Sous son regard

Après le récit de Cathy et Isabelle dans la page précédente : « Cheminer ensemble »

A son tour Thierry Magnin, prêtre présent dans le groupe,
partage sa relecture de cette session dans le Vercors

Sous Son regard

Nous étions invités à marcher
« sous le regard d’Amour de Jésus ».

Ce regard qui appela Zachée à « descendre de son arbre et à accueillir Jésus dans sa maison »…
… nous appelant à faire de même.

Celui qui se posa sur le jeune homme riche.
Celui qui releva Pierre après son reniement.
Celui qui donna Vie au fils de la veuve de Naïm,
Celui qui nous a appelé par notre vrai nom pendant cette session.

« Entre nous »

Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est ce qui s’est passé « entre nous ».
Recevant chaque jour un passage d’Évangile et le regard de Jésus correspondant, nous avons marché sous ce regard, partagé sur cet Évangile, donné aux autres et reçu d’eux une étincelle d’Évangile dans nos vies personnelles. Jésus ne dit-il pas :

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom… Je suis là »

Marie nous tend Jésus,

Nous avons vécu quelque chose de ce que montre si bien les images et sculptures de Marie donnant Jésus en tendant ses bras, images si fortes pour les Petites Sœurs de Jésus, et pour nous pendant cette session.

Marie nous tend Jésus…
chacun a tendu quelque chose de Jésus aux membres du groupe de partage, en risquant son témoignage, en « l’abandonnant aux autres » en quelque sorte.

Chacun a essayé d’accueillir ce « Jésus tendu par les autres ».

Cela « sous son regard », particulièrement fort pendant nos temps de prière du matin, d’Eucharistie du soir, de relecture de la journée avant d’aller dormir.

J’aime « faire communauté d’Église » ainsi, devenir un peu plus « Évangile vivant » comme le dit Charles de Foucauld, dans une fraternité dont la vie de petite sœur Magdeleine témoigne si fortement.

De beaux cadeaux partagés pendant cette semaine !

Cheminer ensemble

« Gresse en Vercors nous a accueillis en cet été 2021, et plus particulièrement Frère Michel, habitant de ce lieu magnifique. »

C’est par ces mots que Cathy et Isabelle nous donnent un aperçu de ce qui s’est vécu durant la session « Marche et Parole » d’août dernier.

Flashs de ressentis

A l’unanimité, les vingt cinq randonneurs que nous étions, avons apprécié de cheminer dans le partage et la confiance autour d’expériences vécues, de réflexions personnelles, en lien avec ce que les textes donnés chaque jour réveillaient en nous.

Nous avons goûté aussi aux joies de la cuisine à préparer à tour de rôle, et par les produits régionaux apportés en toute simplicité et générosité des quatre coins de France, d’Allemagne, d’Espagne dont nous provenions les uns et les autres.

Avancer ensemble

Jour après jour, au fil de nos pas, de nos vies, nous avancions ensemble dans le silence, la méditation, la contemplation, en alternance avec des moments d’échanges pour laisser résonner en nous les paroles de Jésus.

-Nous sommes partis sur les sentiers sans trop savoir ce que nous allions trouver derrière les épais nuages qui nous enveloppaient, mais devinant déjà, de ci de là, au détour d’une éclaircie, la splendeur du Mont Aiguille et du Grand Veymont, comme autant d’appels à élever nos regards et nos cœurs.

Quel regard !

Comme Zachée, le jeune homme riche, Pierre, la veuve de Naïm… nous avons cheminé sous le regard de Jésus, un regard qui invite à la confiance, au possible de Dieu, au pardon…

Ainsi soutenus par le regard d’amour de Jésus, nous apprenons à porter, sur nos vies et sur nos frères, un regard d’espérance; et la joie illumine nos coeurs.

Et François de conclure ~ ~ ~

~ ~ ~ ~ ~

« Tout commence par le regard, puis vient la parole bienveillante envers qui que ce soit, car Jésus est en chacun de nous afin que nous transmettions Son Amour, sa tendresse, les uns envers les autres. »

Page suivante : Autre contribution et lien avec un geste fondateur pour la Fraternité. « Sous son regard »

Rue et confinement

Lorsque la Fraternité s’est ouverte au monde en 1946, l’attention
de Petite sœur Magdeleine s’est portée vers les lieux d’exclusion.

Parmi les fraternités fondées à cette période, il y aura celles auprès
des personnes de la rue et de la prostitution.

« La dignihumaine est une valeur évangélique qui ne
peut être méprisée sans offenser gravement le Créateur. »

Jean Paul II Puebla 1979

De l’une de ces fraternités du monde nous arrive un questionnement
difficile en même temps que la réponse d’un engagement fraternel :

Confinement ou ouvrir notre porte?

