Variété de couleurs

« J’ai aimé cette variété de styles, de couleurs de spiritualité… »

 

Christiane, petite sœur à la fraternité de Lyon 8eme,
participait, en août dernier, à un temps spirituel proposé
par les membres laïcs des Fraternités Charles de Foucauld.

C’était en Ardèche près du Monastère de Notre Dame des Neiges.

 

Se mettre à l’écoute

« A l’écoute de Jésus de Nazareth »

Il y avait le thème proposé : « A l’écoute de Jésus de Nazareth »
et son vécu proprement dit durant cette semaine spirituelle.
C’est sur cette réalité que Christiane s’est ouverte au questionnement.

 

 

 

 

 

Cheminer ensemble

 

 

S’ouvrir à la création

Le cadre de Notre Dame des Neiges permet une belle coupure
d’avec la ville ou du cadre habituel de la vie courante :

Paysages vallonnés, forêts, calme, bruits de la nature…
tout cela facilite le recueillement, l’intériorité.

 

 

 

 

 

 

Lancement du thème de la journée

S’ouvrir au changement

Après la prière du matin, une personne du groupe d’animation
lançait le thème de la journée.

Les interventions variées, puisque préparées chaque jour
par des personnes différentes, étaient données par des femmes,
cela changeait des intervenants masculins qu’on écoute
plus souvent dans les retraites.

J’ai aimé cette variété de styles, de couleurs de spiritualité,
que je retrouvais le soir dans nos partages de fraternité.

 

 

 

 

Au service les uns des autres

 

S’ouvrir à une autre rencontre

L’ensemble du groupe s’est partagé en cinq fraternités.

Cette organisation permet de garder une proximité,
une continuité dans les partages journaliers.

Elle permet aussi une prise en charge des tâches matérielles à tour de rôle,
une autre manière de se connaître que par les discussions spirituelles.

 

 

 

 

J’ai aimé la liturgie créative,
la journée de désert,
les veillées de fête…

et, l’après midi,
de prendre le temps de dessiner,
d’apprendre des chants, la prière gestuée.

 

 

Temps de la fête

S’ouvrir à une autre communauté humaine

Vivre des expériences comme celle-ci, où l’on se mélange;
personnes de différents états de vie, m’inspire et m’encourage.

Dans une communauté, avec une même règle de vie, un langage propre…
le risque est de se replier sur une certaine expérience de vie entre soi.

Ces occasions de croiser d’autres regards, pour qu’ils se complètent,
me semblent indispensables et souhaitables.

 

 

 

 

 

 

« N’ayez pas peur d’aller de l’avant…
Restez libres des liens avec des œuvres et des choses,
libres pour aimer ceux que vous rencontrez,
partout où l’Esprit vous conduit.
Libres pour voler, libres pour rêver. »

Pape François aux petites sœurs

 

 

 

 

 

 

Dans un jardin

A Apelaçao au Portugal, les petites sœurs se sont remises au jardinage.
Culture de légumes certes, mais aussi d’amitié,
d’une approche concrète de textes bibliques…

 

Le jardin et le quartier

« Prenez mon jardin »

Luisa nous avait dit : « Depuis trois ans je ne cultive plus mon terrain, prenez-le! »

Et nous voilà en train d’arracher herbes et racines,
monter une clôture et même une baraque pour ranger l’outillage.
Guidées en tout cela par notre ami Isidore jardinier lui aussi.

 

 

 

 

 

Bidons à remplir d’eau

 

Partage des compétences

Déolindo et Bia viennent nous aider à semer les premiers oignons.
Monsieur Frédérico, un homme de 90 ans, agriculteur depuis son enfance,
nous fait bénéficier de ses compétences.
Nous nous sentons accueillies, guidées et nos relations s’élargissent au gré des travaux.

 

 

 

 

Les fèves sont en fleur

La friche se transforme

Petit à petit, ce bout de friche se couvre de légumes que nous osons appeler « Bio »!
Nous aimons aussi partager nos semences, en recevoir
et nous donner des conseils les uns aux autres.

