Une expérience inattendue

Sur la route de Compostelle deux petites sœurs :
Bernadette et Véronique, l’une de Toulouse, l’autre d’Aix en Provence.
Rêver de ce chemin et,  avancer sur un itinéraire inattendu…
ce fut l’expérience de Bernadette qui nous la partage.

 

 

C’était un rêve

 

Depuis des années je rêvais de faire une grande marche sur le chemin de Compostelle ou un autre chemin et voilà que cela devient possible grâce à Véronique qui partage ce même désir, et grâce à nos sœurs qui nous laissent partir une dizaine de jours.

Marcher longuement, en silence, dans une belle nature ,
marcher et méditer, admirer les  paysages ,
écouter les oiseaux, louer le Créateur…

 

 

Les deux premiers jours

 

Nous voilà donc sur le chemin au départ du Puy en Velay.
Les deux premiers jours je trouve que le sac est lourd,
le souci de mes épaules ne me laisse pas assez libre pour
regarder la nature comme j’aurais aimé, ni même pour penser.

 

 

 

Le troisième jour

 

J’ai des ampoules aux pieds de grosses ampoules !
Moi, une marcheuses de tout terrain… je peine.

Il me semble que tout mon esprit est dans mes semelles…
Je n’ai pas imaginé de possibles obstacles,
pas étonnant puisque habituellement tout marche bien.

 

 

 

Expérience inattendue

Ces limites m’enlèvent toute élévation spirituelle, je suis occupée de mes pieds !
Au bout d’une semaine (car rien ne s’arrange malgré les soins)
je réalise que je suis entrain de compter les jours qu’il me reste à marcher.

Nous encourageant l’une l’autre, nous arrivons tout de même à Conques,
le but que nous nous étions fixées, et cela, dans les délais prévus.

 

Il m’attendait sur le chemin

Et voilà que nous sommes émerveillées de tout, mais quelle expérience !
Il me semble que le Seigneur m’attendait là dans ces limites … à ras de terre…

 

Je comprends mieux aussi le sens de ce Chemin de Compostelle qui,
dès l’origine, est un pèlerinage, un chemin d’intercession,
de conversion et même de pénitence …
Non, ce Chemin n’est pas du simple « tourisme »

 

 

Reprendre « pieds »

De retour à Toulouse, quand nous déposons nos sacs et libérons nos pieds, c’est étrange :
Il ne me reste que l’action de grâce pour la beauté des découvertes.

Que de visages restent dans nos cœurs,
que de partages sur le sens du chemin,
la quête qui l’accompagne,
les fardeaux qu’on voudrait déposer…

Tout ce poids d’humanité que nous avons rencontré, touché du doigt,
remplit mon cœur d’Espérance et me donne envie de continuer, l’an prochain…
Étonnant, mes pieds sont prêts à repartir !

Un nouveau chemin

« Cela fait juste un an que nous avons fermé notre fraternité au Pakistan.
Avant de rentrer en Europe je suis allée saluer mes sœurs en Inde puis
me voici de retour. »

 

Ainsi commence la lettre de nouvelles de Cécile qui nous raconte ses premiers pas,
ses nouvelles racines en Belgique, son pays d’origine.

 

 

 

Reprendre pied

 

« A mon retour ici, j’ai été touchée par l’accueil des petites sœurs, leur aide en bien des domaines. Parfois, même si j’appréciais ce temps de calme, pour prier davantage, lire, me familiariser à ce nouveau contexte de vie… j’aspirais d’aller plus vite et retrouver les gens autour de moi.

 

 

 

 

Deux choses m’aident sur ce chemin :

  • Participer à un groupe « Bible et Vie » de la paroisse. Nous lisons l’évangile ensemble et chacun partage à partir de sa vie et de ses intentions. Un prêtre de 86 ans anime, avec à la fois attention et discrétion, ce groupe.
  • Rejoindre comme volontaire un centre de la Croix Rouge qui accueille des réfugiés demandeurs d’asile. Parmi eux, un grand nombre d’Afghans dont certains parlent Urdu langue usitée au Pakistan.

