Nouvelle étape

 

« Heureuse de tout ce que j’ai vécu,
Heureuse dans l’aujourd’hui,
J’aborde avec confiance une nouvelle étape. »

Par ces mots, à peu près identiques pour l’une et l’autre,
Thérèse et Bernadette expriment la même conviction au
moment d’entrer ensemble en maison de retraite.

 

Histoires de stationnements…

 

Étape de la vie nomade

Il était une fois… Thérèse et Bernadette.
Elles ne se connaissaient pas mais toutes les deux avaient le désir
de suivre Jésus dans le chemin de la Fraternité.
Toutes les deux souhaitaient vivre avec les populations nomades.

Des routes différentes passées par l’Algérie, la France, les Pays Bas…
Que d’histoires à raconter!

 

 

 

Bernadette s’active à la cuisine

 

Étape de la fête foraine

Et puis un jour leurs chemins se rejoignent, avec d’autres petites sœurs,
chez les forains qui circulaient dans l’Est de la France.

« Après un remplacement de petite sœur à la fraternité foraine,
je me suis plu dans ce milieu et depuis j’y suis restée. »

« Dans ma famille, quand une fête foraine s’installait dans la commune,
on aimait y aller. Alors ce fut une joie pour moi de retrouver ce monde
et cette fois du côté de ceux qui en vivent. »

 

Thérèse trie, prépare les paquets…

 

 

Le quotidien des forains ce sont les déboires sur les places,
l’incompréhension des gens, mais surtout une grande entraide.
Nous avons bénéficié de ce soutien, et l’avons partagé.

Nous  sommes comme une grande famille qui vit ensemble les
événements familiaux : ceux qui apportent du bonheur et ceux
qui affligent.

 

 

 

La caravane au fond de la cour

 

Étape de la sédentarisation

L’âge avançait, les santés se fragilisaient…
il fut temps d’arrêter les déplacements sans pour autant
quitter ce milieu de vie si riche d’amitié.

« Il y a 27 ans nous plantions notre caravane à Saint Dizier,
parmi d’autres forains dont les parents circulaient moins. »

 

 

Ranger les moules de l’artisanat

Nouvelle étape

« Quitter ce monde d’amitié, d’affection reste une étape difficile, se
retrouver entre quatre murs alors que l’on vivait pratiquement
dehors avec les autres… »

Nous nous rapprochons d’une fraternité dans l’Oise,
et nous éloignons donc de l’Est de la France.

Si les moyens de communications modernes peuvent adoucir la séparation,
nous savons bien que le goût de discussions autour d’une tasse de café
est irremplaçable.

 

La crèche : Dieu avec nous tous

 

 

 

« Pourtant, nourries de l’amitié, des liens tissés avec les forains,
d’autres voisins, des gens de la paroisse… et heureuses de tout
ce vécu, nous avançons sereinement vers l’étape suivante. »

 

 

 

« A table »

« A table »

Tel était le thème de cette année pour nos rencontres
« Marche et Parole » dans le Vercors. (Voir : Annonces)

Thérèse, participante de cette semaine,
nous fait goûter quelques mets de ce repas.

 

 

La création comme salle du festin:

« Cette semaine « Marche et Parole » dans le Vercors me laisse de beaux souvenirs.

Nous étions dans un cadre saisissant, embarqués ensemble
comme dans une grande barque suspendue entre le
Mont Aiguille et la Grande Moucherolle.

 

 

 

 

Une Parole méditée, partagée

Méditer la Parole en marchant, dans le silence,
puis dans l’écoute et le partage.
La lire avant d’aller dormir.
La relire le matin.
La prier au retour de la marche…
… et enfin la laisser nous habiter intérieurement avec l’Eucharistie.

 

 

 

 

Une Parole transmise

Une semaine pour découvrir le charisme de la Fraternité grâce aux
textes de petite sœur Magdeleine mêlés aux méditations de frère Charles.