Le jardin n’est pas loin de la fraternité et quelques fois nous y allons simplement
pour un repas de grillades et nous chauffer au soleil !

 

 

 

 

Croissance des artichauts

Méditation

Dans la Bible le commencement de la vie humaine se situe dans un jardin,
tout au long des récits nous lisons des références à l’agriculture, au jardin,
aux semences, à la pluie, au soleil, à la patience, à la confiance…

Ce jardin est donc pour nous aussi lieu de méditation sur la Parole de Dieu:
Il y a les jours, les semaines, les saisons de travail fructueux,
et il y a ceux où rien ne pousse !

 

 

 

 

 

Le grain semé prend son temps

Nous ne devons pas oublier que la semence jetée en terre
germe seule dans l’obscurité,
sans que nous fassions quelques chose de particulier,
le grain semé donnera son fruit en son temps, pas au nôtre.

 

 

 

 

 

Joie de la récolte

Heureuses de la récolte

Jésus ne nous dit-il pas que :

« Les oiseaux ne sèment ni ne récoltent et qu’ils sont nourris » ?
Livre de l’Évangile de Luc 12, 24

Et encore qu’il arrive

« Que celui qui sème ne soit pas celui qui récolte, mais les deux sont heureux » ?
Livre de l’Évangile de Jean 4, 37

Dieu sème aussi dans nos cœurs une semence divine qui va féconder nos différents terrains.

 

 

Parole de Prophète

« Comme la pluie et la neige descendent des cieux
et n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, 

l’avoir fécondée et fait germer
pour qu’elle donne la semence au semeur et le pain,

de même la Parole qui sort de ma bouche ne me revient pas sans résultat,
sans avoir fait ce que je voulais et réussi sa mission. »

Prophète Isaïe dans le Livre de la Bible

 

Un témoignage vivant

Magdeleine de Jésus

Un témoignage vivant pour aujourd’hui

 

 

 

Tu n’as qu’un modèle, Jésus. »

« Comme Lui, pendant sa vie humaine, fais-toi toute à tous :
Arabe au milieu des arabes, nomade au milieu des nomades,
ouvrière au milieu des ouvriers mais avant tout
sois humaine au milieu des humains.

Avant d’être religieuse, sois humaine et chrétienne,
dans tout la force et la beauté du terme. »

 

 

Voilà ce qu’écrivait petite sœur Magdeleine en 1945,
dans son « Testament Spirituel » destiné à ses premières compagnes.
Ce testament, diffusé à son insu,
provoqua une avalanche de réactions enthousiastes ou indignées.

Son invitation à une vie contemplative,
profondément insérée dans le quotidien et spécialement à la périphérie,
demeure d’actualité.

Cet écrit si percutant est présenté au cœur de ce livre.
Il est entouré de diverses contributions qui le situent et témoignent de sa réception.

 

Date de parution : 15 février 2018
Edition : Parole et Silence

Invitations

    Les
Ateliers
de la
Découverte

et
La Fraternité Séculière
Charles de Foucauld

 

Invitent

A la projection du film :

« Sur les pas de Charles de Foucauld »

Un documentaire produit par « Camp de Base ».
Réalisé par Caroline Puig-Grenier

Après la projection, échange avec la Fraternité Séculière Charles de Foucauld,
la réalisatrice et les intervenants du film.
Puis pot de l’amitié.

 

 

 

Lieux :

Clermont – Ferrand :        Jeudi 18 octobre 2018 à 19 h 00

Amphithéâtre Centre Diocésain de pastorale
133 avenue de la République à Clermont – Ferrand
Participation libre

 

Marseille :                        Vendredi 30 novembre 2018 à 19 h 00

Amphithéâtre Centre Le Mistral
11 impasse Flammarion à Marseille
à côté de la gare, parking.
Participation libre

 

Pour commander le film par internet :

en français      https://widget.vakario.com/id/1986 


en anglais       https://widget.vakario.com/id/2016

« J’arrive chez toi ! »

« J’arrive chez toi ! »

Premier jour pour s’accueillir

 

 

Ils ne se connaissaient pas et pourtant cette affirmation semble aller de soi !
On y perçoit une familiarité sous-jacente, une attente mutuelle.