 

 

Nouveau quartier

 

Nouveau quartier, nouvelle insertion, nouvelle fraternité.
Nous démarrons cette fraternité à 12 km de Banneux, dans un beau village Aywaille. Autour ce sont des collines boisées et la rivière Amblève.

Nous logeons en appartement, dans un quartier où les commerces et les transports publics sont à proximité ce qui facilite notre quotidien.

 

 

 

Avec Ghislena et Anne Bénédicte, venant d’Algérie, c’est aussi tout nouveau puisque nous ne nous connaissions pas auparavant. Autant dire que nous repartons comme à neuf, même si les années derrière nous sont remplies de  tant de personnes, de liens d’amitié, de tant d’histoires partagées. »

 

 

A la rencontre de l’Autre

Traverser des frontières
Avec Charles de Foucauld

 

Retraite itinérante entre :

Bayonne (France) et San Sébastian (Espagne) Du 20 au 26 août 2017

 

« L’amour de Dieu, l’amour des hommes,
c’est toute ma vie,
ce sera toute ma vie je l’espère ! »

Lettre de Charles de Foucauld
à Henri Duveyrier, le 24 avril 1890

 

Si tu as entre 20 et 35 ans, si tu aimes marcher avec ton sac à dos, parcourir les chemins côtiers, prier, réfléchir en silence, échanger et célébrer… viens nous rejoindre du dimanche 20 août (vers 18h) au samedi 26 août (vers 10h) pour une retraite itinérante entre Bayonne (France) et San Sébastian (Espagne)
Avec des petites sœurs et un prêtre de la famille spirituelle « Charles de Foucauld »

Prix indicatif : 150 Euros, selon vos possibilités
Voyage A/R non compris

Programme de nos journées:

– de 4 à 5 heures de marche… (en alternant silence et échange)
– temps de prière et de partage
– l’Eucharistie
– courses et préparation des repas ensemble
– détente, découvertes, rencontres,…

 

 

 

Renseignements et inscriptions (places limitées! Ne tardez pas à vous inscrire) :

Sonia Girard

Petite Sœur du Sacré Cœur
7, rue de la Convention
93120 LA COURNEUVE
06.08.86.73.60 marchefoucauld@gmail.com

 

Une circulaire d’information sera envoyée à la réception du bulletin d’inscription.
Vous pouvez trouver des informations sur le site: http://www.charlesdefoucauld.org

 

« Redoublez d’amour pour Jésus »

« En cette Semaine Sainte, redoublez d’amour pour Jésus.
Laissez sa grâce agir en vous… « 

 Ce sont ces paroles, écrites le 7 avril 1941, au cours de la Semaine Sainte,
que Petite Sœur Magdeleine adressait aux premières petites sœurs de la Fraternité naissante.

Suivons-la sur les chemins de Fondation,
au fil des lettres qu’elle envoyait aux fraternités;
paroles qui disent la traversée de ce chemin pascal fait d’épreuves,
de courage, d’abandon et aussi du bonheur d’être entre les mains de Dieu,
de recevoir sa Résurrection dans nos vies.


 Fin de Carême au désert

C’était à la fraternité d’El Abiodh en Algérie,
lieu de formation spirituelle, grâce à la présence du Père Voillaume, fondateur de la Fraternité des Petits Frères de Jésus.

 

« J’aimerais pouvoir vous faire partager tout ce que furent ces trois premiers jours de la Semaine Sainte, dans le silence du désert et dans le recueillement de la paix de la chapelle des Petits Frères. »

Je suis si unie à vous toutes.
Toute la journée, les Petites Sœurs se relaient devant le Saint Sacrement. « 

Petite sœur Magdeleine
25 mars 1948

 

C’est si beau la vie chrétienne

« Après la si belle fête du Jeudi Saint,
viendra le grand deuil du lendemain
et puis l’allégresse de Pâque.

