« Revêtez-vous »

« Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ »
nous dit Saint Paul dans sa lettre Rom 13, 14

 

A l’approche de Noël, Geneviève me partage ses craintes
d’une fête ternies par des incompréhensions familiales.

 

Des attitudes incomprises et laissées dans l’ombre lors de cette même fête
il y a deux ans, resurgissent avec vigueur verbale entre membres de la famille.

 

 

 

Pause !

Accueillir son chagrin,
Accueillir ses peurs d’un éclatement de la famille
S’ouvrir à quelqu’un de neutre.

« Nous allons vers Noël, peut-on en rester là?
Chacun vit son histoire de souffrances et de joies
de déceptions et d’espérances.
Chacun a ses raisons d’attitudes difficiles pour les autres. »
Exprime Geneviève

 

 

 

 

Accueillir…

Maintenir à tâtons la route vers l’autre,
poursuivre le dialogue et découvrir des
issues satisfaisantes pour chacun.

 

 

 

 

« Revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ »…

Par dessus notre vêtement d’humanité
Jésus, dans son incarnation, nous revêt de son Esprit.

 

Pour vous Geneviève et Claude,
et tous ceux qui cherchez à vivre à la suite de Jésus
pour un monde fraternel, de tendresse, de justice

 

« La nuit est avancée, le jour est arrivé
gardez vivantes en vous les « armes de lumières » » (Rom 13, 12)
celles de l’Esprit d’Amour dont Dieu vous revêt.

 

Murs effondrés ?

 

Par la force de la liberté, de l’espérance, du courage des murs s’effondrent,
Il y a trente ans c’était en Allemagne.

 

Barbelés de Calais

 

 

 

Et aujourd’hui?

Qu’en est-il des murs encore présents sur notre terre?

Qu’en est-il de tous ces murs qui persistent dans nos cœurs et nous empêchent de chercher de meilleures solutions?

 

 

 

Mur de soutien ou barrage?

En bas des murs

Monique, petite sœur à la fraternité de Toulouse, et Anne
sa nièce reviennent de deux semaines à Calais, au service
des exilés dans le cadre du Secours Catholique.

Sur la route du retour nous échangeons sur tout ce que nous venons de vivre,
de ceux que nous avons rencontrés aussi bien migrants qu’acteurs généreux
du Secours Catholique et autres associations.

 

 

 

Un matin à l’accueil

 

Murs de peur, d’incompréhension

Comment partager toutes ces rencontres?
Parler de Calais  suscite tant de réactions d’incompréhension,
de peur, de rejet…

Arrivent aussi les vrais questionnements, l’intérêt, l’ouverture.

 

 

 

 

Aller plus loin?

Juste à notre retour, lors d’un repas d’anniversaire chez Anne, famille et amis, nous bombardent de questions :

qu’est-ce qui se passe là-bas? Qu’est-ce que vous avez vécu, qui sont ces gens, d’où viennent-ils, pourquoi restent-ils là en face de l’Angleterre?

 

 

Alors nous parlons de Safa, Tamra, Mustafa, et aussi
de Claudine, Omid, Philippe, Mariko, Hisham…
Nous sortons d’un regard global pour des rencontres
personnelles.
De choix décidés, malgré la mort au rendez-vous,
pour espérer un mieux vivre, plus de justice et de liberté.

 

 

Les murs s’effondrent,
les cœurs se laissent toucher.

Tout en gardant une réflexion informée sur tout ce qui se trame
derrière ces migrations, nous prenons conscience ensemble que les positions politiques, médiatiques ne sont plus aussi claires dans ce qu’elles présentent sur la question.

 

 

 

 « Faudra t-il que jusqu’à la fin des siècles, il y ait
toujours des groupes humains qui en méprisent d’autres?

Là où vous aurez passé, si petit soit le passage,
il faut que vous ayez supprimé cette barrière qui sépare
les milieux, et les races. »
Petite sœur Magdeleine de Jésus

 

 

Un nouveau rythme

Une année bientôt !

