Garder le cap

Claire, revenue à la fraternité de La Courneuve,
s’est mise à parcourir le chemin rocailleux de la recherche d’un emploi :
inscription à Pôle Emploi, multiples démarches administratives, premiers entretiens…
attentes, reports de rendez-vous, et finalement après un stage rayée de Pôle Emploi.

 

 

Recommencer et continuer

Tandis que je me réinscris à Pôle Emploi je continue mes recherches de travail de manière autonome.

Sonia, par son travail d’éducatrice, a connaissance qu’une association recherche une personne pour un poste d’accueil. C’est exactement ce qu’il me plairait de faire !
Je contacte tout de suite le centre et obtiens un entretien d’embauche pour la semaine suivante.

Le RV est repoussé d’une semaine, puis je dois attendre 3 semaines avant d’avoir une réponse…      négative !

 

 

Surprise !

Pendant l’attente j’apprends que j’ai un nouveau conseiller à Pôle emploi, alors je refais toutes les démarches auprès de lui pour que mon dossier arrive au Cap emploi. Cette fois c’est bon, j’obtiens le premier rendez-vous… fin novembre.

 

 

 

 

 

Les obstacles surgissent

Une intervention chirurgicale me fait stopper la recherche pendant quelques semaines mais je continue les rencontres avec la conseillère de Cap emploi pour déterminer ma recherche de travail.

Je rencontre un médecin conseil pour établir la fonctionnalité de ma cheville (accidentée il y a 35 ans). Le verdict tombe : interdiction de rechercher un travail en position debout prolongée. Je le pressentais, c’est pourquoi avec la conseillère de Cap emploi, nous avions vu qu’un travail sur un poste d’accueil serait préférable. Pour cela, il m’est conseillé de faire une formation ce que j’accepte.

 

 

 

« J’affine mon projet »

Au cours d’entretiens divers, j’affine mon projet et m’oriente vers une formation « d’employée administratif et accueil ». J’ai déposé un dossier le 13 février au GRETA de Saint – Denis, je n’ai toujours pas de réponse malgré mes coups de fil réguliers !

On me dit que la personne qui s’occupe de cette formation revient dans huit jours, puis ses vacances se prolongent, puis on me dit qu’une sélection va bientôt se faire.

Finalement, je peux avoir la secrétaire qui reprend pour la 3ème fois mes coordonnées et me dit qu’elle me recontacte au plus vite. Nous sommes le 12 mars !

 

 

 

Tout ce qui n’est pas dit

A travers tous ces rebondissements, il y a aussi tous le CV envoyés ou déposés dans les entreprises et qui sont restés, pour la plupart, sans réponse.

Les aventures de ce quotidien, sont le lot de beaucoup ici dans notre cité. Plongée avec eux dans cette réalité de la recherche d’un emploi, j’apprends la patience, la persévérance.

Cela me donne de regarder l’autre avec bienveillance, me faisant solidaire des chômeurs. Ma prière s’élève vers Dieu pour eux tous.

Notre caisse de solidarité, interne de la Fraternité, heureusement nous dépanne financièrement quand c’est nécessaire.

 

 

 

 

 

 

 

. . . . .

Parcours rocailleux

Après plusieurs années dans d’autres insertions,
Claire revient à la fraternité de La Courneuve,
une commune du nord de Paris,
dans une cité à la population multiculturelle.

 

 

Se mettre en route

« Passés quelques jours d’installation, je m’inscris  à Pôle Emploi afin de commencer la recherche de travail.
Des personnes côtoyées au quotidien transforment ce sentier rocailleux en chemin parsemé de conseils, d’idées.

 

 

 

Conseils d’amis

Thierry me suggère d’aller à « porte ouverte » d’un centre de formation j’en reviens avec un rendez-vous pour une formation de deux semaines en bureautique.

Marie Josée me parle de son handicap et d’une filière de Pôle emploi qui la guide :  « Cap emploi ». Reconnue moi-même travailleur handicapé, je contacte ce centre.

 

 

 

 

 

Le temps des diligences ?

