« J’arrive chez toi ! »

« J’arrive chez toi ! »

Premier jour pour s’accueillir

 

 

Ils ne se connaissaient pas et pourtant cette affirmation semble aller de soi !
On y perçoit une familiarité sous-jacente, une attente mutuelle.

Comment, qui, pourquoi accueillir et être accueilli?
Comment passons-nous de la simple rencontre à l’hospitalité?

 

 

Au début du mois d’août, en Haute Savoie,
nous étions une trentaine de personnes,
réparties en quatre fraternités,
à marcher, méditer, partager sur ce thème de l’hospitalité.

Une hospitalité mise en œuvre entre nous qui arrivions de divers coins de France et de Belgique.
Sept enfants, venus avec leurs parents, ont apporté leur joyeuse participation.

 

 

 

Sous la fraîcheur des arbres !

 

En chemin…

Après la prière du matin, en route pour une marche silencieuse et méditative
L’Évangile, lu avant de partir, habite notre pensée et notre cœur.

Hospitalité dans l’accueil du rythme de chacun,
s’attendre, s’encourager, partager les provisions…

 

 

 

 

Une fraternité au cours d’un partage

Première pause

Après une heure et demie de marche: une pause.
Voici le temps du partage de cette Parole de Dieu
qui imprègne notre vie, l’éclaire,
nous pousse en avant.

Les choix de vie de chacun,
à travers les obstacles et les bonheurs
sont des témoignages d’espérance.
Telle une discrète hospitalité : l’écoute, l’ouverture…

 

 

 

 

 

Petite sieste

Refaire ses forces

Après le pique nique,
tandis que Jean Pierre, notre guide,
prépare la suite du parcours pédestre et spirituel,
quelques uns récupèrent des forces.

Hospitalité dans notre être : Corps, âme, esprit…

 

 

 

Sur le chemin : une chenille

 

Hôtes de la création

La majesté des montagnes,
la variété des plantes, fleurs, arbres…
l’abondance d’animaux petits et grands…

Et nous, simples humains,
Hôtes du monde,
faisons  partie de cette création.

 

 

 

 

 

Pour la Gloire de Dieu
Contemplation
Hôtes de la création

 

 

 

« Laissons Jésus achever le miracle,
en transformant nos communautés et nos cœurs
en signe vivant de sa présence qui est joyeuse et festive,
car nous avons fait l’expérience que Dieu est avec nous,
parce que nous avons appris à l’héberger parmi nous. »

Pape François 2018

 

 

Ancrée dans la réalité

A Gallitzin aux USA, petite sœur Mary Roberta partage, depuis deux ans,
la vie en foyer logement, avec des personnes plus ou moins de son âge.

 

 

 

« Une vie ordinaire » dit elle, et c’est vrai, comme celle de tant de gens.
Pourtant cet ordinaire s’éclaire d’une joie profonde quand le cœur
s’ouvre à celui qui frappe.

 

 

 

 

 

Carrefour des rencontres

« Dans notre bâtiment un ordinateur est à disposition.
Un jour, tandis que j’étais à répondre aux e-mails,
John vient s’asseoir à côté de moi. Il me demande s’il peut
regarder ce que je fais.

Ce voisin discute rarement avec les autres résidents,
de plus il montre peu d’intérêt pour ces outils modernes.
Mais bien qu’étonnée par sa demande, j’accepte.
Il ne bouge pas et ne dit rien.

 

 

Ancrée dans la réalité

Par chance, ce jour-là, j’avais lu quelque chose du Dalaï Lama :

« Nos vies seront plus harmonieuses
si nous nous ancrons dans la réalité ».

Alors je me suis dit : voici ma réalité,
et au lieu de souhaiter que John s’en aille,
comment vais-je entrer en dialogue avec lui ?

N’ayant pas eu de succès en parlant, je fais remonter quelques photos sur l’écran.
Après la troisième photo, prise avec des amis, il dit : « Tiens, te voilà ! ».