Au début de la pandémie de la COVID 19, nous étions soucieuses à propos du confinement : allions-nous fermer notre porte? Rester chez nous alors que dehors nos amies se trouvaient un peu plus exclues?

Nous en avons discuté entre nous et, consciemment, avons choisi de garder la porte ouverte avec, bien sur, toutes les précautions requises.

Une amie venait presque chaque jour, une autre assez souvent aussi.

Dépasser les craintes

Une de ces amies, Sonia, n’arrivait plus à gérer l’encombrement de son logement, lorsqu’elle
nous a permis de l’aider, le courage lui est revenu.

Mais nous avions besoin d’une voiture, une de nos connaissance, accueillie dans la confiance par Sonia,
a pu dépasser sa peur du corona virus et nous prêter main forte.

Petit à petit, ensemble, nous avons rendu la maison accueillante.

Voisinage inquiet

Un jour nous sommes arrivées chez Sonia en même temps que la police appelée par un voisin inquiet.

Quand les policiers nous ont vues, nous, trois femmes d’un certain âge aidant une plus jeune à vider son logement, leur attitude s’est teintée de bienveillance,
une simple conversation s’est engagée avec eux, ils ont aussi réalisé que notre tâche prenait fin.

Petites attentions…

Cette entraide pour un mieux vivre, a renforcé les liens d’amitié et de confiance avec Sonia.
Confiance fortifiée également avec toutes celles qui restent sans « travail » à cause du confinement.
Avec elles nous avons cherché un soutien alimentaire et bien souvent partagé notre repas.

Amitié et délicatesse

« Une insertion qui se veut d’amitié, de délicatesse, non pour juger et moraliser mais pour être de tendresse miséricordieuse du Sauveur auprès de ceux qui sont plus souvent victimes que coupables, victimes des salaires de misère, du chômage et surtout du mépris. »

Règle de vie des petites sœurs

Que rien ne se perde

En sortant de la maison pour aller au travail,
je porte en mon cœur ces Paroles de l’Évangile de Jean 6, 39 :

« La volonté de Celui qui m’a envoyé est,
que rien ne se perde de ce qu’il m’a donné.
Mais que je le ressuscite au dernier jour ».

Parole de Dieu entendue, méditée, inscrite dans la vie quotidienne d’Anna Serena,
une petite sœur qui vit à la fraternité de Naples, en Italie.

Que rien ne se perde !

Quelle reconnaissance ! Avec Jésus, rien ne se perd de mon humanité, rien ne se perd de chaque personne qui habite ce quartier, cette ville, le monde entier!

La voix de Carmine me sort de mes réflexion :

« Anna vite, l’autobus arrive! »

En vitesse je traverse la rue et monte dans le bus.

En sortant de la maison…
Jour après jour dans les transports, des amitiés se tissent

Rien ne se perd des rencontres

A cette heure-là, nous sommes toujours les mêmes à nous retrouver dans le bus.

Au long des années, jour après jours, la connaissance mutuelle s’approfondit. Antonella et Carmela sont devenues des amies. Nous discutons du temps, du travail… puis petit à petit sur la famille, le quartier, la ville.

Un jour Antonella me demande:
« L’une de vous ne cherche-t-elle pas du travail? »

– Oui, Clémence a besoin de compléter ses heures hebdomadaires.

L’information est donnée d’un poste à pourvoir.

Rien ne se perd… de l’amitié, de l’attention dans la réalité si ordinaire.

Aucun sourire ne se perd

Après être descendue du bus, je parcours différentes rues avant d’arriver au centre Naples où je travaille comme femme de ménage dans une famille.

C’est l’heure où les boutiques ouvrent leur porte, et sur mon trajet je salue Marco en train de préparer son épicerie. Chaque fois qu’il y a du soleil, il sort en disant :

« aujourd’hui, c’est une bonne journée! »

Nous échangeons un sourire, je le devine à ses yeux qui dépassent le masque, un sourire « qui ne sera pas perdu ».

Une belle journée s’annonce
« Veux-tu un café? »

Pas un café ne se perd !

Un peu plus loin j’aime m’arrêter avec Enzo qui ouvre sa boutique de souvenirs malgré la pandémie:

« Je gagne très peu, mais entre nous, vendeurs, nous nous soutenons. Veux-tu un café? »

Comment ne pas être touchée par ces attentions quotidiennes alors même que la situation sanitaire aggrave les difficultés d’existence?
Non, rien de tout cela n’est perdu.