C’est en décembre 2018 que Katharina arrivait à la fraternité de Munich en Allemagne.
Après quelques semaines pour découvrir son environnement, elle s’active à trouver un emploi.
Que nous dit-elle de ses premiers pas, de ses interrogations?

Dessin de Charles de Foucauld

 

 

Une tradition?

Je suis attachée à la tradition de confier la recherche d’emploi à Saint Joseph.
En même temps, j’ai ressenti un léger doute en moi : n’est-ce pas  un « beau discours »?
Alors je suis d’autant plus impressionnée par la façon dont il a écouté mes souhaits.

Mon lieu de travail, une blanchisserie industrielle, est assez proche
de chez nous pour que je puisse m’y rendre en vélo.
C’est un travail régulier, 40 heures par semaine.
Dans une équipe internationale d’une centaine de personnes.

 

 

Un nouveau rythme

Ce qui m’étonne encore, c’est que je réussisse à me lever à 4 h 45.
Avoir le temps de déjeuner puis de prier avec ma fraternité est à
cette condition.
Puis la lumière du soleil levant, le concert des oiseaux sur mon
trajet sont des cadeaux pour la mise en route de la journée.

 

 

Tôt le matin les oiseaux…

 

La « routine »

Ma vie quotidienne est désormais tellement synchronisée :
me lever, travailler, rentrer à la maison, prier, diner… et
ensuite je peux aller dormir.

Il n’y a plus guère d’espace pour d’autres activités, la rencontre des voisins,
et les weekends s’envolent tout simplement.

 

 

Multi postes

J’ai débuté à la réception du linge sale et à la machine à plier les serviettes.
Pour le moment, je suis surtout employée là où il manque quelqu’un sur un poste.
Ainsi j’apprends beaucoup de nouvelles choses et la monotonie ne s’est pas installée

 

Trier le linge

 

En équipe

Au début j’étais un peu inquiète : pourrais-je prendre pied parmi mes collègues?
Inquiétude vite estompée par leur accueil amical.
Perçoivent-ils mon intérêt de la rencontre, ma gratitude, mon désir de les rejoindre?
Je suis surprise de la rapidité avec laquelle les uns et les autres me partagent un bout de leur vie.

 

 

 

J’aimerais… 

 

J’aimerais parler croate, slovène, bosniaque ou grec et tant d’autres langues
pour échanger avec tous ceux qui viennent de ces pays.

Dans les bons moments c’est une belle variété colorée, il y a beaucoup de blagues,
de taquineries.
Dans les moins bons moments, il est simplement épuisant qu’avec toutes ces mentalités, langues, cultures différentes… nous devions trouver tant de compromis.

 

 

 

Fraternité de Munich

« Le travail fait partie intégrante de notre vie de petites sœurs de Jésus
nous le faisons par nécessité vitale et pour exprimer une solidarité et
une appartenance au monde des pauvres.

Les relations, au cœur de nos vies, sont marquées par le coude à coude
avec nos voisins, nos collègues,  par des relations de non pouvoir,
en dépendance et solidarité. »

Relecture internationale de la Fraternité en 2017

 

 

 

« Quand Dieu nous attrape ! »

 

« C’est mon papa qui nous a élevés, maman n’était plus là.
Puis, à la mort de papa, mon frère ainé nous a pris en charge.
Avant de mourir papa avait dit à notre frère :

« Les filles doivent choisir leur chemin, ce sont elles qui vont décider. »
Pour mon frère, et pour nous aussi les filles, c’était très important d’entendre cela.« 

 

Des chemins inattendus 

Aujourd’hui dans notre fraternité de Toulouse nous avons la visite de Jovita.
Notre petite sœur est originaire de Tanzanie.

Avec elle nous commençons par regarder où se trouve exactement son pays,
les régions où elle a vécu.

Puis un dialogue s’engage.

 

 

 

— Comment as-tu connu la Fraternité?

— Par le « Bulletin vert » nous dit-elle.

 

A cette réponse nous rions toutes car le « Bulletin vert »
est un document écrit par Petite sœur Magdeleine,
dans un contexte européen de guerre.

