Apparence…

« Il n’a ni beauté, ni prestige… Beaucoup en le voyant détournent le regard, l’évitent… »

Ces paroles du Prophète Isaïe nous les méditons chaque année lors de la Passion de Jésus.
Ces paroles révèlent aussi tous ceux dont l’apparence éloigne des autres.

Geneviève, petite sœur d’une fraternité en France, nous partage le chemin parcouru avec Jean :

La rencontre

Chaque dimanche, Jean arrive dans son fauteuil roulant pour assister à la messe.
Hirsute, pas rasé, les vêtements sales, émacié… on ne peut pas dire que l’on ait envie de l’approcher !

Pourtant il y a eu un regard, un bonjour, quelques mots, une conversation plus longue… Et l’on découvre l’histoire humaine.

Les épreuves de famille, de travail, de santé, se multiplient ;
L’éloignement de ses racines accentue la solitude.
Quelle énergie lui a-t-il fallu pour rester simplement debout?

Chaque dimanche il arrive…
L’accompagnement humain se distend

Dégringolade

Dans sa propre détresse il accueille un temps chez lui un homme en tout autant mauvais état et malade de l’alcool. Cette présence difficile finit par décourager soignants et assistants. L’accompagnement humain se distend se réduit à peu de chose, la santé de Jean se dégrade.

Rester proche

Geneviève continue :

Je me suis rendue compte que ses repas étaient assurés toute la semaine par le service communal, mais pas le weekend, alors nous avons essayé de lui apporter quelque chose à manger.

Un jour j’ai tenté de lui couper les ongles, mais ils étaient devenus si durs que j’ai eu beaucoup de mal.

Un regard, un bonjour, quelques mots…
Fleur épanouie après la pluie
« J’ai pris une douche, je suis propre »

Élargir les relations

Lors d’une rencontre avec les membres de la Société Saint Vincent de Paul, j’ai parlé de Jean.
Le responsable a voulu le rencontrer.

Depuis ils ont pris en charge une relation de proximité et d’entraide efficace avec Jean, et en acceptant ses rythmes et façons de vivre.

Peu de temps après, Jean arrive les cheveux coupés, les vêtements propres, le visage détendu et nous dit avec joie et satisfaction :

« J’ai pris une douche, je suis propre. »

Intuition fondatrice

Les germes d’une vie contemplative.

A la fin de l’année 1936, la Fraternité des Petites Sœurs n’existe pas encore,
Magdeleine Hutin – qui deviendra Petite Sœur Magdeleine de Jésus -, sa
maman et une compagne arrivent à Boghari, à 150 km d’Alger. Elles
s’installent dans un quartier complètement arabe.


Carte de l’Algérie nord

Quelques jours après notre arrivée, sans qu’on l’ai cherché,
des petites et des grandes filles viennent nous demander de leur apprendre à coudre et des malades nous supplient de les soigner. »

Toutes les trois vont se dévouer de jour et de nuit au service des plus vulnérables, les accueillant chez elles ou en allant à leur rencontre dans les campements alentours.

La vie est rude, pauvre, cependant la confiance mutuelle, les amitiés qui se tissent, remplissent de joie le cœur de Magdeleine.


Questionnement :

Après deux ans de cette vie intense Magdeleine s’interroge:

« Pendant un temps, surtout quand on a été bridé par les circonstances, on peut se laisser griser par la fièvre d’une activité toujours croissante, par la joie de se donner à toutes les misères, mais on s’aperçoit vite que dans un tel débordement d’activité quelque chose d’essentiel manque :
le temps de se recueillir et de prier ».

Se laisser griser par une activité débordante

Ce manque est un rappel du désir qui habite Magdeleine depuis si longtemps :

*
* *

« Or, le bon Dieu m’avait donné une vocation,
sinon de cloîtrée, du moins de contemplative,
mêlée au monde, pour y rendre présent le
Seigneur comme la Vierge de la Visitation et
pour y porter, au-delà des secours matériels,
la certitude de son Amour. »

« Le Seigneur attendait cette heure… »


Magdeleine se laisse guider

Un pèlerinage est annoncé pour le 19 mars à El Goléa pour la bénédiction de la nouvelle église construite près du tombeau du Père de Foucauld.