 

Mon dossier de reconnaissance « travailleur handicapé » à été constitué à Strasbourg, je dois demander son transfert à la Maison Départementale de la Personne Handicapée en région Parisienne,  c’est une période de vacances, il faut attendre…

 

 

 

 

 

Une fois le dossier arrivé, je contacte mon conseiller Pôle emploi pour l’informer et pour que « Cap Emploi » prenne le relai.

Après trois semaines de démarches infructueuses pour une coordination entre les bureaux, et malgré l’actualisation mensuelle de ma situation, j’apprends que je suis radiée de Pôle Emploi.
La formation en bureautique que j’ai suivie serait la cause du blocage de mon dossier.

 

Nous sommes déjà à la fin du mois d’août !
Alors je me réinscris à Pôle Emploi.

 

Suite :    « garder le cap »

Où est ma terre ?

« J’arrive comme dans un autre monde,
le décalage est si grand ! »

Ces mots de Nicole, une petite sœur qui a vécu 61 ans au Mexique,
disent quelque chose du chamboulement inévitable qui surgit,
à la fois quand on arrive dans un nouveau pays et,
quand on revient dans le sien après tant d’années.

 

 

Alors la question se pose :
Où est ma terre ?
Quel est mon pays ?

 

 

 

 

 

Avec d’autres peuples

Il y a 6 mois j’ai quitté le village où était implantée la fraternité. Nous partagions là l’existence de ces communautés humaines dépouillées de leurs terres, de leurs droits, obligées de migrer vers d’autres régions pour survivre. Des communautés au même destin et donc solidaires entre elles pour retrouver avec courage et parfois dangereusement droit et dignité.

 

 

 

 

J’ai tant à remercier pour les milliers d’amitiés tissées au quotidien,
pour avoir vécu la magie de la culture , de la musique , des couleurs,
des fêtes communautaires qui nourrissent et engagent la vie et
la joie en résistance.

Tout une richesse et un apprentissage!

 

 

 

 

Redécouvrir « ici »

Et me voici dans une société protégée, ou les besoins élémentaires sont à l’abri, où tout semble dû pour une sécurité confortable,  où le besoin de s’unir à d’autres parait moins urgent…

Où je découvre aussi, autrement, une belle humanité faite d’attentions et d’amabilité, dans la rue,  les bureaux etc.

 

 

 

Un nouveau chemin

Pour moi, le but n’est pas d’alimenter la nostalgie, en me figeant dans le passé,
même si parfois les larmes coulent toutes seules …

Me réinsérer dans mon pays est un défi que j’accueille en toute liberté.

 

 

Comment me ré-situer ?
Au fur et à mesure se préciseront les « où » et les « comment »
avec leurs apprentissages, leurs nouveautés, leurs découvertes.

La présence de ma communauté m’aide dans cette mutation.

« Bourgeons fragiles »

Une bonne nouvelle :

En novembre 2017 le « Rameau de Jessé » annonçait sa fondation.
Aujourd’hui des amis se sont greffés, Jean Pierre et Muriel, Janine…

 

Le Rameau de Jessé devient :

« Bourgeons fragiles mais si pleins de sève,
issus du même tronc avec de tels espoirs de vie »
(de Pte soeur Magdeleine) »

 

Tout au long de sa route Petite Sœur Magdeleine a fondé,
vécu la fraternité avec les gens qu’elle côtoyait.
Pas étonnant si aujourd’hui des personnes,
en découvrant son itinéraire de spiritualité,
trouvent leur propre chemin pour aller à Dieu.

 

Hasard et circonstances…

Après des sessions d’été, suite à une conférence sur la vie des Fraternités,
Ou encore par des amitiés qui invitent au partage…

Des personnes ont éprouvé l’envie de continuer la route entrevue et
déjà un peu amorcée et se sont lancées dans l’aventure d’une nouvelle fraternité.

