Un « Rameau » surgit

Tout au long de sa route Petite Sœur Magdeleine a fondé, vécu la fraternité
avec les gens qu’elle côtoyait. Pas étonnant si aujourd’hui des personnes,
en découvrant son itinéraire de spiritualité, trouvent leur propre chemin
pour aller à Dieu.

Comme un rameau qui surgit

 

Hasards et circonstances…

Après des sessions d’été « Marche et Parole »,
Suite à une conférence sur la vie des Fraternités,
Ou encore par des amitiés qui invitent au partage…

Des personnes ont éprouvé l’envie de continuer la route entrevue et déjà un peu amorcée.
Ainsi Sophie, Monique, Marie Andrée, Anne Cécile, Sylvie
et quelques petites sœurs se sont lancées dans l’aventure
d’une nouvelle fraternité.

 

Force et faiblesse nous rassemblent

« La fragilité de l’Enfant de Bethléem a rejoint chacune de nous dans sa fragilité,
avec Lui nous pouvons accueillir cette faiblesse qui souvent nous fait peur. »

« Au travail, le petit Jésus est derrière mon ordinateur et quand ça ne va pas,
discrètement je le prends dans ma main. »

« Une communauté fraternelle entre nous c’est aussi aidant car nous venons chacune avec nos cassures et le Petit nous rassemble »

 

 

 

Sophie et Patricia préparent le repas

« Les haltes, en immersion dans une fraternité de petites sœurs, nous imprègnent de la spiritualité et nous donnent des forces pour repartir vers nos Nazareth. »

« Prière, attention fraternelle et tâches ordinaires sont les axes de nos rencontres. »

« Vivre la spiritualité de Charles de Foucauld à la lumière de la vie et des écrits de Petite sœur Magdeleine de Jésus.

« Je sens que je vais à la rencontre de mon identité profonde, pour la libérer. »

« La vie contemplative dans la vie ordinaire ça me reconstruit »
« L’adoration m’apaise et me redonne la joie que j’avais perdue. »

 

 

 

 

 

Quel lieu pour ces haltes ?

 

Arrivant de différentes région du Nord de la France et Belgique, les retrouvailles se font à la fraternité de La Villetertre, proche de Paris, facilement accessible par le train.

A d’autres moments et pour connaître l’environnement de chacune, quand c’est possible, les rencontres se sont organisées dans les lieux de vie de l’une ou de l’autre.

 

 

 

 

Du côté des petites sœurs ?

En 1947 Petite Sœur Magdeleine écrivait :

« Depuis longtemps déjà, autour du Père de Foucauld, s’est crée tout une Fraternité d’amis qui cherche à avoir avec les Petits Frères, avec les Petites Sœurs en plus d’un lien étroit d’amitié, un lien beaucoup plus profond dans une communauté de spiritualité et d’esprit. »

 

La recherche d’une communauté de spiritualité et d’esprit n’est donc pas nouvelle,
Il n’empêche, cela bouscule nos façons de vivre la fraternité, y compris dans le concret d’une vie de maison. Voilà une invitation à nous ouvrir à la nouveauté, de nous réveiller, de réfléchir aux questions qui surgissent…

Alors même s’il a fallu traverser nos peurs, chacune y trouve une ouverture, une richesse.

 

Monique un jour de promenade

 

« Ces moments de vie communautaire pour
relire mon quotidien en famille, au travail,
dans le voisinage… ça m’apporte tellement
que j’ai envie de partager avec d’autres personnes,
de faire connaître cette vie fraternelle,
c’est un aspect essentiel dans notre monde. »

Monique

Invitation : 30 novembre 2017

Invitation…          jeudi 30 novembre 2017  à   19 h 30

à la projection du film

« Sur les pas de Charles de Foucauld »

Un documentaire produit par « Camp de base »
 réalisé par Caroline Puig-Grenetier 

Après la projection, échange avec la réalisatrice
et les intervenants du film
avec la présence d’Antoine Chatelard

 

Auditorium Centre Sèvres
35 bis rue de Sèvres (Paris 6) métro Sèvres-Babylone

Participation libre

« Un coup de foudre »

« J’avais 20 ans quand… »

 

« Un coup de foudre cela ne s’explique pas, ça se vit» !

Et celui que Marie Jacqueline a vécu marquera toute sa vie.
Pour l’anniversaire de son premier engagement en fraternité, il y a 70 ans,
notre petite sœur, actuellement à Aix en Provence, relit avec nous son chemin.

 

 

 

 

« J’allais avoir 20 ans »

Ma vocation de petite sœur a commencé par un coup de foudre pour le Seigneur.
J’allais avoir 20 ans.
Un coup de foudre cela ne s’explique pas, ça se vit.
Par ce coup de foudre j’ai compris que Dieu seul serait le premier dans ma vie.

 

 

 

Charles de Foucauld

Où ? Comment ?

Où ?
La réponse, très vite, m’a semblé être dans la vie religieuse ; mais dans quelle congrégation ?

Après bien des recherches j’ai trouvé l’adresse des petites sœurs de Jésus dans la ligne et la spiritualité du père de Foucauld à Tamanrasset.
A 12 ans j’avais été marquée par le film : l’Appel du silence sur la vie de Charles de Foucauld et en particulier  sa vie avec les nomades touareg.