Elles s’y rendent:
« Dans le désir intense d’un pèlerinage de prière et de pénitence pour supplier le Seigneur de nous aider à connaître sa volonté. »

Une réponse rapide

A leur retour d’El Goléa, l’abbé Declercq, curé de la paroisse, leur annonce qu’une congrégation religieuse était prête à prendre le relai de leur activité à Boghari et cela sans tarder.

« Nous trouvons un peu rapide la réponse à notre prière… »

« Dieu me prenait par la main… »

Quitter ces activités débordantes où Magdeleine sentait bien que là n’était pas sa vocation est un soulagement à quoi se mêle la tristesse de laisser ses amis devenus si chers.

« Pourquoi avons-nous tant de peine alors que nous sommes sûres de ne pas être à notre place à Boghari? Inconséquence du cœur humain qui s’attache…

Une nouvelle fois, Dieu me prenait par la main et, aveuglément, je suivais. »

Magdeleine exprime alors à Monseigneur Nouet, Préfet apostolique, son désir irrésistible d’aller s’enfermer quelques mois dans un noviciat religieux pour se recueillir dans le silence, et réparer ses forces spirituelles après la suractivité de Boghari.

Ainsi, au fil des étapes, de leur discernement, l’intuition fondatrice
de la Fraternité continuera de se préciser.

Étape de vie (2)

Dans l’article précédent nous avons parlé de l’étape du vieillissement, des fragilités qui s’installent…
Alors comment et où trouvons-nous la force de vie qui nous permet d’accueillir cette évolution?

L’itinéraire de chacune

Que nous soyons parties au loin ou restées en France, chacune est marquée par un passé qui a pétri sa vie, nourri son cœur.

« Aujourd’hui je ne peux pas vivre ici et là-bas, je garde quelques liens et surtout je chéris ces amis d’une autre façon. »

Loin de nos insertions de fraternité, notre vie communautaire -terreau de la rencontre des autres – s’accentue comme une aide précieuse.

« La proximité concrète avec le monde, accentuée par la distanciation sociale due à la pandémie, a évidemment diminué. Aujourd’hui ma principale proximité ce sont mes sœurs. »

Des peuples qui ont nourri notre cœur
Nourrir la joie d’être ensemble

« Cette vie communautaire dans une dépendance réciproque est un grand soutien, elle me permet de donner ce qui est encore possible de moi-même. »

« Il y a un chemin de bienveillance mutuelle, mais est-ce que j’accepte de dépendre de mes sœurs? Parfois en râlant, parfois joyeusement?

Lors d’une discussion rapide sur l’ajustement de taches à répartir :

« Notre dialogue fait d’écoute et de propositions m’a tout d’un coup touchée intérieurement et j’ai pensé : c’est ça notre vie ordinaire, fraternelle, dans une joyeuse simplicité. »

Inscrite dans l’être profond : la confiance

Comment accepter cette faiblesse sinon dans l’abandon confiant du premier jour qui a vu notre arrivée à la Fraternité?

« Au début de ma vie de petite sœur, j’étais « tout feu tout flamme » pour partir comme Abraham. Le feu est toujours là, au fond de moi, même si les forces, elles, diminuent de plus en plus »

« Il y a des mots que je me répète : « comme tu veux Jésus, quand tu veux, ce que tu veux ». Et aussi Seigneur aide moi à vivre cela pas à pas chaque jour. »

L’abandon nous le vivons plus ou moins facilement selon les circonstances, pourtant chacune s’accorde à dire qu’il est chemin de paix.
Abandon confiant de soi même pour tout ce qui est à vivre,
Abandon à Dieu dont la tendresse veille sur ceux que nous avons dû quitter.

Abandon confiant

Permanentes de la prière

Chaque jour la Parole de Dieu éclaire notre chemin

Chaque jour la Parole de Dieu nourrit notre chemin de relation avec Lui, avec les autres, avec nous même. Elle imprègne éclaire nos réactions, nos choix…

« Permanentes de la prière » pour implorer, remercier, confier… ceux qui nous le demandent et ceux qui ne le demandent pas.