Comment, qui, pourquoi accueillir et être accueilli?
Comment passons-nous de la simple rencontre à l’hospitalité?

 

 

Au début du mois d’août, en Haute Savoie,
nous étions une trentaine de personnes,
réparties en quatre fraternités,
à marcher, méditer, partager sur ce thème de l’hospitalité.

Une hospitalité mise en œuvre entre nous qui arrivions de divers coins de France et de Belgique.
Sept enfants, venus avec leurs parents, ont apporté leur joyeuse participation.

 

 

 

Sous la fraîcheur des arbres !

 

En chemin…

Après la prière du matin, en route pour une marche silencieuse et méditative
L’Évangile, lu avant de partir, habite notre pensée et notre cœur.

Hospitalité dans l’accueil du rythme de chacun,
s’attendre, s’encourager, partager les provisions…

 

 

 

 

Une fraternité au cours d’un partage

Première pause

Après une heure et demie de marche: une pause.
Voici le temps du partage de cette Parole de Dieu
qui imprègne notre vie, l’éclaire,
nous pousse en avant.

Les choix de vie de chacun,
à travers les obstacles et les bonheurs
sont des témoignages d’espérance.
Telle une discrète hospitalité : l’écoute, l’ouverture…

 

 

 

 

 

Petite sieste

Refaire ses forces

Après le pique nique,
tandis que Jean Pierre, notre guide,
prépare la suite du parcours pédestre et spirituel,
quelques uns récupèrent des forces.

Hospitalité dans notre être : Corps, âme, esprit…

 

 

 

Sur le chemin : une chenille

 

Hôtes de la création

La majesté des montagnes,
la variété des plantes, fleurs, arbres…
l’abondance d’animaux petits et grands…

Et nous, simples humains,
Hôtes du monde,
faisons  partie de cette création.

 

 

 

 

 

Pour la Gloire de Dieu
Contemplation
Hôtes de la création

 

 

 

« Laissons Jésus achever le miracle,
en transformant nos communautés et nos cœurs
en signe vivant de sa présence qui est joyeuse et festive,
car nous avons fait l’expérience que Dieu est avec nous,
parce que nous avons appris à l’héberger parmi nous. »

Pape François 2018

 

 

Ancrée dans la réalité

A Gallitzin aux USA, petite sœur Mary Roberta partage, depuis deux ans,
la vie en foyer logement, avec des personnes plus ou moins de son âge.

 

 

 

« Une vie ordinaire » dit elle, et c’est vrai, comme celle de tant de gens.
Pourtant cet ordinaire s’éclaire d’une joie profonde quand le cœur
s’ouvre à celui qui frappe.

 

 

 

 

 

Carrefour des rencontres

« Dans notre bâtiment un ordinateur est à disposition.
Un jour, tandis que j’étais à répondre aux e-mails,
John vient s’asseoir à côté de moi. Il me demande s’il peut
regarder ce que je fais.

Ce voisin discute rarement avec les autres résidents,
de plus il montre peu d’intérêt pour ces outils modernes.
Mais bien qu’étonnée par sa demande, j’accepte.
Il ne bouge pas et ne dit rien.

 

 

Ancrée dans la réalité

Par chance, ce jour-là, j’avais lu quelque chose du Dalaï Lama :

« Nos vies seront plus harmonieuses
si nous nous ancrons dans la réalité ».

Alors je me suis dit : voici ma réalité,
et au lieu de souhaiter que John s’en aille,
comment vais-je entrer en dialogue avec lui ?

N’ayant pas eu de succès en parlant, je fais remonter quelques photos sur l’écran.
Après la troisième photo, prise avec des amis, il dit : « Tiens, te voilà ! ».

 

 

Alors je lui en fais voir d’autres, mais plus de réaction.
Finalement nous nous quittons.

De telles rencontres, quoique minimes,
nourrissent ma certitude que Dieu
veut que toute personne soit reconnue.

 

 

 

Les angoisses de la nuit.