 

Forces et faiblesses nous rassemblent

« La fragilité de l’Enfant de Bethléem a rejoint chacun de nous dans sa fragilité, avec Lui nous pouvons accueillir cette faiblesse qui souvent nous fait peur. »

« Au travail, le petit Jésus est derrière mon ordinateur et quand ça ne va pas, discrètement je le prends dans ma main. »

« Une communauté fraternelle entre nous c’est aussi aidant car nous venons chacun avec nos cassures et le Petit nous rassemble »

 

 

 

 

« Les haltes, en immersion dans une fraternité de petites sœurs, nous imprègnent de la spiritualité et nous donnent des forces pour repartir vers nos Nazareth. »

« Prière, attention fraternelle et tâches ordinaires sont les axes de nos rencontres. »

« Vivre la spiritualité de Charles de Foucauld à la lumière de la vie et des écrits de Petite sœur Magdeleine de Jésus. »

« Je sens que je vais à la rencontre de mon identité profonde, pour la libérer. »

 

 

 

 

 

Quel lieu pour ces haltes ?

Arrivant de différentes régions du Nord de la France et Belgique, les retrouvailles se font pour le moment à la fraternité de La Villetertre, proche de Paris, facilement accessible par le train.

 

 

 

 

 

Du côté des petites sœurs ?

En 1947 Petite Sœur Magdeleine écrivait :

« Depuis longtemps déjà, autour du Père de Foucauld, s’est créée tout une fraternité d’amis qui cherche à avoir avec les Petits Frères et les Petites Sœurs en plus d’un lien étroit d’amitié, un lien beaucoup plus profond dans une communauté de spiritualité et d’esprit. »

La recherche d’une communauté de spiritualité et d’esprit n’est donc pas nouvelle !
Il n’empêche, cela bouscule nos façons de vivre la fraternité, y compris dans le concret d’une vie de maison.
Voilà une invitation à nous ouvrir à la nouveauté, de nous réveiller, de réfléchir aux questions qui surgissent.
Alors même s’il a fallu traverser nos peurs, chacune y trouve une ouverture, une richesse.

 

 

 

« Dieu accueille tout le monde »

Dans les jours qui suivent la mort et la résurrection de Jésus,
ses apôtres annoncent tout ce dont ils ont été témoins auprès
de lui durant sa vie et même après sa résurrection.

A qui est annoncée cette Bonne Nouvelle ?

 

Une invitation étonnante

Un jour, Pierre, un de ses Apôtres,
reçoit l’invitation d’aller chez un homme appelé Corneille.

Une invitation banale… si ce n’était que Corneille
est membre d’une puissance étrangère influente en terre d’Israël!
De plus Corneille n’est pas juif or un juif ne peut être ami
avec un étranger, ni entrer dans sa maison !

Qu’est-ce que tout cela veut dire ?
Remontons quelques heures auparavant.

 

 

Messagers de bouleversements

A Césarée, Corneille reçoit la visite d’un messager
qui lui annonce que Dieu accepte ses prières et les dons
qu’il fait aux pauvres d’Israël.

En effet Corneille, bien qu’officier romain, adore Dieu.
Corneille écoute et fait ce que ce messager lui demande :
envoyer des hommes convier Pierre à venir chez lui.

 

 

 

 

A Joppé, Pierre, alors qu’il est en prière,
reçoit une vision accompagnée d’une voix qui lui dit :
« Ce que Dieu a rendu pur, ne dis pas que c’est interdit ! »

« Que veut dire ce que j’ai vu? » se demande Pierre.

Tandis qu’il est plongé dans sa réflexion,
l’Esprit Saint vient l’avertir que trois hommes
le cherchent et qu’il doit partir avec eux.

Au même moment on frappe à la porte de la maison,
Pierre va ouvrir et part avec les trois hommes.

 

 

 

Deux groupes face à face

 

 

 

Devant sa maison, entouré de sa famille et de ses amis,
Corneille attend Pierre et dès qu’il l’aperçoit il part à sa rencontre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre est arrivé conduit par les trois hommes
et accompagné de quelques croyants de son entourage.

 

 

 

 

 

 

 

Éveil

Après avoir entendu Corneille raconter son entrevue avec l’ange du Seigneur,
Pierre prend la parole :

« Vous le savez un juif ne doit pas être l’ami d’un étranger ni entrer dans sa maison.
Mais Dieu vient de me montrer une chose :

 

Maintenant je comprends que Dieu accueille tout le monde. »

 

 

 

Témoins de la Résurrection.

Et Pierre de continuer :
« Nous sommes témoins que Jésus, investi par la puissance de L’Esprit Saint répandu sur lui par Dieu,
est passé partout en faisant le bien.