La prière solitaire dans le désir d’un cœur à cœur avec Dieu, Lui qui crée le monde et qui remet tout entre nos mains.

Étape de vie

Rassemblées de différentes régions de France et du monde pour vivre ensemble l’étape de la vieillesse,
les petites sœurs de Toulouse constatent, avec un certain humour, leur dépouillement humain et la
conquête permanente pour la vie.

Un constat:

Énumérons quelques aspects de cette étape que tant d’autres personnes expérimentent:

  • Tous les petits changements d’horaires, de lieux, de réunions… troublent les rythmes, déstabilisent.
  • L’audition et la vue, moins précises, nous jouent des tours cocasses dans les relations au quotidien.
  • La mémoire s’amuse à cache cache avec les informations reçues, les dates à retenir, les objets…
  • Les articulations manifestent, parfois vivement, leur besoin d’attention, de renouvellement…
Où sont passées mes clés?

Allons-nous en rester là?

A la porte de la chapelle…

Si nous en restons à toutes nos limites,
qui sont bien réelles par rapport à hier,
nous glissons vers le regret, la nostalgie,
la tristesse alors qu’il reste de nouveaux
chemins à parcourir.

Nous ne pouvons plus nous activer dans
un « faire », n’est-ce pas temps d’accentuer
l' »Être »?

C’est Lui qui habille les fleurs des champs de beauté

« Ne vous faites pas de souci pour votre vie,
Dieu sait ce dont vous avez besoin. »

Évangile de Mat 6, 25-33

Dans ce partage attentif reviennent souvent
les mots d’ « Enfance spirituelle », un des aspects
importants de notre charisme.
Nous avons cherché, désiré… cette enfance spirituelle,
nous aurait-elle façonnées, un tant soit peu, tout au long du chemin sans que nous le percevions ?

C’est Lui qui nourrit les oiseaux

Continuité et renouveau

Le confinement, nos propres limites, entrainent une diminution des relations. Si on y regarde de plus près on s’aperçoit qu’elles ne sont pas absentes, elles se sont adaptées au réel!

Aujourd’hui nous avons besoin de soins, d’assistance ménagère, d’aide dans nos démarches informatiques et administratives, de relais pour la mobilité… Toutes ces personnes qui interviennent à nos côtés, sont des relations humaines qui demandent notre attention et nous permettent en même temps de rester ouvertes au monde actuel.

… et administratives.
Démarches spirituelles…

Si notre désir d’un « vivre avec » marque notre chemin de Fraternité, peut-être s’accentue-t-il dans un « comme » à l’étape des fragilités, notamment celles de l’âge.

Dans le prochain article nous poursuivrons sur les points forts qui nous aident dans cette étape du vieillissement.

Sessions d’été

Cette année encore, en espérant que l’évolution de la pandémie le permettra, nous aurons la joie de vivre cette belle aventure d’une session ensemble, ami(e)s et petites sœurs.

Si ces moments de partage, de vie fraternelle, se font à l’écoute de la Parole de Dieu, de nos textes sources, et dans un climat de silence et de prière, toute personne en recherche du sens de la vie, peut y trouver sa place et enrichir le groupe.

« Viens et vois »

Philippe, un disciple de Jésus, annonce à Nathanaël qu’ils ont trouvé, celui que la Loi et les prophètes ont annoncé.

Nathanaël est septique, alors Philippe lui dit : « Viens et vois »!
C’est avec ces mots de l’Évangile de Jean 1, 46 que nous
cheminerons ensemble durant cette session.

La marche fait partie de la session, en allant « au pas du plus petit ».
Le but n’est pas de faire de grandes randonnées.

Première session

Du samedi 5 juin
à partir de 17 h,
au samedi 12 juin 2021, à 9 h.

S’inscrire : Avant le 8 mai  

Deuxième session

Du samedi 31 juillet
à partir de 17 h,
au samedi 7 août, 9 h.