C’est si beau la vie chrétienne et on y est tellement baigné
qu’on ne réalise pas la merveille dans laquelle on vit! »

 Petite sœur Magdeleine 7 avril 1941


« Alléluia ! Qu’Il soit tout pour vous »

« Alléluia !
C’est la grande joie de Pâques après la semaine de la Passion.
Que Jésus vous donne toute sa Joie, sa Joie éclatante!

Qu’il soit tout pour vous et,
s’Il grandit dans vos âmes,
quelle simplification et quelle unité en résulteront!

N’ayez pas peur. Jésus transformera tout en amour.
Alors, ouvrez votre âme toute grande à cet amour! »

Petite sœur Magdeleine le 20 avril 1946


« On va faire du neuf »

« Alléluia! Le christ est ressuscité! Nous aussi ! Alors, on va faire du neuf.

Et pourtant, le jour de Pâques, j’ai été prise d’une angoisse sans nom, comme chaque fois que je commence une fondation nouvelle, car le Bon Dieu me les fait toujours payer très cher.

Alléluia! Qu’importe! Il est ressuscité!« 

Petite sœur Magdeleine le 21 avril 1946


« Il nous a ressuscités avec Lui »

« Alléluia! Alléluia! Il est ressuscité le Christ, notre espérance! »

Et il nous a ressuscités avec Lui!
Fini, le vieux levain. Nous sommes une pâte nouvelle, pétrie avec le Christ.

 J’espère que vous l’avez toutes sentie, cette grande joie de Pâques, et que vous vous êtes laissées baigner dans cette joie qui devait emporter toutes vos petites préoccupations personnelles… »

 Petite sœur Magdeleine le 14 avril 1941



De l’obscurité à la lumière dans nos vies

« J’avais vingt ans et j’étais la nature la plus timide, la plus refermée qui existe au monde,
c’était ma vraie nature…

En une minute, devant le lit de mort de ma sœur, comme par un éclair, une seconde nature s’est juxtaposée à la première sans la remplacer, et je suis sortie de cette chambre mortuaire autre que j’y étais entrée.
C’est alors qu’a commencé cette vie dont je vous parle…
« 

Petite soeur Magdeleine le 25 février 1949

 

« Me voici, je viens à Toi. »

Au début du carême les textes de la Parole de Dieu nous invitent à
retrouver une relation sous le seul regard du Père.

Un Dieu bon, que l’on reçoit non en multipliant des offrandes,
mais en cherchant à accomplir ce que lui-même nous demande : Aimer.


« Voici je viens »

Etre là simplement en sa présence,
dans la prière comme dans le déroulement ordinaire des journées;
A l’écoute de ce que veut dire aimer à ce moment de ma vie.
« Dans le rouleau du Livre,
je trouve écrit ce que je dois faire.
Mon Dieu je veux faire ce qui te plaît,
et ta loi est au fond de mon cœur. »

Livre des Psaumes : 40, 8-9


Une loi ? Un commandement?

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton intelligence et de toute ta force,
et tu aimeras ton prochain comme soi-même.»

Évangile de Marc : 12, 30-31

 


Comme lui : répondre à l’Amour du Père

S’il nous est difficile d’aimer à la manière du Père,
nous pouvons suivre les traces de ce Jésus qui, lui,
s’engage totalement dans ce chemin.

« Je suis venu non pour faire ma volonté,
mais pour faire la volonté de mon Père qui m’a envoyé.

J’aime le Père et je fais comme le Père m’a commandé.« 
Évangile de Jean : 14, 31

 

 


Comme un ami…

Dieu est amour nous dit Jésus dans l’évangile écrit par Jean : 15, 15.
Il nous aime comme un père aime son enfant,
et aussi comme un ami aime son ami.

« Je vous appelle mes amis »

Cela suppose pour nous une certaine liberté de cœur,
de quitter la crainte pour entrer dans la confiance,
d’être conscient de nos égarements et pourtant
sûrs de la Miséricorde du Père.

« Imitez Dieu, comme des enfants bien-aimés,
à l’exemple du Christ qui vous a aimé et s’est livré pour vous. »

Lettre de Paul aux Éphésiens : 5,1


Comme Lui : aimer avec miséricorde.