« Le Festin de Babette » concluait ce thème biblique « A table »

 

 

 

Un signe révélé

Un des signes dévoilé à tous, est arrivé au deuxième jour de la retraite:
– il m’a été de recevoir Jésus Enfant comme on reçoit la Parole,
Dans l’émerveillement!

 

 

 

 

 

Je joins l’action de grâce à cet émerveillement:

Parce que nous avons vécu de très beaux partages,
dans un esprit de fraternité.
Parce que la simplicité et le sourire de chacun est
un baume qui me rappelle que Dieu est Lumière et Joie!

 

 

 

 

 

Quel est mon désir?

 

Désir de rencontrer les autres, de s’ouvrir à une autre culture…

Sarojni, petite sœur originaire de l’Inde, découvre le continent Sud Américain
et plus particulièrement le Mexique. Tout un autre monde !
Un cheminement qu’elle nous partage.

Sarojni et Giuseppina

 

Grace  à l’accueil chaleureux de mes sœurs,
je me suis sentie vite à l’aise, heureuse d’être là.

 

Ce déracinement est une expérience importante pour moi.
Je remarque, que quelque soit le pays, le continent, assurer
son quotidien et celui de sa famille reste la préoccupation
de toute personne.

 

 

 

 

 

 

 

Pannes sur la route

L’esprit et le cœur ouverts ne suffisent pas pour aborder de tels changements.
Je suis tombée en panne plusieurs fois, à cause de la langue.

Quelle fatigue de ne rien comprendre.
Avec les cours d’espagnol, ça va venir petit à petit, alors patience.

 

La vie du marché

 

 

Apprendre autrement

Laissez-moi vous dire ce qui m’a aidée à entrer dans cette nouvelle vie…

 

Observer :

J’ai regardé les autres autour de moi,
et j’ai choisi ce qui était
le mieux pour avancer sur mon chemin.

 

 

Les trams toujours pleins

 

– J’ai vu mes sœurs aînées  fidèles, engagées, travailleuses.
– J’ai vu au marché les vendeurs qui se démènent,
– et aussi les personnes qui se précipitent au travail,
– les bus qui ne se vident jamais,
– les parents avec leurs enfants, etc.

Quelle bonne école pour aborder une nouvelle vie.

 

 

 

 

Participer aux célébrations
Participer :

Participer à des célébrations traditionnelles, à des groupes de partage…
autant d’occasion de rencontrer les autres et de mieux se connaître.

 

Travailler

Employée quatre heures par semaine dans une famille, principalement pour
le ménage,  j’éprouve la satisfaction de participer à notre vie économique.
De temps en temps, avec petite sœur Giuseppina, je vais aussi faire la
vaisselle dans une salle des fêtes.

 

 

Partager avec les autres

Quel est mon désir profond ?

Habituée à une vie régulière, j’ai été surprise par l’absence
de célébration durant le temps du confinement.

Ce fut une expérience unique et une question pour moi :

« Quel est mon désir profond ? »

 

 

 

Je remercie Dieu qui donne, à travers tout changement,
l’occasion de nous ouvrir, d’évoluer.
Quand nous nous vidons,
Dieu nous remplit de quelque chose de nouveau.

Je prends ce temps comme une grâce pour apprendre plus…

 

Revoir nos plans !

 

Sur un terrain des gens du voyage en Italie,
après quelques mois d’absence,
Chiara et Rania, redémarrent la fraternité avec Daniela et Sofia.
Désirs, projets, plans… s’élaborent et… volent en éclats.

 

Prendre le temps

Nous avons pris le temps de relire l’histoire de cette fraternité,
les relations construites depuis des années avec nos voisins.
Nous avons pris le temps de goûter les liens d’amitié,
sur et en dehors du terrain, tissés par celles qui nous ont
précédées et d’en être reconnaissantes.