 

 

 

 

Novice

Je suis entrée à la Fraternité des petites sœurs en septembre 1944 à Lyon,
c’est là qu’elles étaient réfugiées à cause de la guerre.

Au noviciat, quand elle était présente, petite sœur Magdeleine nous réunissait chaque matin,
pour nous expliquer cette vie à la suite de Jésus.

 

 

Première tente

Sous la tente

En  1950 se dressait la première tente à El Abiodh Sidi Cheikh, un village dans le sud oranais où transitait une tribu de grands nomades ayant beaucoup souffert de la famine en 1945.

C’est là que résidaient les petits frères de Jésus.
C’est là que je pensais vivre jusqu’à mon dernier jour.

Très vite j’ai compris que mon désir de rester à El Abiodh n’était pas le même que celui du Seigneur.

 

 

 

Les chemins de Dieu

D’autres fraternités naissaient…

Des fraternités naissaient parmi les nomades : gitans, gens du cirque, forains…

D’autres tentes aussi voyaient le jour : au Maroc chez les Berbères, à Tamanrasset chez les Touaregs du Hoggar où avait vécu Frère Charles ; au Niger, en Jordanie, en Syrie…

Tentes dans lesquelles j’ai eu le bonheur de découvrir d’autres peuples, d’élargir mon cœur et ma prière pour tant d’amitié vécue.

La dernière tente fut celle de Nguigmi au Niger chez les Toubous.

 

 

 

Merci Seigneur

Leurs visages dans mon cœur

Maintenant je ne puis que dire merci au Seigneur pour ce rêve d’une vie avec les nomades. Rêve réalisé et même plus beau que je n’imaginais à cause des rencontres, de l’amitié avec tant de personnes.

 

Aujourd’hui la route continue

Aujourd’hui, à 93 ans, c’est à la maison de retraite que je continue ma route comme les autres résidents; même âge et mêmes handicaps, dans un temps qui nous prépare tous à la Rencontre désirée et attendue avec le Seigneur.

« Quel cadeau pour nous ! »

« Quel cadeau pour nous de passer toute cette semaine de pèlerinage aux Saintes Maries de la mer. »

Toutes les deux, petites sœurs en caravane, partagent la vie des gens du voyage en Italie.
Clémence vient de Belgique, Rania du Liban.


duo

Vie de terrain

Nous y retrouvons avec joie la vie sur le terrain,
les visites dans les caravanes, les repas en famille
avec les uns et les autres…

Nous y découvrons aussi une aumônerie vivante,
composée de « gagé » (*) et de gens du voyages
venant de toutes les régions de la France.


Temps de Célébration…

Quotidiennement nous nous retrouvons sous l’auvent d’une caravane pour célébrer l’eucharistie.
Nous pouvons être une trentaine : sinti italiens, yennich suisses francophones et allemands,
manouches français et « gagé » de ces différents pays… et nous deux de Belgique et du Liban.


… partager sa foi

Ces messes célébrées plein vent, au milieu des caravanes, nous ont touchées le cœur,
tout comme les partages, les témoignages et les prières de nos frères et sœurs « gitans ».

Un petit groupe de jeunes nous a aussi émues par leur simplicité,
leur engagement et leur enthousiasme à proclamer leur foi.

Si la messe est célébrée en très petit comité, les veillées du soir, elles,
réunissent tout le monde dans l’Église pour des moments de prière
d’une grande profondeur.


 

Un jour dédié à Sainte Sara : le 24 mai

Dès le matin, malgré une Église extra pleine, les gens du voyage continuent à entrer, ils viennent se serrer dans le chœur, au pied de l’autel et partout où il reste une petite place.

Les chants résonnent au son des guitares :
Vive les Saintes Maries,
Vive Sainte Sara !!!

 


 

Un Peuple en Église

Un Peuple qui prend place en Église pour animer les célébrations, accueillir lui même les reliques des Saintes Maries, et porter Sainte Sara.

L’après-midi, nous l’accompagnons à la mer. Elle est  parée de tant de manteaux qui sont autant de prières des voyageurs et, portées par ceux-ci.

 


 

Sur la route du retour…

Nous reprenons la route de l’Italie et nous arrêtons à Briançon.
Sur le terrain des gens du voyage, nous sommes accueillies à
bras-ouverts par Stella avec qui nous passons une merveilleuse soirée.
Elle a connu les petites sœurs quand elle était enfant…
Nous nous sentons tout de suite en famille.


 

Quitter et retrouver

Le lendemain le départ fut difficile, mais « notre cœur était tout brûlant en quittant cette « auberge » » pour reprendre la route vers d’autres amis…

Le soir, nous retrouvons des Sinti italiens rencontrés aux Saintes Maries et qui avaient insisté pour que nous venions les voir en allant à Turin. La joie de nous revoir est réciproque.


 

Amitié et fidélité

Nous avons été touchées de constater que tant de cœurs nous ont été ouverts grâce à l’amitié et la fidélité des différentes petites sœurs qui ont vécu parmi les gens du voyage en France, dans le Nord et en Italie…

 

 

 


* « Gagé » : non voyageur
* Pia et Thérèse : deux petites qui vivent en caravane et partagent le quotidien des gens du voyage depuis de nombreuses années