Matthieu nous rapporte dans son Evangile : 5, 43 – 48 :

« Moi je vous dis : aimez vos ennemis,
et priez pour vos persécuteurs,
afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux,

car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
et tomber la pluie sur les justes et les injustes.
 »

 

 


Comme Jésus, une déclaration d’amour

«  »La Passion, le Calvaire, c’est une suprême déclaration d’amour »,
disait frère Charles. »

Cité par Petite sœur Annie : « Petite sœur Magdeleine » p. 49 /Cerf

« Mon Père s’il est possible que cette coupe passe loin de moi !
Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »

Évangile de Matthieu : 26, 39


« Pour tous, sans exclusion… »

« Pour tous, le Seigneur Jésus a souffert et il est mort.
Tous, sans exclusion, au nom de son Amour,
ont un droit strict à votre amour fraternel
même s’ils n’ont pas droit à votre temps…

 Le Sauveur Jésus sur la croix,
du haut du calvaire de Jérusalem,
embrassait l’humanité tout entière,
d’une extrémité à l’autre du monde ».

Citations dans le livre :

« Petite sœur Magdeleine »
Edition du Cerf
Livre de petite sœur Annie p.49

 

Dans le secret du Père

Une insistance marque les textes choisis chaque année pour l’ouverture du Carême :

« Ton Père voit dans le secret ».

Par ces mots Jésus nous révèle sa manière d’être en relation avec son Père,
et… nouvelle extraordinaire : Il nous invite à cette même relation avec lui et son Père.


En esprit et vérité

Jésus nous met en garde sur des pratiques
-aumône, prière, jeûne –
qui aboutissent à une satisfaction de nous même.

« Qui veut se glorifier, qu’il trouve sa gloire en ceci :
me connaître, car je suis le Seigneur qui exerce la bonté. »
Du prophète Jérémie, 9, 23


Le connaître

Cela implique le détachement des idées que nous avons sur lui pour nous ouvrir à sa révélation,
sans cesse actualisée, dans l’ordinaire de nos vies.
Adorer Dieu en esprit et vérité, c’est chercher inlassablement à Le connaître.

« C’est l’amour qui me plaît et non les sacrifices,
la connaissance de Dieu et non les offrandes. »
Osée 6,6


« Le Seigneur qui exerce la bonté »

« Dieu seul est bon » nous dit Jésus en Marc 10,17

Tout au long de l’Évangile Jésus témoigne
de la connaissance qu’il a de Dieu, de sa bonté.
Parce qu’il est Père…
Un Dieu plein de sollicitude pour nous,
attentif à chacun comme un père veille sur son enfant.

« Vous n’avez qu’un Père, celui qui est dans les cieux ».
Évangile de Matthieu : 23, 9

Alors, le culte rendu à un Dieu lointain
devient une relation de l’enfant envers son Père.
Jésus nous en parle souvent dans l’Évangile,
parce que c’est ce qu’il vit lui-même.


Un nouveau culte ?

« Tu ne veux ni sacrifice ni offrande,
cela tu me l’as fait comprendre.
Alors j’ai dit : « me voici, je viens à toi. »

Mon Dieu je veux faire ce qui te plaît,
ta loi est au fond de mon cœur. »

Psaume 40, 7-9


Ta loi au fond de mon cœur

« Si nous prions, nous devons prier dans le secret,
parce que le Père qui est dans le secret nous écoute.

Si nous faisons l’aumône, il faut aussi le faire dans le secret ;
il faut que seul, le Père en soit témoin.

Et si nous jeûnons, il faut aussi
que ce soit uniquement pour faire plaisir à notre Père. »

Alors la religion parfaite s’exprimera par le souci de la volonté de Dieu. »

Milad, Un petit frère de Jésus

« Venez à l’écart »

Quand Jésus entraîne ses disciples à l’écart, sur une montagne,
c’est pour leur enseigner des choses importantes, nouvelles…

Un jour il a un discours étonnant :
la manière de vivre le Royaume de Dieu n’est pas ce que l’on croit !