Après trois quart d’heure, me voilà enfin au travail.
Rien de ces premières heures de la journée n’est perdu.
Tout reste dans mon cœur, dans ma prière

Canonisation Charles de Foucauld

« Mon apostolat doit être
l’apostolat de la bonté »

-Charles de Foucauld-

A l’occasion de la canonisation de Charles de Foucauld
sa Famille Spirituelle organise à Lyon deux tables-rondes le

Samedi 27 novembre 2021
de 14 h à 18 h

Lieu :

Au Lycée Charles de Foucauld
6 rue Bara (parking)
69003 Lyon
T 3 arrêt Dauphiné Lacassagne

Deux tables rondes

A 14 h :

Du Père Charles de Foucauld
à Mgr Teissier :

« Les relations avec les musulmans,
entre continuité et changements »

A 16 h 15 :

« Et aujourd’hui à Lyon? »

Avec la participation du Père Vincent Féroldi, ancien directeur du Service National des relations avec les musulmans,
Du Père Christian Delorme, délégué épiscopal pour le dialogue inter-religieux,
De Mgr Olivier de Germay, évêque de Lyon.
Et plusieurs autres acteurs de ces relations

Contact : bernard.colombe69@gmail.com

Libre participation aux frais d’organisation de cette rencontre

Apparence…

« Il n’a ni beauté, ni prestige… Beaucoup en le voyant détournent le regard, l’évitent… »

Ces paroles du Prophète Isaïe nous les méditons chaque année lors de la Passion de Jésus.
Ces paroles révèlent aussi tous ceux dont l’apparence éloigne des autres.

Geneviève, petite sœur d’une fraternité en France, nous partage le chemin parcouru avec Jean :

La rencontre

Chaque dimanche, Jean arrive dans son fauteuil roulant pour assister à la messe.
Hirsute, pas rasé, les vêtements sales, émacié… on ne peut pas dire que l’on ait envie de l’approcher !

Pourtant il y a eu un regard, un bonjour, quelques mots, une conversation plus longue… Et l’on découvre l’histoire humaine.

Les épreuves de famille, de travail, de santé, se multiplient ;
L’éloignement de ses racines accentue la solitude.
Quelle énergie lui a-t-il fallu pour rester simplement debout?

Chaque dimanche il arrive…
L’accompagnement humain se distend

Dégringolade

Dans sa propre détresse il accueille un temps chez lui un homme en tout autant mauvais état et malade de l’alcool. Cette présence difficile finit par décourager soignants et assistants. L’accompagnement humain se distend se réduit à peu de chose, la santé de Jean se dégrade.

Rester proche

Geneviève continue :

Je me suis rendue compte que ses repas étaient assurés toute la semaine par le service communal, mais pas le weekend, alors nous avons essayé de lui apporter quelque chose à manger.

Un jour j’ai tenté de lui couper les ongles, mais ils étaient devenus si durs que j’ai eu beaucoup de mal.

Un regard, un bonjour, quelques mots…
Fleur épanouie après la pluie
« J’ai pris une douche, je suis propre »

Élargir les relations

Lors d’une rencontre avec les membres de la Société Saint Vincent de Paul, j’ai parlé de Jean.
Le responsable a voulu le rencontrer.

Depuis ils ont pris en charge une relation de proximité et d’entraide efficace avec Jean, et en acceptant ses rythmes et façons de vivre.

Peu de temps après, Jean arrive les cheveux coupés, les vêtements propres, le visage détendu et nous dit avec joie et satisfaction :

« J’ai pris une douche, je suis propre. »

Intuition fondatrice

Les germes d’une vie contemplative.

A la fin de l’année 1936, la Fraternité des Petites Sœurs n’existe pas encore,
Magdeleine Hutin – qui deviendra Petite Sœur Magdeleine de Jésus -, sa
maman et une compagne arrivent à Boghari, à 150 km d’Alger. Elles
s’installent dans un quartier complètement arabe.


Carte de l’Algérie nord

Quelques jours après notre arrivée, sans qu’on l’ai cherché,
des petites et des grandes filles viennent nous demander de leur apprendre à coudre et des malades nous supplient de les soigner. »

Toutes les trois vont se dévouer de jour et de nuit au service des plus vulnérables, les accueillant chez elles ou en allant à leur rencontre dans les campements alentours.

La vie est rude, pauvre, cependant la confiance mutuelle, les amitiés qui se tissent, remplissent de joie le cœur de Magdeleine.


Questionnement :

Après deux ans de cette vie intense Magdeleine s’interroge:

« Pendant un temps, surtout quand on a été bridé par les circonstances, on peut se laisser griser par la fièvre d’une activité toujours croissante, par la joie de se donner à toutes les misères, mais on s’aperçoit vite que dans un tel débordement d’activité quelque chose d’essentiel manque :
le temps de se recueillir et de prier ».