Un autre soir, vers minuit, le téléphone sonne.
Sûre que c’était une erreur, je l’ignore.
Mais, quand après quelques secondes la sonnerie à nouveau retentit,
je me décide à répondre.

C’était la voisine qui, sans en dire plus, me demandait de passer chez elle.
Réveillée d’un bon sommeil, je me sentais un peu de mauvaise humeur !

 

 

 

 

Le cœur en éveil

Mais très vite je m’aperçois que cette dame est angoissée.
Elle me laisse comprendre qu’elle a peur de mourir,
peur aussi d’aller à l’hôpital.

Quoi faire ?

Assise à côté d’elle, sans trop savoir quoi faire,
je l’encourage à respirer doucement et plus en profondeur.
Elle reste agitée.

 

 

Entrer dans la confiance.

Me vient l’idée de prier avec elle  le Psaume 23
et je commence :                                     « Le Seigneur est mon berger… »

Aussitôt  elle répond :                             « Je ne manque de rien ».

Voyant que la concordance s’installait,
nous avons continué.                               « Aux eaux tranquilles, il rafraichit mon âme »

Elle avait retrouvé le calme, sa tension avait baissé.

 

« Oui,
tous les jours de ma vie
ton amour m’accompagne,
et je suis heureux. »

 

 

« Green Hôtel »

C’est au « Green Hôtel » que Véronique et Monika
-Petites sœurs en fraternité dans l’Oise et dans le Nord-
ont rendez-vous avec leurs amis de passage à Calais.
Ces amis cherchaient un lieu calme et pas cher où passer la nuit…

 

Tentes sous les arbres

Retrouvailles

Lorsque nous arrivons le matin, guidées par Aman et Véronique B,
nos amis sortent à peine de leur sommeil sous tentes.

Après un thé bien chaud commencent les discussions et même une partie de ballon pour se mettre en forme.

Combien sont-ils en ce lieu appelé encore « Petite forêt »?
Vingt, trente, quarante… entassés dans une dizaine de tentes sous les arbres.
Ils ont fui l’Érythrée, leur pays, à cause de la guerre.

Ici une autre guerre les attendait.

 

 

Partie de ballon

Liberté

Cet « Hôtel de Verdure » coincé entre une route et une rocade est loin d’être un vrai repos. Régulièrement les forces de l’ordre viennent en vider le lieu. En août prochain il est même question de clôturer ce parc.

Depuis 2015 nous venons régulièrement à Calais et c’est avec une immense tristesse que nous voyons la ville s’entourer de plus en plus de grillages de clôtures. Des murs bien concrets et ceux qui sclérosent les cœurs.

 

 

 

 

Claudine et Brigitte recyclent à l’atelier couture

La peur

Certains habitants sont transis de peur, inquiets pour leur vie quotidienne,
gênés par des comportements qu’ils ne comprennent pas (manque d’eau, de sanitaires),
d’autres habités de préjugés, d’amalgames.

Pour quelques uns c’est le repli, pour d’autre la violence.

D’autres encore osent la rencontre, cherchent des moyens pour aider, encourager, réconforter…
Un bol de soupe, un sourire… ceux là doivent s’attendre à pâtir un jour ou l’autre de leur audace solidaire.

 

 

Lumières et ténèbres

Ne fermons pas les yeux sur l’obscurité et la lumière qui habitent notre humanité qu’elle soit en errance ou implantée.
Les mouvements de société nous déstabilisent et ouvrent ou ferment à la rencontre de l’autre quel qu’il soit.

« Ce qui fait peur, c’est la représentation que l’on se fait des migrants…
Mais cette peur disparaît dès que l’on sort de l’imaginaire et
que l’on entre en relation individuellement avec les personnes. »

Père Antoine Paumard, SJ, Journal La Croix du 20 Juin 2018

 

 

Quelques planches, un feu

Maraude

Ce matin à « La Verrotière » les tentes sont encore debout, elles ont été épargnées par les forces de l’ordre.
Autour d’un feu, quelques hommes, une femme, nous allons nous assoir sur les pierres et parler avec elle. Temps d’amitié, d’humanité, dérobés aux rejets.