Il a été supprimé, cloué sur une croix.

Mais le troisième jour, Dieu l’a réveillé de la mort
et lui a donné de se montrer à nous.
Il nous a commandé d’annoncer la Bonne Nouvelle :

Toute personne qui croit en Jésus
reçois par son Nom le pardon de tout mal.

 

Hormis l’icône de l’ange les images sont l’œuvre d’une petite sœur.

« Il ne disait rien »

« Il était comme quelqu’un que personne ne veut regarder.
On l’a fait souffrir, il a gardé le silence. »

Is 53, 7

 

Ciel sombre
Dans l’obscurité de la souffrance

Quand la souffrance s’empare de tout l’être,
quels mots pourraient la dire ?
Quels mots apporteraient un apaisement ?

Seul, parfois, un simple geste d’humanité, un témoignage de tendresse,
pourra faire naître une étincelle d’espoir.

Un matin en prenant son travail à l’hôpital
– ce pourrait être celui de notre quartier, de notre ville, de notre région…-
Petite sœur Lucile est confrontée à cette souffrance silencieuse.

 

 

De la mort…

 

« Il ne pleure pas, il ne crie pas »

Il ne pleure pas il ne crie pas.

« En prenant mon service un matin à l’hôpital, je vois que, pendant la nuit, on avait amené un tout petit trouvé dans la rue.

Je le regarde, et malgré les cernes autour des yeux il est si beau.

Que s’est-il passé ? Qu’a t-il déjà souffert?

 

En fin de journée, je réalise que le petit ne pleure pas, ne crie pas.
Il mange quand on lui donne le biberon, mais il ne demande rien.

 

 

Jésus est condamné
Mosaïque : chemin de Croix

 

 

 

Peut-être a t-il déjà tellement crié,
sans que personne ne lui réponde,
qu’il n’y croit plus.

 

 

 

 

 

Une étincelle de vie

Enfant protégé par des bras
Redonner confiance

Alors je le prends dans mes bras,
je le mets contre moi,
je le caresse le plus doucement possible.
Longtemps je reste là.

Quand je le remets dans son berceau,
il me semble voir une étincelle de vie dans ses yeux.

 

Le lendemain à mon arrivée,
j’ai la joie de l’entendre crier.

La vie a gagné !

 

 

… A la vie

 

Chacun le rassure

Les trésors du cœur s’épanouissent

Un élan de solidarité se met en route:

D’abord : trois jeunes filles, embauchées par une association,
sont toujours prêtes à prendre cet enfant dans leurs bras,
à lui donner à manger.

Najia, qui fait le ménage du service, s’y met aussi.

Chaque jour, nous trouvons des vêtements tout neufs déposés pour lui dans son berceau,
sans savoir qui les a mis.

 

 

 

 

Accompagné de tendresse…

Quand l’assistante sociale vient pour l’emmener à l’orphelinat,
nous sommes  un peu tristes et nous faisons le projet d’aller le visiter.

C’est le temps du Ramadan, une collecte permet d’acheter des vêtements de fête,
quand le commerçant apprend que c’est pour un petit enfant abandonné,
il offre le vêtement.

 

Enfant dans les bras
Accompagné de tendresse

… jusqu’à l’étape suivante

Nous voilà parties, à trois collègues, à l’orphelinat.
Notre petit enfant, renommé Sofiane, est toujours aussi beau.
Je suis sûre qu’il nous reconnaît.

 

 

 

 

 

 

Aube d’un nouveau jour

 

Plus loin une lueur

Avec  joie, nous apprenons que Sofiane vient d’être adopté par une famille.
Et nous repartons le cœur léger ! »

Marche et Parole 2018

Amis (es) et petites sœurs,

Lettre de  : Jean Pierre et Muriel,
petites sœurs Bernadette et Patricia.