S’il a eu un retentissement important en France,

il n’en était pas forcément de même pour une société africaine.
Il n’empêche que c’est ce petit lien qui permit à Jovita de trouver la Fraternité.

 

 

« Quand Dieu nous attrape… qu’importe les moyens » nous dit elle.

 

« Je cherche, je cherche partout Celui que mon cœur aime,
j’ai trouvé à la fraternité Celui que mon cœur aime. »
Adaptation personnelle de Jovita d’un passage biblique du Cantique des cantiques.

 

 

Choisir l’Unité

  • Qu’est-ce qui t’a fait choisir la Fraternité alors que dans ton environnement d’autres congrégations étaient présentes?
  • Je crois que c’est l’Unité. Oui le fait de pouvoir vivre ensemble de différents milieux, pays, cultures, cela m’a beaucoup parlé.

 

  • Et après que s’est-il passé? Comment as-tu trouvé des petites sœurs?
  • Avec l’aide de ma paroisse j’ai pu prendre contact avec les petites sœurs
    qui se trouvaient dans une autre région.
    Quand elles m’ont accueillie, elles étaient si contentes que c’était comme
    ci j’étais déjà l’une d’elles!
    Mais moi je venais juste voir.

 

 

Puis tu les as rejointes

— A cette époque il y avait seulement deux petites sœurs françaises sur place,
elles avaient sans doute leurs habitudes européennes, un rythme différent…
Comment ça s’est passé pour toi?
Comment as-tu intégré tout ça?

 

— En arrivant pour un séjour, je savais que j’étais là seulement pour voir.
Il est vrai que tout quitter, sa famille, ses amis, ses sécurités…
ça déstabilise un peu, pourtant au bout de trois semaines je me suis sentie bien;
je ne faisais plus attention que je vivais avec des européennes,
c’était ordinaire.

Comme je disais tout à l’heure :

 

« Quand Dieu nous attrape… la grâce vient aussi et nous conduit
doucement par des chemins d’accueil mutuel, de découvertes… »

 

 

 

ND du Monde Entier

 

Notre Dame du Monde Entier

 

Dessin de Petite sœur Magdeleine

 

Marie Mère de Jésus, consent à enfanter le Christ,
par elle Dieu s’incarne et se livre au monde.

« Notre Dame du Monde Entier,
donne lui ton tout petit Jésus,
le Fils de Dieu, le Sauveur du Monde. »

 

Cette prière répétée chaque jour dans toutes nos fraternités,
exprime notre intercession pour le monde, pour tous les peuples.

 

 

« Je rêve, comme si je la voyais, d’une Vierge qui donne au monde
son tout petit Jésus de quelques mois, et qu’elle tend dans un geste
si expressif que chacun ait envie de le recevoir. »

 

 

 

 

 

D’abord appelée « Notre Dame du Sahara »,
cette image devient très vite : « Notre Dame du Monde Entier ».
Quelle est son histoire?

 

 

Avant la fondation

Avant la fondation de la Fraternité des Petites Sœurs de Jésus,
alors qu’elle se trouve déjà en Algérie,
un soir Magdeleine Hutin fait un songe :

 

« Au fond d’une cour intérieure se tient la Sainte Vierge tenant
dans ses bras l’Enfant Jésus.

La Sainte Vierge se préparait à Le donner et…
C’est à moi qu’elle l’a donné. »

 

Après la fondation

Après la fondation, Magdeleine, devenue Petite Sœur Magdeleine de Jésus,
Cherchera par des images, des statues, des invocations…
à reproduire, rappeler ce geste, mais surtout à en transmettre le message.

« Celui de la Vierge voulue par Dieu de toute éternité pour donner Jésus au monde…
le donner dès sa naissance avec son message d’enfance spirituelle,
message de petitesse et d’abandon, d’amour et de joie. »

 

 

Icône écrite par une Petite Sœur

 

Préciser le geste

Aux petites sœurs artisanes, aux artistes,
Petite sœur Magdeleine n’aura de cesse de préciser ce geste:

« Ne lui posez pas dans les bras pour qu’elle le regarde avec tendresse.
Il n’est pas pour elle seulement.