Nous nous sommes partagées nos désirs, nos questions…
Daniela et Sofia entrent petit à petit dans cette histoire.

 

 

A nos pinceaux

Une autre réalité s’impose : le coronavirus !

Préoccupées par l’extension de la pandémie, la première
conséquence a été de revoir nos plans…
Et de choisir : « Je reste au camp »

Puisque nous ne pouvions circuler nous avons pris nos
pinceaux pour préparer une bonne réserve de pierres
peintes en espérant pouvoir les vendre l’été.

 

Préparer les aromates

Chemin Pascal

L’enfermement forcé et la violence de cette pandémie ont assombri le chemin vers Pâques.
Pourtant, comme le Pape l’a dit pendant la veillée pascale,

   « A l’heure la plus sombre, les femmes, ne fuient pas la réalité.
   Elles préparent les parfums pour le corps de Jésus »…

et nous en avons senti la bonne odeur.

 

 

Temps de solidarité

 

 

Il y a eu le parfum de la solidarité :

Tant de personnes se sont préoccupées d’aider nos amis gitans et nous mêmes :
colis, argent, médicaments, alimentation… à partager entre tous.

 

 

 

 

       

 

  Il y a eu eu le parfum de la prière :

Ayant plus de temps disponible, nous en avons offert davantage pour la rencontre avec Dieu.

– Entre nous à la fraternité, partage quotidien de la Parole de Dieu, intercession, louange.
– En solitude, un jour par semaine.

 

 

 

 

 

Les œufs de Pâques
Le parfum du jour de Pâques

On n’oubliera jamais Lucrezia, notre voisine, qui le matin de Pâques est entré
dans notre roulotte encore dans l’obscurité, avec une petite bougie allumée :

« Je viens vous donner la lumière du Christ Ressuscité. »

Et puis c’est la joie : la valse des assiettes de la fête et des œufs en couleurs qui
circulent dans tout le terrain.

Jésus nous l’avait dit qu’on le rencontrerait « sur les routes de Galilée »

 

 

 

Le baiser du petit Léo
Il y a eu le doux parfum des solutions inattendues…

Respecter les distances, mais alors comment s’embrasser?
Le petit Léo nous donne la solution :

– un jour il arrive chez nous avec un baiser dessiné sur un bout de papier!
– Mieux encore : il arrive un soir et profite de l’obscurité de notre baraque
pour nous embrasser.

 

 

 

Nous sommes heureuses de notre Galilée pour y reconnaître
Celui qui est vivant et qui vient à notre rencontre.

Quarantaine ?

 

 

Un changement de fraternité en plein confinement,
Une quarantaine inévitable à l’arrivée,
Épreuve ou opportunité d’une solitude imposée?

 

Cœur lourd

Maddalena quitte sa fraternité des Saintes Maries de la Mer
et rejoint celle de Toulouse.
Changer de fraternité est une étape dans nos vies,
et cette fois d’autant plus,
que la présence des petites sœurs s’achève là-bas.
Le cœur est très lourd !

 

 

 

 

 « L’obligation de quarantaine en arrivant à
Toulouse m’a permis un sas bénéfique pour
relire le chemin, me reposer, et envisager la suite. »
Petite sœur Maddalena

 

« Je vais l’attirer à moi,
je vais la conduire au désert,
et je vais retrouver sa confiance. »
Dit Dieu dans le livre du Prophète Osée, 2, 16

 

 

 

Solitude avec Dieu?

« Jésus part dans la montagne pour prier. »
« A l’aube, Jésus sort de la maison pour aller prier. »
Évangile de Matthieu 14, 23 ; de Marc 1, 35

 

De même que Jésus se retire seul à l’écart pour prier son Père,
nous cherchons dans la prière silencieuse un moyen d’union à
Jésus qui conduit au Père.