 « Heureux les doux »


Avec d’autres disciples d’aujourd’hui…

Nous vous proposons de gravir des montagnes plus proches,
de réentendre, partager, prier, méditer… cette parole de Jésus.

« Heureux les doux,
car ils posséderont la terre »


Comment petite sœur Magdeleine (*), frère Charles (*),
et d’autres ont actualisé cette Bonne Nouvelle dans leur vie
et sont devenus des témoins pour nous?


Qui propose cet itinéraire?

Un groupe de petites sœurs de Jésus et leurs amis.

La session se vit en petit groupe: des fraternités,
pour une prise en charge à tour de rôle des tâches
matérielles et d’organisation.

 

 


Sur quelles montagnes?

En Lozère : à Notre Dame des Neiges (07)
du samedi 24 juin au samedi 1er juillet 2017
Moyenne montagne avec des groupes selon les forces

Au reposoir en Haute Savoie (74)
Du lundi 31 juillet au 7 août 2017
Haute montagne


Renseignements et inscriptions :

Petite sœur Patricia Guylaine ,
17 rue de la Mare, 60240 La Villetertre ;

psj.patriciaguylaine@orange.fr ;

Si besoin tel: 03 44 49 14 73

 

 


*Petite Sœur Magdeleine, fondatrice de la Fraternité des Petites Sœurs de Jésus
* Frère Charles de Foucauld

 

Du nouveau germe… le voyez-vous ?

N’est-ce pas souvent en temps de crise que quelque chose de nouveau surgit ?
En quête de nouveaux chemins, des gens se retrouvent pour les discuter,
commenter, trouver des réponses et agir…
Un regard des petites sœurs d’Amsterdam à partir de la situation de leur quartier

Texte : Mauricia  ;
Mise en page Monique

 

Appel, accueil…

Depuis plus de quatre ans, nous vivons dans un quartier multiculturel d’Amsterdam.
Il n’y avait pas de communauté catholique en ce lieu et, interpellées par un appel d’Eglise, nous sommes y sommes allées.

C’est le pasteur protestant qui nous a accueillies.
Il a également ouvert les portes de son église au prêtre catholique chargé de la pastorale de ce quartier
et c’est chez eux que l’Eucharistie est célébrée chaque semaine.


Prendre conscience pour avancer

Face à la diminution de la fréquentation paroissiale, la fermeture d’églises,
au regroupement de paroisses, de communautés chrétiennes ou religieuses…
de nombreuses personnes s’interrogent, réfléchissent, discutent…
Allons-nous en rester à ce qui nous affecte, nous trouble ?

 


« L’hiver s’en est allé… » 

Ces derniers temps, l’Église protestante d’Amsterdam voit naître, dans plusieurs endroits de la ville, de nouvelles communautés de jeunes laïcs.

Rosalienne, jeune pasteure, a mission d’accompagner ces nouveaux groupes.  Elle nous invite à participer aux rencontres qu’elle va organiser entre membres des communautés anciennes et nouvelles.

 


Diversités des engagements

Des jeunes et moins jeunes vivent ensemble aussi à la communauté des « Catholic workers » de Dorothee Day. Avec eux et pendant un, deux, trois ans, font communauté des requérants d’asile.
Nous trouvons là des moments forts de fraternité et d’accueil mutuel.
Les enfants présents sont des rayons de soleil au milieu de beaucoup de préoccupations pour l’avenir.

 


 

Pas seulement en Église

Notre quartier est le fruit d’une vision de  société idéaliste :
créer un espace où les différences cohabitent.
Néerlandais et non-Néerlandais, riches et pauvres,
bien-portants et personnes avec un handicap physique ou psychique etc.

 

 

 


Plus large encore

Depuis quelques temps, la ville d’Amsterdam prévoit des lieux d’accueil où seront logés des réfugiés. La moitié pour des étudiants, l’autre moitié pour de jeunes Syriens.
Un de ces lieux est situé à 5 minutes de chez nous.
Des soirées d’information ont été organisées ce qui n’empêche pas la peur chez certaines personnes.

 


Oui, le « vivre ensemble » est un défi !