 

 

Alors je lui en fais voir d’autres, mais plus de réaction.
Finalement nous nous quittons.

De telles rencontres, quoique minimes,
nourrissent ma certitude que Dieu
veut que toute personne soit reconnue.

 

 

 

Les angoisses de la nuit.

Un autre soir, vers minuit, le téléphone sonne.
Sûre que c’était une erreur, je l’ignore.
Mais, quand après quelques secondes la sonnerie à nouveau retentit,
je me décide à répondre.

C’était la voisine qui, sans en dire plus, me demandait de passer chez elle.
Réveillée d’un bon sommeil, je me sentais un peu de mauvaise humeur !

 

 

 

 

Le cœur en éveil

Mais très vite je m’aperçois que cette dame est angoissée.
Elle me laisse comprendre qu’elle a peur de mourir,
peur aussi d’aller à l’hôpital.

Quoi faire ?

Assise à côté d’elle, sans trop savoir quoi faire,
je l’encourage à respirer doucement et plus en profondeur.
Elle reste agitée.

 

 

Entrer dans la confiance.

Me vient l’idée de prier avec elle  le Psaume 23
et je commence :                                     « Le Seigneur est mon berger… »

Aussitôt  elle répond :                             « Je ne manque de rien ».

Voyant que la concordance s’installait,
nous avons continué.                               « Aux eaux tranquilles, il rafraichit mon âme »

Elle avait retrouvé le calme, sa tension avait baissé.

 

« Oui,
tous les jours de ma vie
ton amour m’accompagne,
et je suis heureux. »

 

 

« Green Hôtel »

C’est au « Green Hôtel » que Véronique et Monika
-Petites sœurs en fraternité dans l’Oise et dans le Nord-
ont rendez-vous avec leurs amis de passage à Calais.
Ces amis cherchaient un lieu calme et pas cher où passer la nuit…

 

Tentes sous les arbres

Retrouvailles

Lorsque nous arrivons le matin, guidées par Aman et Véronique B,
nos amis sortent à peine de leur sommeil sous tentes.

Après un thé bien chaud commencent les discussions et même une partie de ballon pour se mettre en forme.

Combien sont-ils en ce lieu appelé encore « Petite forêt »?
Vingt, trente, quarante… entassés dans une dizaine de tentes sous les arbres.
Ils ont fui l’Érythrée, leur pays, à cause de la guerre.

Ici une autre guerre les attendait.

 

 

Partie de ballon

Liberté

Cet « Hôtel de Verdure » coincé entre une route et une rocade est loin d’être un vrai repos. Régulièrement les forces de l’ordre viennent en vider le lieu. En août prochain il est même question de clôturer ce parc.

Depuis 2015 nous venons régulièrement à Calais et c’est avec une immense tristesse que nous voyons la ville s’entourer de plus en plus de grillages de clôtures. Des murs bien concrets et ceux qui sclérosent les cœurs.

 

 

 

 

Claudine et Brigitte recyclent à l’atelier couture

La peur

Certains habitants sont transis de peur, inquiets pour leur vie quotidienne,
gênés par des comportements qu’ils ne comprennent pas (manque d’eau, de sanitaires),
d’autres habités de préjugés, d’amalgames.

Pour quelques uns c’est le repli, pour d’autre la violence.

D’autres encore osent la rencontre, cherchent des moyens pour aider, encourager, réconforter…
Un bol de soupe, un sourire… ceux là doivent s’attendre à pâtir un jour ou l’autre de leur audace solidaire.

 

 

Lumières et ténèbres

Ne fermons pas les yeux sur l’obscurité et la lumière qui habitent notre humanité qu’elle soit en errance ou implantée.
Les mouvements de société nous déstabilisent et ouvrent ou ferment à la rencontre de l’autre quel qu’il soit.