S’inscrire : Avant le 15 juin

Les deux sessions se font à :

Maison Champagnat
1396 Montée de Serpaton
UCLAIRE
38650 GRESSE-EN-VERCORS

Inscriptions

Inscriptions et informations auprès de :

Petite sœur Patricia Guylaine
49 chemin du Vallon
31400 Toulouse
Tél : 07 74 52 65 28   
adresse mail :  ps.patriciaguylaine@gmail.com

« Au matin les cris de joie »

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu tu m’as guéri;
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez-lui grâce en rappelant son Nom très Saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres, en parure de joie

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce.

« Je t’exalte, Seigneur :

Tu m’as relevé »

Psaume 29, 3-4, 5,6,12,13

Icône de la Résurrection de Sœur Évangélique

« Nous voulons voir Jésus »

Des Grecs venus se joindre à la foule des Juifs rassemblés à Jérusalem pour la Pâques,
demandent à Philippe, un des apôtres de Jésus:

« Nous voulons voir Jésus »

Informé par ses disciples, Jésus répond et anticipe sur ce qui est en train d’arriver…

Oui ils vont le « voir »

Ils vont le voir, de leurs yeux, dans les prochains événements
Ils vont le voir, avec leur être profond, s’ils s’ouvrent à la révélation.
Car à ceux là, tout autant qu’à ses disciples, Jésus parle de sa gloire :

« Voici venue l’heure où le Fils de l’homme doit être glorifié ».

Humble gloire !

« Nous voulons voir Jésus »
Pour donner du fruit le grain est semé en terre

Sitôt faite cette annonce, Jésus poursuit de manière bouleversante;
il prend comme symbole le grain tombé en terre qui ne peut germer et porter du fruit que s’il meurt.

Humble trajectoire actualisée par l’entrée, dans Jérusalem,
de Jésus monté sur un ânon.
Ce jour là il est acclamé, et les jours prochains il sera jugé et
condamné à mort.

Il sera acclamé…
Un simple ânon comme monture…

Père glorifie ton Nom

La Gloire de Dieu n’a rien à voir avec nos gloires humaines.

A celle et celui qui veut suivre Jésus il n’y a pas d’autre chemin : renoncer aux gloires du monde quelles qu’elles soient, et recevoir avec confiance et joie, Celle qui vient de Dieu.

Le grain ne peut germer que s’il est tombé en terre

La gloire n’est pas dans la souffrance ou la mort elle même, elle est dans la vie surgie de ce qui peut paraître une fin.

« Il y a autour de nous bien des critiques.
Il y en a toujours eues mais on a l’impression que peut-être,
elles ont actuellement plus de poids.
Que chacune remplisse généreusement et humblement sa tâche
quotidienne sans s’inquiéter de ce qu’elle entend dire.
Le Seigneur, qui nous a toujours protégées, ne nous abandonnera pas. »

Petite sœur Magdeleine 1959

Confinement et recherche d’emploi

Après son engagement définitif dans la Fraternité,
en septembre 2020, Anna, Polonaise, est revenue
en Slovaquie où elle avait déjà vécu.
Elle nous partage les premiers pas de ce retour.

Anna en septembre 2020

Au centre de l’Europe : la Slovaquie

Premiers pas

« Au début de l’année 2021 je me suis mise en recherche d’emploi, mais comment procéder alors que toute la population est confinée? »

Les défis…

Le seul moyen de recherche était par internet, puis les premiers
contacts par téléphone.
Ces entretiens par téléphone représentaient pour moi un défi :
celui de la langue !

… et la confiance.

Les obstacles humains m’ont projetée dans la confiance,
ma faiblesse ne pouvait qu’attirer la miséricorde et la
grâce de Dieu. J’ai confié toutes mes appréhensions à
l’Esprit Consolateur.

« La faiblesse des moyens humains est cause de force »
Charles de Foucauld à Nazareth en 1900

« Comme un enfant dans les bras de sa mère » Ps 130

A l’essai

Par des amis, des connaissances, des propositions d’emploi m’ont été indiquées, mais je souhaitais vraiment rejoindre une équipe de travail
en entreprise.