Se laisser griser par une activité débordante

Ce manque est un rappel du désir qui habite Magdeleine depuis si longtemps :

*
* *

« Or, le bon Dieu m’avait donné une vocation,
sinon de cloîtrée, du moins de contemplative,
mêlée au monde, pour y rendre présent le
Seigneur comme la Vierge de la Visitation et
pour y porter, au-delà des secours matériels,
la certitude de son Amour. »

« Le Seigneur attendait cette heure… »


Magdeleine se laisse guider

Un pèlerinage est annoncé pour le 19 mars à El Goléa pour la bénédiction de la nouvelle église construite près du tombeau du Père de Foucauld.

Elles s’y rendent:
« Dans le désir intense d’un pèlerinage de prière et de pénitence pour supplier le Seigneur de nous aider à connaître sa volonté. »

Une réponse rapide

A leur retour d’El Goléa, l’abbé Declercq, curé de la paroisse, leur annonce qu’une congrégation religieuse était prête à prendre le relai de leur activité à Boghari et cela sans tarder.

« Nous trouvons un peu rapide la réponse à notre prière… »

« Dieu me prenait par la main… »

Quitter ces activités débordantes où Magdeleine sentait bien que là n’était pas sa vocation est un soulagement à quoi se mêle la tristesse de laisser ses amis devenus si chers.

« Pourquoi avons-nous tant de peine alors que nous sommes sûres de ne pas être à notre place à Boghari? Inconséquence du cœur humain qui s’attache…

Une nouvelle fois, Dieu me prenait par la main et, aveuglément, je suivais. »

Magdeleine exprime alors à Monseigneur Nouet, Préfet apostolique, son désir irrésistible d’aller s’enfermer quelques mois dans un noviciat religieux pour se recueillir dans le silence, et réparer ses forces spirituelles après la suractivité de Boghari.

Ainsi, au fil des étapes, de leur discernement, l’intuition fondatrice
de la Fraternité continuera de se préciser.

Étape de vie (2)

Dans l’article précédent nous avons parlé de l’étape du vieillissement, des fragilités qui s’installent…
Alors comment et où trouvons-nous la force de vie qui nous permet d’accueillir cette évolution?

L’itinéraire de chacune

Que nous soyons parties au loin ou restées en France, chacune est marquée par un passé qui a pétri sa vie, nourri son cœur.

« Aujourd’hui je ne peux pas vivre ici et là-bas, je garde quelques liens et surtout je chéris ces amis d’une autre façon. »

Loin de nos insertions de fraternité, notre vie communautaire -terreau de la rencontre des autres – s’accentue comme une aide précieuse.

« La proximité concrète avec le monde, accentuée par la distanciation sociale due à la pandémie, a évidemment diminué. Aujourd’hui ma principale proximité ce sont mes sœurs. »

Des peuples qui ont nourri notre cœur
Nourrir la joie d’être ensemble

« Cette vie communautaire dans une dépendance réciproque est un grand soutien, elle me permet de donner ce qui est encore possible de moi-même. »

« Il y a un chemin de bienveillance mutuelle, mais est-ce que j’accepte de dépendre de mes sœurs? Parfois en râlant, parfois joyeusement?

Lors d’une discussion rapide sur l’ajustement de taches à répartir :

« Notre dialogue fait d’écoute et de propositions m’a tout d’un coup touchée intérieurement et j’ai pensé : c’est ça notre vie ordinaire, fraternelle, dans une joyeuse simplicité. »

Inscrite dans l’être profond : la confiance

Comment accepter cette faiblesse sinon dans l’abandon confiant du premier jour qui a vu notre arrivée à la Fraternité?

« Au début de ma vie de petite sœur, j’étais « tout feu tout flamme » pour partir comme Abraham. Le feu est toujours là, au fond de moi, même si les forces, elles, diminuent de plus en plus »

« Il y a des mots que je me répète : « comme tu veux Jésus, quand tu veux, ce que tu veux ». Et aussi Seigneur aide moi à vivre cela pas à pas chaque jour. »

L’abandon nous le vivons plus ou moins facilement selon les circonstances, pourtant chacune s’accorde à dire qu’il est chemin de paix.
Abandon confiant de soi même pour tout ce qui est à vivre,
Abandon à Dieu dont la tendresse veille sur ceux que nous avons dû quitter.