Ensemble nous offrons nos mains à la chaleur des flammes, il fait si froid.

 

 

 

 

 

Partie animée

Antenne d’accueil

Chaque après midi s’ouvre l’accueil à l’antenne du Secours Catholique en centre ville.
Espace clair, spacieux, pratique pour les diverses animations qui s’y déroulent : jeux, film, coupe de cheveux, entretiens pour les papiers… thé chaud et café à volonté.

Un soir, juste avant de partir, nous assistons à un quatuor magique de guitares désaccordées. Trois Érythréens et un Afghan grattent leurs instruments à des rythmes décalés !
Au delà de la performance musicale, l’image de cet ensemble inattendu joue une note d’espérance à notre humanité malmenée.

 

 

Icône de la Trinité

Apaiser notre cœur

Un soir, toutes les deux, nous partons à pied effectuer quelques courses.
Nous prenons des chemins de rallonge afin d’extérioriser les tensions emmagasinées.
Ce dont nous avons été témoins au long jour bouleverse nos cœurs : l’espoir, la répression, la fraternité, les insultes…

C’est tout cela que nous déposons dans la prière et le silence avant de nous coucher.

 

« N’oubliez pas de bien recevoir ceux qui viennent chez vous.
Quelques-uns, en faisant cela, ont reçu des anges sans le savoir. »

Livre de la Bible Hb 13, 1-2

 

Garder le cap

Claire, revenue à la fraternité de La Courneuve,
s’est mise à parcourir le chemin rocailleux de la recherche d’un emploi :
inscription à Pôle Emploi, multiples démarches administratives, premiers entretiens…
attentes, reports de rendez-vous, et finalement après un stage rayée de Pôle Emploi.

 

 

Recommencer et continuer

Tandis que je me réinscris à Pôle Emploi je continue mes recherches de travail de manière autonome.

Sonia, par son travail d’éducatrice, a connaissance qu’une association recherche une personne pour un poste d’accueil. C’est exactement ce qu’il me plairait de faire !
Je contacte tout de suite le centre et obtiens un entretien d’embauche pour la semaine suivante.

Le RV est repoussé d’une semaine, puis je dois attendre 3 semaines avant d’avoir une réponse…      négative !

 

 

Surprise !

Pendant l’attente j’apprends que j’ai un nouveau conseiller à Pôle emploi, alors je refais toutes les démarches auprès de lui pour que mon dossier arrive au Cap emploi. Cette fois c’est bon, j’obtiens le premier rendez-vous… fin novembre.

 

 

 

 

 

Les obstacles surgissent

Une intervention chirurgicale me fait stopper la recherche pendant quelques semaines mais je continue les rencontres avec la conseillère de Cap emploi pour déterminer ma recherche de travail.

Je rencontre un médecin conseil pour établir la fonctionnalité de ma cheville (accidentée il y a 35 ans). Le verdict tombe : interdiction de rechercher un travail en position debout prolongée. Je le pressentais, c’est pourquoi avec la conseillère de Cap emploi, nous avions vu qu’un travail sur un poste d’accueil serait préférable. Pour cela, il m’est conseillé de faire une formation ce que j’accepte.

 

 

 

« J’affine mon projet »

Au cours d’entretiens divers, j’affine mon projet et m’oriente vers une formation « d’employée administratif et accueil ». J’ai déposé un dossier le 13 février au GRETA de Saint – Denis, je n’ai toujours pas de réponse malgré mes coups de fil réguliers !

On me dit que la personne qui s’occupe de cette formation revient dans huit jours, puis ses vacances se prolongent, puis on me dit qu’une sélection va bientôt se faire.

Finalement, je peux avoir la secrétaire qui reprend pour la 3ème fois mes coordonnées et me dit qu’elle me recontacte au plus vite. Nous sommes le 12 mars !

 

 

 

Tout ce qui n’est pas dit

A travers tous ces rebondissements, il y a aussi tous le CV envoyés ou déposés dans les entreprises et qui sont restés, pour la plupart, sans réponse.

Les aventures de ce quotidien, sont le lot de beaucoup ici dans notre cité. Plongée avec eux dans cette réalité de la recherche d’un emploi, j’apprends la patience, la persévérance.