 

« La solitude avec Jésus est une recherche inlassable de la face de Dieu
Un temps de pure gratuité en Sa Présence » (*)

 

 

Recueillement…

Imprégner le quotidien

Le chemin des petites sœurs n’est pas celui de l’érémitisme.
La solitude avec Dieu est une recherche de sa face -comme
dit le psaume 27, 8 : « Cherchez ma face »- c’est à dire vivre en
présence de Dieu dans tout ce qui habite notre quotidien.

 

Du cœur à cœur…

« Ce cœur à cœur avec Dieu, est une nécessité vitale pour faire l’unité
de ma vie, regarder les événements avec ses yeux à Lui…  » 
(*)

 

 

 

 

… à la rencontre des autres.

« Cet « absolu de Dieu dans ma vie » je le désire pour
qu’il imprègne mes attitudes, mes engagements,
mes manières d’être en amitié avec Jésus, avec les
autres,
avec toute personne. »  (*)

 

 

 

« Il ne me semble pas possible d’accepter de risquer toute sa vie sur le Seigneur,
si au départ on n’a pas entrevu, pressenti quelque chose qui ferait que toute
notre vie on garderait la nostalgie de cette rencontre et le désir de continuer à
Le chercher. » (*)

 

(*) : Partages de diverses petites sœurs

 

 

 

 

 

 

 

 

Egale dignité

 

« Faudra-t-il donc que jusqu’à la fin des siècles
il y ait toujours des groupes humains qui en
méprisent d’autres !… » 

 

 

Partager sa culture

 

 

Lorsqu’en 1951 Petite sœur Magdeleine parcourt le monde
pour y implanter des fraternités, elle découvre des situations
de haine, de conflits, de racisme, de supériorité d’un groupe
humain sur un autre…
Elle en est bouleversée et cherche sans violence mais avec
détermination, à stopper ce grave fléau partout où elle passe.

 

 

 

Elle exhorte les petites sœurs :

« Là où vous aurez passé, si petit que soit le passage,
il faut
que vous ayez supprimé cette barrière douloureuse
de
mépris et d’ironie qui sépare les milieux et les races. »

 

Rencontre internationale

 

Mise en commun des richesses

 

 

Ce désir d’unité est devenu si fort qu’il influence le choix
de certains lieux d’implantation des fraternités:
– dans deux villages opposés par des rancunes meurtrières,
– de part et d’autre des murs entre populations,
– parmi des peuples méprisés par les autres,
– dans des quartiers marginalisés…

 

« C’est trop affreux la haine et on la côtoie à chaque pas.
Les hommes s’entredéchirent moralement et physiquement. »

 

 

Et cela ne suffit pas, quel sens en effet auraient ces choix si entre nous
nous ne les vivions pas?
Chaque année une session de formation rassemble des petites sœurs de
tous les continents, lors des premières sessions cette internationalité
remplit de joie Petite sœur Magdeleine.

 

 « Je me prépare avec tant de joie à voir arriver plus
de deux cents petites sœurs des quatre continents »

Cela va poser le problème de langues, et surtout celui de
l’amour universel à cause des différences de tempérament,
d’opinion, qui peuvent faire terriblement souffrir entre les
races, peuples, nations, milieux.

C’est une occasion unique de dépister ce qui nous fait ne
trouver
bien que ce qui cadre avec notre tempérament,
notre culture et notre race. »

 

Une rosée bienfaisante

 

« Quel bonheur, quelle douceur d’être ensemble
C’est comme un parfum qui descend sur la tête
Comme des perles de rosées qui descendent sur les collines
C’est là que Dieu donne sa bénédiction, la vie pour toujours. »
Livre des Psaumes, 133

Oser voir

 

 

Oserais-je voir les intentions qui m’habitent dans la rencontre des autres?
Oserais-je partager mes convictions en accueillant celles des autres?
Oserais-je me laisser transformer dans un bout de chemin avec l’autre?

 

 

 

Petit bout de chemin avec Nada
qui a vécu cinquante ans en Serbie.