Abandon confiant

Permanentes de la prière

Chaque jour la Parole de Dieu éclaire notre chemin

Chaque jour la Parole de Dieu nourrit notre chemin de relation avec Lui, avec les autres, avec nous même. Elle imprègne éclaire nos réactions, nos choix…

« Permanentes de la prière » pour implorer, remercier, confier… ceux qui nous le demandent et ceux qui ne le demandent pas.

La prière solitaire dans le désir d’un cœur à cœur avec Dieu, Lui qui crée le monde et qui remet tout entre nos mains.

Étape de vie

Rassemblées de différentes régions de France et du monde pour vivre ensemble l’étape de la vieillesse,
les petites sœurs de Toulouse constatent, avec un certain humour, leur dépouillement humain et la
conquête permanente pour la vie.

Un constat:

Énumérons quelques aspects de cette étape que tant d’autres personnes expérimentent:

  • Tous les petits changements d’horaires, de lieux, de réunions… troublent les rythmes, déstabilisent.
  • L’audition et la vue, moins précises, nous jouent des tours cocasses dans les relations au quotidien.
  • La mémoire s’amuse à cache cache avec les informations reçues, les dates à retenir, les objets…
  • Les articulations manifestent, parfois vivement, leur besoin d’attention, de renouvellement…
Où sont passées mes clés?

Allons-nous en rester là?

A la porte de la chapelle…

Si nous en restons à toutes nos limites,
qui sont bien réelles par rapport à hier,
nous glissons vers le regret, la nostalgie,
la tristesse alors qu’il reste de nouveaux
chemins à parcourir.

Nous ne pouvons plus nous activer dans
un « faire », n’est-ce pas temps d’accentuer
l' »Être »?

C’est Lui qui habille les fleurs des champs de beauté

« Ne vous faites pas de souci pour votre vie,
Dieu sait ce dont vous avez besoin. »

Évangile de Mat 6, 25-33

Dans ce partage attentif reviennent souvent
les mots d’ « Enfance spirituelle », un des aspects
importants de notre charisme.
Nous avons cherché, désiré… cette enfance spirituelle,
nous aurait-elle façonnées, un tant soit peu, tout au long du chemin sans que nous le percevions ?

C’est Lui qui nourrit les oiseaux

Continuité et renouveau

Le confinement, nos propres limites, entrainent une diminution des relations. Si on y regarde de plus près on s’aperçoit qu’elles ne sont pas absentes, elles se sont adaptées au réel!

Aujourd’hui nous avons besoin de soins, d’assistance ménagère, d’aide dans nos démarches informatiques et administratives, de relais pour la mobilité… Toutes ces personnes qui interviennent à nos côtés, sont des relations humaines qui demandent notre attention et nous permettent en même temps de rester ouvertes au monde actuel.

… et administratives.
Démarches spirituelles…

Si notre désir d’un « vivre avec » marque notre chemin de Fraternité, peut-être s’accentue-t-il dans un « comme » à l’étape des fragilités, notamment celles de l’âge.

Dans le prochain article nous poursuivrons sur les points forts qui nous aident dans cette étape du vieillissement.

Sessions d’été

Cette année encore, en espérant que l’évolution de la pandémie le permettra, nous aurons la joie de vivre cette belle aventure d’une session ensemble, ami(e)s et petites sœurs.

Si ces moments de partage, de vie fraternelle, se font à l’écoute de la Parole de Dieu, de nos textes sources, et dans un climat de silence et de prière, toute personne en recherche du sens de la vie, peut y trouver sa place et enrichir le groupe.

« Viens et vois »

Philippe, un disciple de Jésus, annonce à Nathanaël qu’ils ont trouvé, celui que la Loi et les prophètes ont annoncé.

Nathanaël est septique, alors Philippe lui dit : « Viens et vois »!
C’est avec ces mots de l’Évangile de Jean 1, 46 que nous
cheminerons ensemble durant cette session.

La marche fait partie de la session, en allant « au pas du plus petit ».
Le but n’est pas de faire de grandes randonnées.

Première session

Du samedi 5 juin
à partir de 17 h,
au samedi 12 juin 2021, à 9 h.

S’inscrire : Avant le 8 mai  

Deuxième session

Du samedi 31 juillet
à partir de 17 h,
au samedi 7 août, 9 h.

S’inscrire : Avant le 15 juin

Les deux sessions se font à :

Maison Champagnat
1396 Montée de Serpaton
UCLAIRE
38650 GRESSE-EN-VERCORS

Inscriptions

Inscriptions et informations auprès de :

Petite sœur Patricia Guylaine
49 chemin du Vallon
31400 Toulouse
Tél : 07 74 52 65 28   
adresse mail :  ps.patriciaguylaine@gmail.com