« Ce qui fait peur, c’est la représentation que l’on se fait des migrants…
Mais cette peur disparaît dès que l’on sort de l’imaginaire et
que l’on entre en relation individuellement avec les personnes. »

Père Antoine Paumard, SJ, Journal La Croix du 20 Juin 2018

 

 

Quelques planches, un feu

Maraude

Ce matin à « La Verrotière » les tentes sont encore debout, elles ont été épargnées par les forces de l’ordre.
Autour d’un feu, quelques hommes, une femme, nous allons nous assoir sur les pierres et parler avec elle. Temps d’amitié, d’humanité, dérobés aux rejets.

Ensemble nous offrons nos mains à la chaleur des flammes, il fait si froid.

 

 

 

 

 

Partie animée

Antenne d’accueil

Chaque après midi s’ouvre l’accueil à l’antenne du Secours Catholique en centre ville.
Espace clair, spacieux, pratique pour les diverses animations qui s’y déroulent : jeux, film, coupe de cheveux, entretiens pour les papiers… thé chaud et café à volonté.

Un soir, juste avant de partir, nous assistons à un quatuor magique de guitares désaccordées. Trois Érythréens et un Afghan grattent leurs instruments à des rythmes décalés !
Au delà de la performance musicale, l’image de cet ensemble inattendu joue une note d’espérance à notre humanité malmenée.

 

 

Icône de la Trinité

Apaiser notre cœur

Un soir, toutes les deux, nous partons à pied effectuer quelques courses.
Nous prenons des chemins de rallonge afin d’extérioriser les tensions emmagasinées.
Ce dont nous avons été témoins au long jour bouleverse nos cœurs : l’espoir, la répression, la fraternité, les insultes…

C’est tout cela que nous déposons dans la prière et le silence avant de nous coucher.

 

« N’oubliez pas de bien recevoir ceux qui viennent chez vous.
Quelques-uns, en faisant cela, ont reçu des anges sans le savoir. »

Livre de la Bible Hb 13, 1-2

 

Garder le cap

Claire, revenue à la fraternité de La Courneuve,
s’est mise à parcourir le chemin rocailleux de la recherche d’un emploi :
inscription à Pôle Emploi, multiples démarches administratives, premiers entretiens…
attentes, reports de rendez-vous, et finalement après un stage rayée de Pôle Emploi.

 

 

Recommencer et continuer

Tandis que je me réinscris à Pôle Emploi je continue mes recherches de travail de manière autonome.

Sonia, par son travail d’éducatrice, a connaissance qu’une association recherche une personne pour un poste d’accueil. C’est exactement ce qu’il me plairait de faire !
Je contacte tout de suite le centre et obtiens un entretien d’embauche pour la semaine suivante.

Le RV est repoussé d’une semaine, puis je dois attendre 3 semaines avant d’avoir une réponse…      négative !

 

 

Surprise !

Pendant l’attente j’apprends que j’ai un nouveau conseiller à Pôle emploi, alors je refais toutes les démarches auprès de lui pour que mon dossier arrive au Cap emploi. Cette fois c’est bon, j’obtiens le premier rendez-vous… fin novembre.

 

 

 

 

 

Les obstacles surgissent

Une intervention chirurgicale me fait stopper la recherche pendant quelques semaines mais je continue les rencontres avec la conseillère de Cap emploi pour déterminer ma recherche de travail.

Je rencontre un médecin conseil pour établir la fonctionnalité de ma cheville (accidentée il y a 35 ans). Le verdict tombe : interdiction de rechercher un travail en position debout prolongée. Je le pressentais, c’est pourquoi avec la conseillère de Cap emploi, nous avions vu qu’un travail sur un poste d’accueil serait préférable. Pour cela, il m’est conseillé de faire une formation ce que j’accepte.

 

 

 

« J’affine mon projet »

Au cours d’entretiens divers, j’affine mon projet et m’oriente vers une formation « d’employée administratif et accueil ». J’ai déposé un dossier le 13 février au GRETA de Saint – Denis, je n’ai toujours pas de réponse malgré mes coups de fil réguliers !

On me dit que la personne qui s’occupe de cette formation revient dans huit jours, puis ses vacances se prolongent, puis on me dit qu’une sélection va bientôt se faire.