Que toute joyeuse de l’offrir,
elle le tende à tous ceux qui voudraient le lui ravir! »

Statue faite par une Petite sœur

 

 

 

« Dieu a tant aimé le monde … »

« Dieu à tant aimé le monde, » nous dit Saint Jean,
« qu’il lui a donné son Fils unique. »

 

 

 

Icône écrite par Ossama Mossleh et publiée avec son autorisation

 

 

C’est par la Vierge Marie que Jésus s’est donné au monde,
si Elle, debout et joyeuse, tend au monde son tout petit Jésus,
Lui, tout joyeux aussi, tend les bras pour qu’on le prenne.

Dieu aime l’humanité sans exception,
son geste n’a pas de fin.

 

 

 

 

 

« Reçois des mains de Marie son tout petit Jésus,
garde le toujours avec toi et porte le à travers le monde
avec son message d’humble et confiant abandon,
de simplicité et de pauvreté, de douceur et de paix,
de joie et d’amour. »

 

 

 

 

Info Sud-Ouest

 

Dimanche 1er septembre 2019

Proposition d’une journée  petite randonnée et partage de la Parole:

 

Thème de la journée : « A la suite de Jésus notre modèle »
A partir de l’Evangile de Jean 14, 1-10
et des textes de petite sœur Magdeleine.

 

Où ?

Rendez-vous : 49 chemin du Vallon
31400 Toulouse
tel : 05 62 88 91 35

 

Programme de la journée :

9 heure temps de prière ensemble
Puis nous partons marcher dans les environs.
Pauses durant le parcours pour partager sur les textes

Prévoir le pique nique
Et les vêtements en fonction de la météo

Retour chemin du Vallon vers 15 h 30
Possibilité d’un temps d’adoration dans notre chapelle.

 

Remarque !

Nous n’avons pas la possibilité sur place de participer à une Eucharistie,
pour ceux qui le souhaitent prévoyez la veille ou le dimanche soir
(Il y a une Eucharistie le dimanche soir chez les Dominicains).

 

 

Anniversaire

8 Septembre 1939  –  8 Septembre 2019

Lieux et célébrations en France pour cet anniversaire

 

 

 

Alors que la deuxième guerre mondiale vient d’être déclarée,
Petite sœur Magdeleine s’engage dans une nouvelle forme de vie religieuse.

 

« Cette journée du 8 septembre fut très émouvante.
On sentait bien qu’une nouvelle grande étape allait commencer.

La date du 8 septembre devenait celle de la fondation des Petites Sœurs de Jésus.
La fête de la naissance de la Vierge Marie marque ainsi la naissance de la Fraternité. »
Petite sœur Magdeleine

 


Toulouse :

Dimanche 1er septembre : Randonnée et partage de la Parole

« A la suite de Jésus notre Modèle »
informations = Tel : 05 62 88 91 35

Samedi 5 octobre : à partir de 14 h « Portes Ouvertes »
49 chemin du Vallon 31400 Toulouse.  (Près de l’hôpital Rangueil)
 Film, échange … adoration libre, 18 h – Eucharistie,  puis repas partagé
Plus d’informations : Tel : 05 62 88 91 35


Aix en Provence:

8 septembre 2019

A la fraternité du Tubet, à partir de 15 h : « portes ouvertes! » Tel : 04 42 20 03 71
– Rencontre avec des petites sœurs et les pays où elles ont vécu
– 17 h 30 Eucharistie d’action de grâce pour toutes ces années riches d’amitié
– « Pic-Nic » partage avec ce que chacun aura apporté.