Enfin, après un entretien et quelques négociations,
je peux embaucher à l’essai, fin janvier, dans une grande
buanderie moderne qui traite le linge des hôtels et des
hôpitaux.

Découverte du travail

Pause de 10h : temps de repos et de discussions

En équipe

Intégrée dans l’équipe du matin, je travaille pour le moment de 5 h 45 à 14 h 15, nous avons une pause à 10 h.
Mes collègues m’initient aux différentes tâches que nous devons accomplir, cela demande beaucoup d’attention surtout dans l’intense
bruit des machines.

Intrigués par ma présence, les collègues me posent beaucoup de questions: notre vie communautaire, la vie religieuse… l’un ou l’autre
me demande de prier pour sa famille.

Ma responsable de travail, quant à elle, n’a pas été étonnée
de me trouver là car, dans une autre entreprise, elle avait
déjà travaillé avec une petite sœur.

Surprise et abandon

Une grande surprise a été de recevoir mon permis de séjour en Slovaquie pour cinq ans. Je ne suis plus une personne étrangère, sans identification, mais une personne assurée sociale dans le pays.
Par contre quand je retournerai en Pologne il me faudra un peu de temps pour retrouver mes droits sociaux.

Mon espérance se trouve en Dieu car,
là où je suis en son Nom,
Il m’assure de sa bénédiction

« Tel l’aigle qui porte ses petits… »

Qualité de vie

Pour aborder ce temps favorable de notre quête de Dieu qu’est le Carême,
une des fraternités de Toulouse s’est interrogée sur la qualité de vie,
dans les circonstances à la fois de pandémie et de vieillissement.

 

Guetter les premières fleurs

Orientés vers le « faire »?

Nous faisons partie de cette société orientée vers le « faire », vers la quantité la rapidité…

« Je pense dans ma tête que je peux assumer telle ou telle situation,
que je peux prendre en charge telle démarche…
mais mon être ne suit pas,
du moins pas comme je le voudrais. »

« Parfois me gagne la mauvaise conscience d’être moins active. »

 

 

 

Présence au vécu d’aujourd’hui

 

Culpabiliser face au réel?

Accepter que les années se soient accumulées, c’est difficile,
en fait l’acceptation c’est surtout les limites du vieillissement :
lenteur des gestes et des paroles, attention défaillante, oublis…

« Je mesure de plus en plus ma finitude, mon impuissance, mes limites… »

 

 

 

 

 

Accomplir ce que je peux

Sortir de l’inconscience

« Une amie m’a raconté qu’un jour elle s’est arrêtée en chemin se demandant :
« Pourquoi je marche vite? »
Cette remarque m’a interpellée sur mes propres précipitations.
Si je ne peux pas « faire tout ce que je veux » est-ce grave? »

Il y a un certain dépouillement à ne plus pouvoir accomplir autant,
c’est le temps de la confiance, de l’abandon… là le Seigneur m’attend.

 

 

 

 

Question de regard :

Mon regard vers ceux qui, à travers nos familles, nos amis, et suite à la Covid,
ont tout perdu, vers ces étudiants qui dépriment, ceux qui n’ont pu accompagner
et revoir l’un des leurs hospitalisé, décédé…

 

Le regard bienveillant de l’autre en qui j’ai confiance,
qui m’éclaire sur mon propre chemin, mes choix.

 

Le regard de vérité sur moi même dans l’accueil de mon réel d’aujourd’hui,
mes limites, mes richesses… et aussi recevoir une sérénité qui s’installe.

 

 

 

 

La sérénité s’installe

Question de liberté ?

N’est-ce pas à moi de choisir comment je veux vivre?

« Si la première partie de ma vie au milieu du monde est derrière moi,
La suivante est un chemin de profondeur. »

Accueillir cette vieillesse en route, « c’est moi qui l’assume, sous le regard de l’autre. »

La qualité de la présence à ce que je vis au moment présent,
dans mes tâches quotidiennes, avec les autres,
c’est cela qui est important. Cette qualité de présence me rend libre.