Finalement, je peux avoir la secrétaire qui reprend pour la 3ème fois mes coordonnées et me dit qu’elle me recontacte au plus vite. Nous sommes le 12 mars !

 

 

 

Tout ce qui n’est pas dit

A travers tous ces rebondissements, il y a aussi tous le CV envoyés ou déposés dans les entreprises et qui sont restés, pour la plupart, sans réponse.

Les aventures de ce quotidien, sont le lot de beaucoup ici dans notre cité. Plongée avec eux dans cette réalité de la recherche d’un emploi, j’apprends la patience, la persévérance.

Cela me donne de regarder l’autre avec bienveillance, me faisant solidaire des chômeurs. Ma prière s’élève vers Dieu pour eux tous.

Notre caisse de solidarité, interne de la Fraternité, heureusement nous dépanne financièrement quand c’est nécessaire.

 

 

 

 

 

 

 

. . . . .

Parcours rocailleux

Après plusieurs années dans d’autres insertions,
Claire revient à la fraternité de La Courneuve,
une commune du nord de Paris,
dans une cité à la population multiculturelle.

 

 

Se mettre en route

« Passés quelques jours d’installation, je m’inscris  à Pôle Emploi afin de commencer la recherche de travail.
Des personnes côtoyées au quotidien transforment ce sentier rocailleux en chemin parsemé de conseils, d’idées.

 

 

 

Conseils d’amis

Thierry me suggère d’aller à « porte ouverte » d’un centre de formation j’en reviens avec un rendez-vous pour une formation de deux semaines en bureautique.

Marie Josée me parle de son handicap et d’une filière de Pôle emploi qui la guide :  « Cap emploi ». Reconnue moi-même travailleur handicapé, je contacte ce centre.

 

 

 

 

 

Le temps des diligences ?

 

Mon dossier de reconnaissance « travailleur handicapé » à été constitué à Strasbourg, je dois demander son transfert à la Maison Départementale de la Personne Handicapée en région Parisienne,  c’est une période de vacances, il faut attendre…

 

 

 

 

 

Une fois le dossier arrivé, je contacte mon conseiller Pôle emploi pour l’informer et pour que « Cap Emploi » prenne le relai.

Après trois semaines de démarches infructueuses pour une coordination entre les bureaux, et malgré l’actualisation mensuelle de ma situation, j’apprends que je suis radiée de Pôle Emploi.
La formation en bureautique que j’ai suivie serait la cause du blocage de mon dossier.

 

Nous sommes déjà à la fin du mois d’août !
Alors je me réinscris à Pôle Emploi.

 

Suite :    « garder le cap »

Où est ma terre ?

« J’arrive comme dans un autre monde,
le décalage est si grand ! »

Ces mots de Nicole, une petite sœur qui a vécu 61 ans au Mexique,
disent quelque chose du chamboulement inévitable qui surgit,
à la fois quand on arrive dans un nouveau pays et,
quand on revient dans le sien après tant d’années.

 

 

Alors la question se pose :
Où est ma terre ?
Quel est mon pays ?

 

 

 

 

 

Avec d’autres peuples

Il y a 6 mois j’ai quitté le village où était implantée la fraternité. Nous partagions là l’existence de ces communautés humaines dépouillées de leurs terres, de leurs droits, obligées de migrer vers d’autres régions pour survivre. Des communautés au même destin et donc solidaires entre elles pour retrouver avec courage et parfois dangereusement droit et dignité.

 

 

 

 

J’ai tant à remercier pour les milliers d’amitiés tissées au quotidien,
pour avoir vécu la magie de la culture , de la musique , des couleurs,
des fêtes communautaires qui nourrissent et engagent la vie et
la joie en résistance.

Tout une richesse et un apprentissage!