 

 

 

 

Enracinement

« A mon arrivée à la Fraternité, lorsque j’ai vu que des petites sœurs vivaient dans les pays de l’Est, j’ai demandé à y partir.

Dans mon entourage de jeune fille, je côtoyais des personnes athées et communistes, pour moi ce choix de rejoindre les pays à régime marxiste avait du sens et de l’importance. C’est la Yougoslavie qui m’a été proposée.

 

 

 

 

 

Partager ses convictions :

Avant la Fraternité je travaillais en usine.
J’étais engagée dans le mouvement de la JOC
et syndiquée.

Dans cette entreprise nous n’étions que deux employés sur trois cent
à être syndiqués, ça me posait question :
Pourquoi si peu de gens se sentaient concernés par leurs conditions de travail?
Pourquoi mes collègues ne semblaient pas être acteurs de leur destin?

J’ai réussi à entrainer une de mes amies à se syndiquer, nous devenions trois !

 

 

 

Lumière intérieure

Alors que nous nous rendions à sa première réunion cette collègue me dit:
 » tu dois être contente car tu as réussi à m’entraîner? »

Cette parole a été une rude prise de conscience, mon amitié ne pouvait pas « servir » à convertir l’autre à mes idées.

C’est dans cet état d’esprit que je suis partie pour la Yougoslavie. »

 

 

« L’amitié, lorsqu’elle est droite et pure,
il te faut la faire grandir dans l’amour du Christ. 
En Son Nom, cette amitié doit être pour tous les humains,
allant à eux simplement parce qu’on les aime
et qu’on voudrait le leur témoigner gratuitement. »
Petite sœur Magdeleine

Confinées

Grille de portail
La grille s’est fermée

Une grille fermée, en précaution sanitaire,
ne veut pas dire rupture des relations avec les autres…

Que nous en ayons l’initiative ou qu’elle soit la leur, les
communications par téléphone, mails, réseaux sociaux
avec nos familles, amis, diverses connaissances…
nous font du bien.

Nous gardons soin les uns des autres
dans l’inquiétude ou la sérénité selon
les circonstances traversées.

 

Devant l'ordinateur
Garder des liens

Familles et vie sociale

Soutenir par téléphone le moral d’une parente  âgée qui se laisse dépérir
seule à la maison.
Puis soulagement en apprenant que sa fille au chômage décide de venir
près de sa mère.

Entendre la difficulté d’un neveu confiné à la maison. Il vit seul, de tempérament très actif, même avec un petit jardin il tourne en rond.
« Ce ne sont pas des vacances et mon salaire va s’en ressentir ».

Privée de rejoindre ses amies de tricotage, dans une maison de retraite à proximité de la fraternité, Martha garde le lien par téléphone. Ces petits signes d’amitié sont importants surtout pour ceux qui sont malades, seuls.

 

Rues désertes

 

Nos propres réactions:

« Ce confinement me pèse, c’est comme si ma liberté était entravée ».

« Le brouhaha de la ville, l’animation des rues, la foule des jeunes de
notre quartier universitaire, la paroisse… me manquent.
Nous sommes peu habituées à rester enfermées dans nos fraternités. »

Un jour Claude s’exclame :
« Quand ce sera fini, je pars toute une journée dehors,
vous ne me verrez plus jusqu’au soir »!

 

 

 

Prête à sortir pour les courses

 

Monde rural:

« Nous sommes à la campagne, nous sentons moins l’inquiétude.
Au marché, les clients restent à distance les uns des autres et
des vendeurs.

Le port du masque n’est pas unanimement répandu.
Si je me sens tranquille, l’une de nous exprime sa peur de sortir. »

 

 

 

 

En cité populaire

A quatre dans l’appartement, parfois on s’agace,
mais dans l’ensemble ça va.
Les voisins sont courageusement enfermés, pour le moment…
Maïté a recommencé à travailler, la chance !!!
Moi je dois encore attendre.