 

La préparation des  rencontres « Marche et Parole» avance,
et déjà nous pouvons vous donner des précisions…
Nous aurons la joie de vivre ces jours,
petites sœurs et ami(e)s ensemble, une belle aventure…

 

 

Le thème de cette année :

  L’hospitalité

Icône de la Visitation

 

« Ouvrir tout grand son cœur,
et son âme et ses portes »

de Petite sœur Magdeleine

 

 

 

 

Marche en silence

 

 

Ces sessions ne sont pas une retraite,

elles sont un moment de partage et de vie fraternelle,
à l’écoute de la Parole de Dieu et de nos textes Sources
(textes de petite sœur Magdeleine et de Frère Charles)
dans un climat de prière et de silence.
La marche fait partie de la session en allant « au pas du plus petit ».

 

 

 

 

Première session

 

Du  samedi 23 juin (à partir de 17 h)
au samedi 30 juin 2018au matin.

à l’Abbaye Notre Dame des Neiges (1000m d’altitude)

 Maison de Zachée
07590 Saint Laurent les Bains
Tel : 04 66 46 59 00 (en cas d’urgence)

 

 

 

Deuxième session :

 

 

Du lundi 30 juillet (16h )
au lundi 6 août 2018 matin,
Attention, il y a eu un changement de dates !

Au Chalet Les Cyclamens
74950 Le Reposoir
Tel 04 50 98 63 51

 

Nous désirons  vivre  cette semaine dans une atmosphère de convivialité,
l’Évangile ne nous invite-t-il pas à être « en tenue de service » ?

 

 

Détails d’accès, d’inscription, de déroulement…
Lettre inscription 2018

 

Comment se rejoindre?

Inquiets de laisser seuls dans la journée leurs parents âgés et dépendants,
des personnes font appel à une association pour une simple présence.

Si cette présence rassure les enfants,
qu’en est-il des parents acculés à un choix qui n’est pas le leur?

Petite sœur Mélanie, de par son travail, s’est trouvée malgré elle entre ces deux volontés.
Comment à la fois respecter la non-adhésion à un projet et ouvrir à un possible relationnel?

 

Échapper à une situation non choisie

Accepter ?

 

« Une simple présence de compagnie » avait demandé le fils,
mais ce n’était pas ce que cette personne très handicapée physiquement souhaitait.

 

 

 

 

 

Respecter la non-adhésion au projet

 

Notre compagnonnage devant la télévision n’avait rien de très relationnel
et le contrat avec l’association était sur le point de se rompre.

 

 

 

 

 

Essayer encore?

L’association m’a demandé d’essayer encore quelques jours.
Durant ce temps je me posais la question de ce qui pourrait intéresser
cette dame qui avait une formation d’enseignante?

 

A tâtons, je lui ai demandé :

« Pourriez-vous s’il vous plait m’apprendre l’allemand? »

 

Besoin les uns des autres

 

Sa réponse affirmative nous a ouvert à toutes les deux
un autre avenir relationnel.
A partir de ce lien si fragile, nous avons pu parler d’autre chose,
élargir l’horizon.

La télé continue d’être allumée,
un peu comme une ambiance de fond. »

 

Marie rend visite à sa cousine Élisabeth

 

 

 

« En tout être humain,
derrière les voiles et les apparences,
elles verront un être sacré »  » *

 

 

 

 

 

* Citation dans :
« Petite Sœur Magdeleine de Jésus »
De Petite sœur Annie de Jésus
Édition Cerf, page 157

 

« Reviens vers moi »

« Revenez à moi de tout votre cœur »
Joël 2, 12

 

Un appel, une supplique,
non une règle à observer durant le temps du carême.
Un cœur à cœur pour épanouir le meilleur qui sommeille
en chacun de nous.

Temps privilégié d’attention dans l’ordinaire de nos vies

 

 

Depuis plusieurs années, petite sœur Mélanie,
par le biais d’une association,
travaille à domicile  chez des particuliers.

Au cours de son travail une situation lui fait prendre conscience combien
l’autonomie de chaque personne est à préserver quelque soit son handicap.
Un moment de vérité instaure une autre relation.

 

 

Nouvelle réalité

Une nouvelle personne

« Il y a quelques mois, c’est près d’une personne touchée par une maladie invalidante et progressive que s’est situé mon emploi.

