« Un coup de foudre »

« J’avais 20 ans quand… »

 

« Un coup de foudre cela ne s’explique pas, ça se vit» !

Et celui que Marie Jacqueline a vécu marquera toute sa vie.
Pour l’anniversaire de son premier engagement en fraternité, il y a 70 ans,
notre petite sœur, actuellement à Aix en Provence, relit avec nous son chemin.

 

 

 

 

« J’allais avoir 20 ans »

Ma vocation de petite sœur a commencé par un coup de foudre pour le Seigneur.
J’allais avoir 20 ans.
Un coup de foudre cela ne s’explique pas, ça se vit.
Par ce coup de foudre j’ai compris que Dieu seul serait le premier dans ma vie.

 

 

 

Charles de Foucauld

Où ? Comment ?

Où ?
La réponse, très vite, m’a semblé être dans la vie religieuse ; mais dans quelle congrégation ?

Après bien des recherches j’ai trouvé l’adresse des petites sœurs de Jésus dans la ligne et la spiritualité du père de Foucauld à Tamanrasset.
A 12 ans j’avais été marquée par le film : l’Appel du silence sur la vie de Charles de Foucauld et en particulier  sa vie avec les nomades touareg.

 

 

 

 

Novice

Je suis entrée à la Fraternité des petites sœurs en septembre 1944 à Lyon,
c’est là qu’elles étaient réfugiées à cause de la guerre.

Au noviciat, quand elle était présente, petite sœur Magdeleine nous réunissait chaque matin,
pour nous expliquer cette vie à la suite de Jésus.

 

 

Première tente

Sous la tente

En  1950 se dressait la première tente à El Abiodh Sidi Cheikh, un village dans le sud oranais où transitait une tribu de grands nomades ayant beaucoup souffert de la famine en 1945.

C’est là que résidaient les petits frères de Jésus.
C’est là que je pensais vivre jusqu’à mon dernier jour.

Très vite j’ai compris que mon désir de rester à El Abiodh n’était pas le même que celui du Seigneur.

 

 

 

Les chemins de Dieu

D’autres fraternités naissaient…

Des fraternités naissaient parmi les nomades : gitans, gens du cirque, forains…

D’autres tentes aussi voyaient le jour : au Maroc chez les Berbères, à Tamanrasset chez les Touaregs du Hoggar où avait vécu Frère Charles ; au Niger, en Jordanie, en Syrie…

Tentes dans lesquelles j’ai eu le bonheur de découvrir d’autres peuples, d’élargir mon cœur et ma prière pour tant d’amitié vécue.

La dernière tente fut celle de Nguigmi au Niger chez les Toubous.

 

 

 

Merci Seigneur

Leurs visages dans mon cœur

Maintenant je ne puis que dire merci au Seigneur pour ce rêve d’une vie avec les nomades. Rêve réalisé et même plus beau que je n’imaginais à cause des rencontres, de l’amitié avec tant de personnes.

 

Aujourd’hui la route continue

Aujourd’hui, à 93 ans, c’est à la maison de retraite que je continue ma route comme les autres résidents; même âge et mêmes handicaps, dans un temps qui nous prépare tous à la Rencontre désirée et attendue avec le Seigneur.

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