Que ce soit dans notre communauté, notre quartier, notre Église,
notre monde… le « vivre ensemble » et l’accueil  de l’altérité sont
de grands défis.
Comment construire une « humanité plurielle, non exclusive »  ?
Comment abattre les murs de la peur et oser miser sur la confiance ?


 

Le « vivre ensemble » ou le monde en création

Jamais nous n’avons eu autant de contacts avec des personnes n’appartenant à aucune Église
ou avec des personnes appartenant à différentes dénominations chrétiennes.
Cette immersion dans une société très sécularisée et diversifiée me stimule à chercher dans le
quotidien comment créer des liens avec des personnes ‘autres’.

 

 

 

Un nouveau « nous » à inventer

Je suis persuadée que chaque petit pas dans ce sens, là où nous sommes, dans les rencontres apportées par le quotidien, les tâches ordinaires et les célébrations… participe à la construction d’un monde chaque jour renouvelé.

« Ne pensez plus à ce qui est déjà arrivé, oubliez le passé.
En effet, je vais faire quelque chose de nouveau,
qui grandit déjà.
Est-ce que vous ne le voyez pas ? »

Livre de la Bible : Cantique des cantiques

 

Dans la nuit une lumière…

La nuit pourra nous environner,
nous continuerons d’avancer grâce à la lumière qui l’habite.


Quelle est donc cette lumière?

A certaines périodes de nos vies,
quand les épreuves de toutes sortes
atteignent nos proches et nous même,
l’obscurité se fait profonde.

Alors nous sommes désemparés,
incapables de nous orienter vers une issue valable.
Culpabilité et désespoir nous accablent.

 

 


Un peuple en marche

Le peuple de tous ceux qui cherchent un monde de bonheur, de respect, de justice.
Le peuple qui essaie de suivre son Dieu, le Créateur de l’Univers.
Ce peuple qui chemine depuis des siècles, dans son cœur,
à la suite de Celui qui le conduit vers une terre de paix et d’amour.

 


Finies les épreuves?

Nous marchons avec ce peuple,
nous avançons dans les nuits de nos doutes,
les épreuves ne nous seront pas épargnées…
Alors qu’est-ce que ça change de suivre ou pas ce chemin?

 

 


J’ai vu,

Cette voisine éprouvée, revivre à l’annonce d’une naissance chez sa fille.
Cet ami, en dépit des obstacles, déployer des trésors de patience et d’attention pour sa mère fragilisée.
Cette amie soulagée d’avoir pu accomplir un aménagement de maison sans se disputer avec son conjoint.
Cette maman angoissée et pourtant prête à accueillir son fils au retour de la prison.
Ces enseignants se former pour mieux accueillir chaque élève selon son contexte d’histoire.
Ce couple, chercher à rejoindre celui qui les a offensés en public…

 

 


Une lumière brillera dans la nuit

Attentions quotidiennes, humbles, discrètes,
Démarches courageuses au quotidien.
Semences de vie, présentes au cœur de toute personne,
comme une simple étoile bien en place dans le ciel.

 

 

 

 

 


Dérisoire tous ces gestes?

Des petits gestes dérisoires,
comme pourrait paraître,
dans la marche du monde,
la naissance d’un enfant démuni,
dépendant.


A cause de son brûlant Amour

Nos repères sont renversés, le dérisoire devient lumière:

« Cet enfant aura pour nom :
Conseiller merveilleux, Dieu fort,
Père pour toujours, Prince de la paix.

Il étendra son autorité et assurera une paix sans fin.
Il occupera le siège royal de David et dirigera son royaume.
Il l’établira et le rendra solide en faisant respecter
le droit et la justice, dès maintenant et pour toujours.

Voilà ce que le Seigneur de l’univers fera
à cause de son brûlant amour. »

Prophète Isaïe 9, 1-6

 

 

« Ce petit Jésus est le début et le terme de la voie d’abandon dans l’Amour.
Il est à la fois si petit et si grand…
Il est Dieu lui-même. Il contient le Cœur du Seigneur »

Petite sœur Magdeleine Noël 1951