Cela me donne de regarder l’autre avec bienveillance, me faisant solidaire des chômeurs. Ma prière s’élève vers Dieu pour eux tous.

Notre caisse de solidarité, interne de la Fraternité, heureusement nous dépanne financièrement quand c’est nécessaire.

 

 

 

 

 

 

 

. . . . .

Parcours rocailleux

Après plusieurs années dans d’autres insertions,
Claire revient à la fraternité de La Courneuve,
une commune du nord de Paris,
dans une cité à la population multiculturelle.

 

 

Se mettre en route

« Passés quelques jours d’installation, je m’inscris  à Pôle Emploi afin de commencer la recherche de travail.
Des personnes côtoyées au quotidien transforment ce sentier rocailleux en chemin parsemé de conseils, d’idées.

 

 

 

Conseils d’amis

Thierry me suggère d’aller à « porte ouverte » d’un centre de formation j’en reviens avec un rendez-vous pour une formation de deux semaines en bureautique.

Marie Josée me parle de son handicap et d’une filière de Pôle emploi qui la guide :  « Cap emploi ». Reconnue moi-même travailleur handicapé, je contacte ce centre.

 

 

 

 

 

Le temps des diligences ?

 

Mon dossier de reconnaissance « travailleur handicapé » à été constitué à Strasbourg, je dois demander son transfert à la Maison Départementale de la Personne Handicapée en région Parisienne,  c’est une période de vacances, il faut attendre…

 

 

 

 

 

Une fois le dossier arrivé, je contacte mon conseiller Pôle emploi pour l’informer et pour que « Cap Emploi » prenne le relai.

Après trois semaines de démarches infructueuses pour une coordination entre les bureaux, et malgré l’actualisation mensuelle de ma situation, j’apprends que je suis radiée de Pôle Emploi.
La formation en bureautique que j’ai suivie serait la cause du blocage de mon dossier.

 

Nous sommes déjà à la fin du mois d’août !
Alors je me réinscris à Pôle Emploi.

 

Suite :    « garder le cap »

Où est ma terre ?

« J’arrive comme dans un autre monde,
le décalage est si grand ! »

Ces mots de Nicole, une petite sœur qui a vécu 61 ans au Mexique,
disent quelque chose du chamboulement inévitable qui surgit,
à la fois quand on arrive dans un nouveau pays et,
quand on revient dans le sien après tant d’années.

 

 

Alors la question se pose :
Où est ma terre ?
Quel est mon pays ?

 

 

 

 

 

Avec d’autres peuples

Il y a 6 mois j’ai quitté le village où était implantée la fraternité. Nous partagions là l’existence de ces communautés humaines dépouillées de leurs terres, de leurs droits, obligées de migrer vers d’autres régions pour survivre. Des communautés au même destin et donc solidaires entre elles pour retrouver avec courage et parfois dangereusement droit et dignité.

 

 

 

 

J’ai tant à remercier pour les milliers d’amitiés tissées au quotidien,
pour avoir vécu la magie de la culture , de la musique , des couleurs,
des fêtes communautaires qui nourrissent et engagent la vie et
la joie en résistance.

Tout une richesse et un apprentissage!

 

 

 

 

Redécouvrir « ici »

Et me voici dans une société protégée, ou les besoins élémentaires sont à l’abri, où tout semble dû pour une sécurité confortable,  où le besoin de s’unir à d’autres parait moins urgent…

Où je découvre aussi, autrement, une belle humanité faite d’attentions et d’amabilité, dans la rue,  les bureaux etc.

 

 

 

Un nouveau chemin

Pour moi, le but n’est pas d’alimenter la nostalgie, en me figeant dans le passé,
même si parfois les larmes coulent toutes seules …

Me réinsérer dans mon pays est un défi que j’accueille en toute liberté.

 

 

Comment me ré-situer ?
Au fur et à mesure se préciseront les « où » et les « comment »
avec leurs apprentissages, leurs nouveautés, leurs découvertes.

La présence de ma communauté m’aide dans cette mutation.