La première fois que j’ai dû faire signer ma feuille de présence, je ne savais à qui demander ?
Je me suis tournée vers l’infirmière qui effectuait un soin au même moment :

« Qui va signer ma feuille de présence? »

Elle m’a dit :

« Je peux signer votre papier. »

 

 

Moment de brouillard

Flash de conscience

A l’instant même j’ai pris conscience que j’avais agi
sans l’avis de la personne auprès de qui je travaillais.

La voyant totalement  dépendante dans un fauteuil roulant,
j’avais pris le raccourci de son impossibilité d’écrire.
Alors je me suis accroupie,  à sa hauteur de fauteuil,
et je lui ai demandé pardon.

 

 

 

Larmes bienfaisantes

Protéger l’autonomie

Difficilement elle m’a dit : « je peux signer votre feuille ».

C’est alors que mes larmes ont coulé

Les fois suivantes, après mon travail, cette dame signait mes feuilles de présence.
Cela prenait du temps, l’écriture était hésitante, les lettres bancales…
mais c’était elle qui accomplissait son rôle. »

 

 

 

« Le Seigneur le déclare :

« Revenez à moi de tout votre cœur,
ce ne sont pas vos vêtements qu’il faut déchirer,
c’est votre cœur qu’il faut changer. »

Oui, revenez vers le Seigneur, votre Dieu,
il est plein de tendresse et de pitié,
patient, plein d’amour. »

Livre du Prophète Joël 2, 12-13

 

Vie de village

C’est le soir, nous sommes autour de la table, Denis, la mine triste, entre :

« Je ne vais pas bien, je voudrais que le docteur me donne quelque chose
pour ne plus avoir cette angoisse. »

Plus tard Jean arrive, son rire tonitruant nous entraine à le suivre.
A son tour Lucien discrètement vient s’asseoir, il regarde tout le monde et repère les nouveaux.

Ainsi tout au long de la soirée, des personnes passent un moment à la fraternité.

 

 

Des rencontres en abondance ?

Lieu de solitude?

Arrivée depuis quelques jours, à la fraternité de La Villetertre dans l’Oise, je regarde le quotidien de mes sœurs d’ici.
Qui pourrait penser que dans un village il puisse y avoir tant de mouvement ?

 

Les personnes résidant à l’ESAT * ne sont pas les seules à fréquenter la fraternité : amis, voisins, paroissiens… ne manquent pas d’occasions pour passer un moment.

 

 

A quand la prochaine rencontre?

Porte ouverte

Françoise, Marc, Danièle, Brigitte, Yvan, Sophie, Gilles… s’arrêtent pour un service à donner ou à recevoir, pour préparer une réunion, un événement, pour des légumes et des fruits à partager, des soucis à porter ensemble, un anniversaire à marquer, se joindre à la prière, ou tout simplement pour discuter autour d’un café…
Et ce qui frappe dans toutes ces rencontres c’est la réciprocité. A un moment ou à un autre on a besoin d’amis pour avancer sur sa route propre.

 

 

 

Mêlées à la vie sociale

Le village lui-même favorise la vie sociale :fêtes, commémorations, groupes… rassemblent la population.

Selon les possibilités d’âge, de temps, de compétences, les petites sœurs se réjouissent de participer à cette vie.
Paule et Jo rejoignent le « Club des anciens »,
Patricia prépare des crêpes lors d’une fête, Chorale et gym pour Véronique et Odile,

Et puis toutes s’activent, avec les villageois disponibles, à l’épluchage des pommes de terre pour un repas de kermesse…

 

 

Prier ensemble

Au delà du local

C’est vendredi soir, Claire, de la fraternité de La Courneuve, vient pour un weekend de solitude et de prière.

La maison assez spacieuse, d’accès facile grâce à un arrêt ferroviaire, permet à des membres de la Fraternité ou non de faire une halte de silence et de prière loin du bruit et de l’agitation des grandes villes, ou simplement du quotidien.

 

 

 

« Le frère Charles nous laisse l’exemple d’une disponibilité totale,
en même temps que l’hospitalité la plus large et la plus fraternelle.

Il a ouvert son cœur à tous les êtres et n’a jamais pu mettre de
limites à son zèle et à son amour fraternel.
C’est le message de son cœur que je  veux essayer de transmettre… »

Petite sœur Magdeleine

 

* (Établissement Spécialisé Accueil par le Travail)