 

 

 

 

Redécouvrir « ici »

Et me voici dans une société protégée, ou les besoins élémentaires sont à l’abri, où tout semble dû pour une sécurité confortable,  où le besoin de s’unir à d’autres parait moins urgent…

Où je découvre aussi, autrement, une belle humanité faite d’attentions et d’amabilité, dans la rue,  les bureaux etc.

 

 

 

Un nouveau chemin

Pour moi, le but n’est pas d’alimenter la nostalgie, en me figeant dans le passé,
même si parfois les larmes coulent toutes seules …

Me réinsérer dans mon pays est un défi que j’accueille en toute liberté.

 

 

Comment me ré-situer ?
Au fur et à mesure se préciseront les « où » et les « comment »
avec leurs apprentissages, leurs nouveautés, leurs découvertes.

La présence de ma communauté m’aide dans cette mutation.

« Bourgeons fragiles »

Une bonne nouvelle :

En novembre 2017 le « Rameau de Jessé » annonçait sa fondation.
Aujourd’hui des amis se sont greffés, Jean Pierre et Muriel, Janine…

 

Le Rameau de Jessé devient :

« Bourgeons fragiles mais si pleins de sève,
issus du même tronc avec de tels espoirs de vie »
(de Pte soeur Magdeleine) »

 

Tout au long de sa route Petite Sœur Magdeleine a fondé,
vécu la fraternité avec les gens qu’elle côtoyait.
Pas étonnant si aujourd’hui des personnes,
en découvrant son itinéraire de spiritualité,
trouvent leur propre chemin pour aller à Dieu.

 

Hasard et circonstances…

Après des sessions d’été, suite à une conférence sur la vie des Fraternités,
Ou encore par des amitiés qui invitent au partage…

Des personnes ont éprouvé l’envie de continuer la route entrevue et
déjà un peu amorcée et se sont lancées dans l’aventure d’une nouvelle fraternité.

 

Forces et faiblesses nous rassemblent

« La fragilité de l’Enfant de Bethléem a rejoint chacun de nous dans sa fragilité, avec Lui nous pouvons accueillir cette faiblesse qui souvent nous fait peur. »

« Au travail, le petit Jésus est derrière mon ordinateur et quand ça ne va pas, discrètement je le prends dans ma main. »

« Une communauté fraternelle entre nous c’est aussi aidant car nous venons chacun avec nos cassures et le Petit nous rassemble »

 

 

 

 

« Les haltes, en immersion dans une fraternité de petites sœurs, nous imprègnent de la spiritualité et nous donnent des forces pour repartir vers nos Nazareth. »

« Prière, attention fraternelle et tâches ordinaires sont les axes de nos rencontres. »

« Vivre la spiritualité de Charles de Foucauld à la lumière de la vie et des écrits de Petite sœur Magdeleine de Jésus. »

« Je sens que je vais à la rencontre de mon identité profonde, pour la libérer. »

 

 

 

 

 

Quel lieu pour ces haltes ?

Arrivant de différentes régions du Nord de la France et Belgique, les retrouvailles se font pour le moment à la fraternité de La Villetertre, proche de Paris, facilement accessible par le train.

 

 

 

 

 

Du côté des petites sœurs ?

En 1947 Petite Sœur Magdeleine écrivait :

« Depuis longtemps déjà, autour du Père de Foucauld, s’est créée tout une fraternité d’amis qui cherche à avoir avec les Petits Frères et les Petites Sœurs en plus d’un lien étroit d’amitié, un lien beaucoup plus profond dans une communauté de spiritualité et d’esprit. »

La recherche d’une communauté de spiritualité et d’esprit n’est donc pas nouvelle !
Il n’empêche, cela bouscule nos façons de vivre la fraternité, y compris dans le concret d’une vie de maison.
Voilà une invitation à nous ouvrir à la nouveauté, de nous réveiller, de réfléchir aux questions qui surgissent.
Alors même s’il a fallu traverser nos peurs, chacune y trouve une ouverture, une richesse.

