se connaître.

 

Travailler

Employée quatre heures par semaine dans une famille, principalement pour
le ménage,  j’éprouve la satisfaction de participer à notre vie économique.
De temps en temps, avec petite sœur Giuseppina, je vais aussi faire la
vaisselle dans une salle des fêtes.

 

 

Partager avec les autres

Quel est mon désir profond ?

Habituée à une vie régulière, j’ai été surprise par l’absence
de célébration durant le temps du confinement.

Ce fut une expérience unique et une question pour moi :

« Quel est mon désir profond ? »

 

 

 

Je remercie Dieu qui donne, à travers tout changement,
l’occasion de nous ouvrir, d’évoluer.
Quand nous nous vidons,
Dieu nous remplit de quelque chose de nouveau.

Je prends ce temps comme une grâce pour apprendre plus…

 

Revoir nos plans !

 

Sur un terrain des gens du voyage en Italie,
après quelques mois d’absence,
Chiara et Rania, redémarrent la fraternité avec Daniela et Sofia.
Désirs, projets, plans… s’élaborent et… volent en éclats.

 

Prendre le temps

Nous avons pris le temps de relire l’histoire de cette fraternité,
les relations construites depuis des années avec nos voisins.
Nous avons pris le temps de goûter les liens d’amitié,
sur et en dehors du terrain, tissés par celles qui nous ont
précédées et d’en être reconnaissantes.

Nous nous sommes partagées nos désirs, nos questions…
Daniela et Sofia entrent petit à petit dans cette histoire.

 

 

A nos pinceaux

Une autre réalité s’impose : le coronavirus !

Préoccupées par l’extension de la pandémie, la première
conséquence a été de revoir nos plans…
Et de choisir : « Je reste au camp »

Puisque nous ne pouvions circuler nous avons pris nos
pinceaux pour préparer une bonne réserve de pierres
peintes en espérant pouvoir les vendre l’été.

 

Préparer les aromates

Chemin Pascal

L’enfermement forcé et la violence de cette pandémie ont assombri le chemin vers Pâques.
Pourtant, comme le Pape l’a dit pendant la veillée pascale,

   « A l’heure la plus sombre, les femmes, ne fuient pas la réalité.
   Elles préparent les parfums pour le corps de Jésus »…

et nous en avons senti la bonne odeur.

 

 

Temps de solidarité

 

 

Il y a eu le parfum de la solidarité :

Tant de personnes se sont préoccupées d’aider nos amis gitans et nous mêmes :
colis, argent, médicaments, alimentation… à partager entre tous.

 

 

 

 

       

 

  Il y a eu eu le parfum de la prière :

Ayant plus de temps disponible, nous en avons offert davantage pour la rencontre avec Dieu.

– Entre nous à la fraternité, partage quotidien de la Parole de Dieu, intercession, louange.
– En solitude, un jour par semaine.

 

 

 

 

 

Les œufs de Pâques
Le parfum du jour de Pâques

On n’oubliera jamais Lucrezia, notre voisine, qui le matin de Pâques est entré
dans notre roulotte encore dans l’obscurité, avec une petite bougie allumée :

« Je viens vous donner la lumière du Christ Ressuscité. »

Et puis c’est la joie : la valse des assiettes de la fête et des œufs en couleurs qui
circulent dans tout le terrain.

Jésus nous l’avait dit qu’on le rencontrerait « sur les routes de Galilée »

 

 

 

Le baiser du petit Léo
Il y a eu le doux parfum des solutions inattendues…

Respecter les distances, mais alors comment s’embrasser?
Le petit Léo nous donne la solution :

– un jour il arrive chez nous avec un baiser dessiné sur un bout de papier!
– Mieux encore : il arrive un soir et profite de l’obscurité de notre baraque
pour nous embrasser.

 

 

 

Nous sommes heureuses de notre Galilée pour y reconnaître
Celui qui est vivant et qui vient à notre rencontre.

Quarantaine ?

 

 

Un changement de fraternité en plein confinement,
Une quarantaine inévitable à l’arrivée,
Épreuve ou opportunité d’une solitude imposée?

 

Cœur lourd

Maddalena quitte sa fraternité des Saintes Maries de la Mer
et rejoint celle de Toulouse.
Changer de fraternité est une étape dans nos vies,
et cette fois d’autant plus,
que la présence des petites sœurs s’achève là-bas.
Le cœur est très lourd !

 

 

 

 

 « L’obligation de quarantaine en arrivant à
Toulouse m’a permis un sas bénéfique pour
relire le chemin, me reposer, et envisager la suite. »
Petite sœur Maddalena

 

« Je vais l’attirer à moi,
je vais la conduire au désert,
et je vais retrouver sa confiance. »
Dit Dieu dans le livre du Prophète Osée, 2, 16

 

 

 

Solitude avec Dieu?

« Jésus part dans la montagne pour prier. »
« A l’aube, Jésus sort de la maison pour aller prier. »
Évangile de Matthieu 14, 23 ; de Marc 1, 35

 

De même que Jésus se retire seul à l’écart pour prier son Père,
nous cherchons dans la prière silencieuse un moyen d’union à
Jésus qui conduit au Père.

 

« La solitude avec Jésus est une recherche inlassable de la face de Dieu
Un temps de pure gratuité en Sa Présence » (*)

 

 

Recueillement…

Imprégner le quotidien

Le chemin des petites sœurs n’est pas celui de l’érémitisme.
La solitude avec Dieu est une recherche de sa face -comme
dit le psaume 27, 8 : « Cherchez ma face »- c’est à dire vivre en
présence de Dieu dans tout ce qui habite notre quotidien.

 

Du cœur à cœur…

« Ce cœur à cœur avec Dieu, est une nécessité vitale pour faire l’unité
de ma vie, regarder les événements avec ses yeux à Lui…  » 
(*)

 

 

 

 

… à la rencontre des autres.

« Cet « absolu de Dieu dans ma vie » je le désire pour
qu’il imprègne mes attitudes, mes engagements,
mes manières d’être en amitié avec Jésus, avec les
autres,
avec toute personne. »  (*)

 

 

 

« Il ne me semble pas possible d’accepter de risquer toute sa vie sur le Seigneur,
si au départ on n’a pas entrevu, pressenti quelque chose qui ferait que toute
notre vie on garderait la nostalgie de cette rencontre et le désir de continuer à
Le chercher. » (*)

 

(*) : Partages de diverses petites sœurs