Paris : 

Jeudi 3 octobre à 19 h 30

Projection du film de Caroline Puig-Grenier sur Petite sœur Magdeleine : « Un choix pour la vie »
Au Centre Sèvre, 35 bis rue de Sèvres, (métro Sèvres Babylone) 75006 Paris
Renseignements : Petites sœurs de Jésus : 01 42 41 28 70

 

Marche et Parole

 

Temps frais et soleil mitigé ont accompagné chaque matin nos marches silencieuses dans la montagne.
Nous étions 21 personnes à chercher un trésor qui en fait nous est déjà donné si nous voulons le recevoir!

Retour en images sur la session « Marche et Parole » de fin juillet début août 2019

 

Muriel Jean Pierre et Patricia, épluchage à tour de bras…

 

 

Jours moins 3 et moins 2 :

Lyon, récolte de fin de marché
Muriel, Jean Pierre, Patricia et Monique
se mettent à l’œuvre pour préparer
confitures et compotes,
et les premiers repas.

Présentations…

 

 

 

Jour d’accueil :

Se connaitre, se reconnaitre, s’accueillir, s’installer…

 

 

Premier petit déjeuner

 

 

Jour 1 :

Comme il est bon ce premier petit déjeuner
Prendre le temps de découvrir les lieux, l’aménager,
discuter ensemble, s’informer sur le déroulement du séjours…

 

Ils partirent sur la montagne…

 

 

Jour 2 : « Il est bon que nous soyons ici »

Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques
et aussi Brigitte, Gwenn, Miguel, Kevine, Vestine, Gilles,…
et il gravit la montagne

 

 

 

Vestine et Anne préparent le pain

 

 

 

Jour 3 : « Le Royaume est comparable à… »

« Le Royaume est comparable au levain qu’une femme
enfoui dans la farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé »

Elle était incapable de se redresser

 

 

 

 

Jour 4 : « En avoir plein le dos… »

Depuis 18 ans une femme était courbée, incapable de se redresser.
Jésus l’interpelle et lui dit : « Femme te voici délivrée de ton infirmité »
Il lui impose les mains, à l’instant elle redevient droite et rend gloire à Dieu.

 

 

Répétition de chants avant la liturgie

 

 

Jour 5 : « Cherchez son Royaume… »

« Sois sans crainte petit troupeau:
votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume »

 

 

 

Nous avons déposé, mélangé, la farine de nos vies

 

 

Jour 6 : Tous invités

« Heureux qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu »

 

 

 

 

Facteur

 

Les petites sœurs de Cuba

Actuellement six petites sœurs vivent à Cuba, en deux fraternités.
Leur vie fraternelle s’enrichit de leurs différentes origines :
cubaine, italienne, colombienne, haïtienne, chilienne. 

Après quelques années en Italie, Emanuela revient à Cuba début 2017.
La première année elle reprend contact avec le quartier, disponible
à la maison, puis trouve un emploi de facteur, ce dont elle nous parle.

 

 

Chercher un emploi

« En juillet 2018 j’ai commencé à chercher du travail
– j’ai toujours été attirée par le travail de facteur,
sans avoir jamais pu l’exercer-
alors je suis allée postuler à la Poste.

 

Emanuela livre les journaux

 

Un souhait exaucé

Une semaine après ma demande, un remplacement m’a été proposé.
C’était aussi le moyen de voir si je pouvais m’en sortir avec le poids
des journaux puisqu’il y avait 240 abonnés.

Au bout de quatre mois d’essai, j’ai obtenu un quartier fixe à desservir.

Depuis je circule dans mon secteur, avec courrier et journaux dans
une petite charrette, par des rues pas toujours en bon état et pentues.

 

 

Rencontre des vendeurs ambulants

 

 

Des rencontres

Dans la rue de nombreuses personnes cherchent à vendre quelque chose,
devant leur maison ou avec une charrette quelconque.

La régularité de mes passages permet les rencontres, une familiarité s’installe:
on se salue, on se demande des nouvelles de la famille… des amitiés naissent
C’est une grand richesse humaine.

 

Partage de vie

 

Simplement là

Je me sens à ma place parce que c’est un travail simple,
qui me situe avec les gens comme eux.

C’est un partage de vie, de fatigue des personnes qui gagnent
leur quotidien centime après centime.
Pour nous, nos salaires mis en commun permettent
que nous arrivions à payer notre vie ordinaire.