 

Confection de masques

 

Nous avons commencé la semaine dernière une petite fabrication de
masques pour nous et quelques voisins,
ça nous occupe et c’est un joli travail communautaire.

Notre logement étant au rez-de-chaussée nous pouvons parler avec des passants et voisins pour la grande joie de nos deux sœurs plus âgées qui ne sortent pas du tout.

 

 

Un soir de mars à 20 heures… Merci aux soignants

 

Confiantes et joyeuses

A l’aube de la Résurrection…

« Je viens vous demander de rester courageuses,
confiantes et joyeuses, de la joie du Seigneur,
qui peut très bien s’allier à la douleur que vous
devez partager avec le monde entier… »

 

Alléluia! Christ, vainqueur des ténèbres, est ressuscité!

« Le Christ est ressuscité!
Je voudrais vous transmettre la joie de Pâques, cette joie
fondée sur la pure foi dans l’Amour du Seigneur.

Mais n’ayez pas de peine si vous n’êtes pas encore arrivées
à cette joie si pure. Désirez-là en acceptant
l’obscurité de
la nuit, si la joie pascale n’a pas pu
faire complètement
disparaitre leurs ombres…

Moi aussi en cette aube de Pâques, j’ai le cœur
tout déchiré entre la souffrance et la joie
.

La vraie joie de Pâques, sans ombre, c’est au ciel que nous
l’aurons parce
qu’il n’y aura plus aucune souffrance à
partager autour de nous avec tous ceux que nous aimons. »

 

Lettres de Petite sœur Magdeleine en 1952.

 

 

Pandémie

 

 

         Communiqué de la CORREF

               (Conférence des Religieux et Religieuses de France)

 

 

 

 

« ÉCOUTER »

À la demande de l’État, l’Église catholique de France, comme les autres cultes, a mis en place un numéro d’écoute et de soutien spirituel :

0 806 700 772 de 8h à 22h 7/7.

Souci donc de santé publique en quelque sorte. Car si la pandémie qui nous frappe, la catastrophe qui survient, le tragique qui entre avec violence dans les vies, les familles, les amours, posent bien des questions sanitaires, économiques, politiques, elles viennent aussi interroger le sens de nos vies, leurs grandes précarités. Toutes choses qu’au creux de nous-mêmes nous savons, mais oublions vite – heureusement sans doute – dès que le tourbillon des activités et des obligations reprend ses droits.

Ouvrir ce numéro, pour tous les religieuses et religieux qui se sont proposés comme écoutants, parmi bien d’autres, ce n’est pas chercher à promouvoir quelque chose, pas même la foi, ni davantage à vendre quoique ce soit. C’est juste bien pauvrement se rendre un peu présent à la détresse, à l’effroi, à la peine de tant et tant. À cette question infinie, « pourquoi ? »

De nombreuses initiatives ont lieu dans les diocèses, spécialement autour des équipes d’aumôneries hospitalières et qui font un travail magnifique. Dans des associations aussi comme le Secours Catholique. Tout cela est bien nécessaire, spécialement quand les si douloureuses questions des funérailles arrivent, avec leurs cortèges de drames supplémentaires en temps de pandémie et d’impossible rapprochement. Là, il s’agit seulement d’écouter, sans jugement aucun sur rien, pas plus moral que médical, religieux ou politique. Écouter comme un abri à la détresse, à la question, au désarroi, sans savoirs à assener.

C’est ce que modestement nous souhaitons offrir à tous, avec les autres confessions chrétiennes, avec nos frères et amis juifs, musulmans, bouddhistes. Être tous de minuscules combattants du lien quand la douleur, l’isolement, la mort, viennent délier, défaire nos existences. Offrir une hospitalité. Soutenir une espérance.

Sr Véronique Margron op. Présidente de la CORREF

0 806 700 772 de 8h à 22h 7/7