 

 

 

« Dieu accueille tout le monde »

Dans les jours qui suivent la mort et la résurrection de Jésus,
ses apôtres annoncent tout ce dont ils ont été témoins auprès
de lui durant sa vie et même après sa résurrection.

A qui est annoncée cette Bonne Nouvelle ?

 

Une invitation étonnante

Un jour, Pierre, un de ses Apôtres,
reçoit l’invitation d’aller chez un homme appelé Corneille.

Une invitation banale… si ce n’était que Corneille
est membre d’une puissance étrangère influente en terre d’Israël!
De plus Corneille n’est pas juif or un juif ne peut être ami
avec un étranger, ni entrer dans sa maison !

Qu’est-ce que tout cela veut dire ?
Remontons quelques heures auparavant.

 

 

Messagers de bouleversements

A Césarée, Corneille reçoit la visite d’un messager
qui lui annonce que Dieu accepte ses prières et les dons
qu’il fait aux pauvres d’Israël.

En effet Corneille, bien qu’officier romain, adore Dieu.
Corneille écoute et fait ce que ce messager lui demande :
envoyer des hommes convier Pierre à venir chez lui.

 

 

 

 

A Joppé, Pierre, alors qu’il est en prière,
reçoit une vision accompagnée d’une voix qui lui dit :
« Ce que Dieu a rendu pur, ne dis pas que c’est interdit ! »

« Que veut dire ce que j’ai vu? » se demande Pierre.

Tandis qu’il est plongé dans sa réflexion,
l’Esprit Saint vient l’avertir que trois hommes
le cherchent et qu’il doit partir avec eux.

Au même moment on frappe à la porte de la maison,
Pierre va ouvrir et part avec les trois hommes.

 

 

 

Deux groupes face à face

 

 

 

Devant sa maison, entouré de sa famille et de ses amis,
Corneille attend Pierre et dès qu’il l’aperçoit il part à sa rencontre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre est arrivé conduit par les trois hommes
et accompagné de quelques croyants de son entourage.

 

 

 

 

 

 

 

Éveil

Après avoir entendu Corneille raconter son entrevue avec l’ange du Seigneur,
Pierre prend la parole :

« Vous le savez un juif ne doit pas être l’ami d’un étranger ni entrer dans sa maison.
Mais Dieu vient de me montrer une chose :

 

Maintenant je comprends que Dieu accueille tout le monde. »

 

 

 

Témoins de la Résurrection.

Et Pierre de continuer :
« Nous sommes témoins que Jésus, investi par la puissance de L’Esprit Saint répandu sur lui par Dieu,
est passé partout en faisant le bien.

Il a été supprimé, cloué sur une croix.

Mais le troisième jour, Dieu l’a réveillé de la mort
et lui a donné de se montrer à nous.
Il nous a commandé d’annoncer la Bonne Nouvelle :

Toute personne qui croit en Jésus
reçois par son Nom le pardon de tout mal.

 

Hormis l’icône de l’ange les images sont l’œuvre d’une petite sœur.

« Il ne disait rien »

« Il était comme quelqu’un que personne ne veut regarder.
On l’a fait souffrir, il a gardé le silence. »

Is 53, 7

 

Ciel sombre
Dans l’obscurité de la souffrance

Quand la souffrance s’empare de tout l’être,
quels mots pourraient la dire ?
Quels mots apporteraient un apaisement ?

Seul, parfois, un simple geste d’humanité, un témoignage de tendresse,
pourra faire naître une étincelle d’espoir.

Un matin en prenant son travail à l’hôpital
– ce pourrait être celui de notre quartier, de notre ville, de notre région…-
Petite sœur Lucile est confrontée à cette souffrance silencieuse.

 

 

De la mort…

 

« Il ne pleure pas, il ne crie pas »

Il ne pleure pas il ne crie pas.

« En prenant mon service un matin à l’hôpital, je vois que, pendant la nuit, on avait amené un tout petit trouvé dans la rue.

Je le regarde, et malgré les cernes autour des yeux il est si beau.

Que s’est-il passé ? Qu’a t-il déjà souffert?