 

Chacun vend un petit quelque chose

 

Voilà mon amie

Il y a Teresa, un vieille dame aux mains déformées par l’arthrose.
Assise devant sa porte, elle vend des bonbons, des cigarettes…
L’autre jour, me voyant arriver, elle a dit : « Voilà mon amie! »
J’ai réussi à lui acheter quelque chose, alors que les jours
précédents, elle m’en avait fait cadeau.
« Les bons comptes font les bons amis » lui ai-je dit.
« Notre amitié est plus profonde que cela » m’a-t-elle répondu.
J’étais émue.

 

 

Bénédiction sur tous

 

Soutien dans les fragilités

Emue aussi par ce vieil homme qui vend des fruits devant la porte de sa maison.
Sa femme, malade, ne peut pas toujours se lever tandis que lui est mal voyant.
C’est donc elle, qui depuis son lit, reçoit l’argent. Ils font équipe avec tant de dignité.

 

« Cela me frappe que le dernier geste de Jésus, dans l’Evangile de Luc,
Soit une bénédiction sur ses disciples, sur l’humanité.
Que la grâce de cette bénédiction nous accompagne toujours. »
Emanuela

 

 

Septième jour

 

« Six jours durant Dieu est à l’œuvre pour créer le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent.
Le septième jour Dieu se repose de tout ce travail qu’Il a fait et bénit ce jour qui lui est réservé. »

 

 

« Un jour réservé au Seigneur »

« Un jour de repos réservé au Seigneur… »

Chaque année, les petites sœurs réservent, plus ou moins,
une dizaine de jours uniquement pour Dieu.
Silence, méditation de la Parole de Dieu, relecture de vie avec Lui et, à sa suite, avec les autres, louanges et pardon.
Ce temps est vécu en fraternité ou en solitude.

Elli Myriam nous partage un peu de ce temps privilégié vécu à Midelt au Maroc, son pays d’adoption.
Retraite effectuée avec les petites sœurs de sa région.

 

 

 

Se laisser imprégner de la Parole de Dieu

Retrouver le sens

Guidées par Marc sur ce chemin d’écoute de Dieu à partir des thèmes chers à la Fraternité : Bethléem, Nazareth. Jésus, Fils de Dieu, incarné dans une vie ordinaire!

Se laisser rejoindre par cette présence de Dieu qui imprègne nos chemins.
Et en même temps une constante invitation à partager, s’engager pour l’autre.

« Ce temps privilégié, à l’écart me permet, à chaque fois, de retrouver le sens de mon choix. »

 

 

 

 

Au détour du chemin

Parole de Dieu en direct

Le premier matin j’ai du ressortir pour une course nécessaire.
En ville, près de la Kasbah, j’ai rencontré une femme qui portait une énorme charge de fourrage sur son dos.
Je me suis arrêtée pour la saluer et je lui ai dit : « C’est lourd, où vas-tu comme ça? »

Elle m’a répondu : « Oui c’est lourd. » Puis elle a ajouté :
 » Viens prendre le petit déjeuner avec moi… »

Parole de Dieu en direct d’une femme qui, sans se plaindre, porte sa charge et
en même temps reste attentive à l’autre.

 

 

 

 

Vie pétrie par les événements

Bethléem « Maison du Pain »

Un autre jour Marc était allé chercher un grand pain encore tout chaud.
Que de similitudes avec notre vie, la préparation d’un pain!

Nos existences, comme la pâte, sont pétries par des événements de toutes sortes : joyeux, douloureux.

Lorsqu’il est cuit, le pain répand sa bonne odeur, il est prêt à être rompu, partagé, mangé…
Ainsi notre vie avec Dieu, Lui Pain livré, rompu, partagé pour la vie du monde

 

 

 

 

« Jésus a fait de la vie ordinaire le lieu de la rencontre avec le Père. »
Chacune, chacun peut contempler la Parole de Dieu à l’œuvre dans
sa réalité quotidienne.