 

En fin de journée, je réalise que le petit ne pleure pas, ne crie pas.
Il mange quand on lui donne le biberon, mais il ne demande rien.

 

 

Jésus est condamné
Mosaïque : chemin de Croix

 

 

 

Peut-être a t-il déjà tellement crié,
sans que personne ne lui réponde,
qu’il n’y croit plus.

 

 

 

 

 

Une étincelle de vie

Enfant protégé par des bras
Redonner confiance

Alors je le prends dans mes bras,
je le mets contre moi,
je le caresse le plus doucement possible.
Longtemps je reste là.

Quand je le remets dans son berceau,
il me semble voir une étincelle de vie dans ses yeux.

 

Le lendemain à mon arrivée,
j’ai la joie de l’entendre crier.

La vie a gagné !

 

 

… A la vie

 

Chacun le rassure

Les trésors du cœur s’épanouissent

Un élan de solidarité se met en route:

D’abord : trois jeunes filles, embauchées par une association,
sont toujours prêtes à prendre cet enfant dans leurs bras,
à lui donner à manger.

Najia, qui fait le ménage du service, s’y met aussi.

Chaque jour, nous trouvons des vêtements tout neufs déposés pour lui dans son berceau,
sans savoir qui les a mis.

 

 

 

 

Accompagné de tendresse…

Quand l’assistante sociale vient pour l’emmener à l’orphelinat,
nous sommes  un peu tristes et nous faisons le projet d’aller le visiter.

C’est le temps du Ramadan, une collecte permet d’acheter des vêtements de fête,
quand le commerçant apprend que c’est pour un petit enfant abandonné,
il offre le vêtement.

 

Enfant dans les bras
Accompagné de tendresse

… jusqu’à l’étape suivante

Nous voilà parties, à trois collègues, à l’orphelinat.
Notre petit enfant, renommé Sofiane, est toujours aussi beau.
Je suis sûre qu’il nous reconnaît.

 

 

 

 

 

 

Aube d’un nouveau jour

 

Plus loin une lueur

Avec  joie, nous apprenons que Sofiane vient d’être adopté par une famille.
Et nous repartons le cœur léger ! »

Marche et Parole 2018

Amis (es) et petites sœurs,

Lettre de  : Jean Pierre et Muriel,
petites sœurs Bernadette et Patricia.

 

La préparation des  rencontres « Marche et Parole» avance,
et déjà nous pouvons vous donner des précisions…
Nous aurons la joie de vivre ces jours,
petites sœurs et ami(e)s ensemble, une belle aventure…

 

 

Le thème de cette année :

  L’hospitalité

Icône de la Visitation

 

« Ouvrir tout grand son cœur,
et son âme et ses portes »

de Petite sœur Magdeleine

 

 

 

 

Marche en silence

 

 

Ces sessions ne sont pas une retraite,

elles sont un moment de partage et de vie fraternelle,
à l’écoute de la Parole de Dieu et de nos textes Sources
(textes de petite sœur Magdeleine et de Frère Charles)
dans un climat de prière et de silence.
La marche fait partie de la session en allant « au pas du plus petit ».

 

 

 

 

Première session

 

Du  samedi 23 juin (à partir de 17 h)
au samedi 30 juin 2018au matin.

à l’Abbaye Notre Dame des Neiges (1000m d’altitude)

 Maison de Zachée
07590 Saint Laurent les Bains
Tel : 04 66 46 59 00 (en cas d’urgence)

 

 

 

Deuxième session :

 

 

Du lundi 30 juillet (16h )
au lundi 6 août 2018 matin,
Attention, il y a eu un changement de dates !

Au Chalet Les Cyclamens
74950 Le Reposoir
Tel 04 50 98 63 51

 

Nous désirons  vivre  cette semaine dans une atmosphère de convivialité,
l’Évangile ne nous invite-t-il pas à être « en tenue de service » ?

 

 

Détails d’accès, d’inscription, de déroulement…
Lettre inscription 2018