Comment se rejoindre?

Inquiets de laisser seuls dans la journée leurs parents âgés et dépendants,
des personnes font appel à une association pour une simple présence.

Si cette présence rassure les enfants,
qu’en est-il des parents acculés à un choix qui n’est pas le leur?

Petite sœur Mélanie, de par son travail, s’est trouvée malgré elle entre ces deux volontés.
Comment à la fois respecter la non-adhésion à un projet et ouvrir à un possible relationnel?

 

Échapper à une situation non choisie

Accepter ?

 

« Une simple présence de compagnie » avait demandé le fils,
mais ce n’était pas ce que cette personne très handicapée physiquement souhaitait.

 

 

 

 

 

Respecter la non-adhésion au projet

 

Notre compagnonnage devant la télévision n’avait rien de très relationnel
et le contrat avec l’association était sur le point de se rompre.

 

 

 

 

 

Essayer encore?

L’association m’a demandé d’essayer encore quelques jours.
Durant ce temps je me posais la question de ce qui pourrait intéresser
cette dame qui avait une formation d’enseignante?

 

A tâtons, je lui ai demandé :

« Pourriez-vous s’il vous plait m’apprendre l’allemand? »

 

Besoin les uns des autres

 

Sa réponse affirmative nous a ouvert à toutes les deux
un autre avenir relationnel.
A partir de ce lien si fragile, nous avons pu parler d’autre chose,
élargir l’horizon.

La télé continue d’être allumée,
un peu comme une ambiance de fond. »

 

Marie rend visite à sa cousine Élisabeth

 

 

 

« En tout être humain,
derrière les voiles et les apparences,
elles verront un être sacré »  » *

 

 

 

 

 

* Citation dans :
« Petite Sœur Magdeleine de Jésus »
De Petite sœur Annie de Jésus
Édition Cerf, page 157

 

« Reviens vers moi »

« Revenez à moi de tout votre cœur »
Joël 2, 12

 

Un appel, une supplique,
non une règle à observer durant le temps du carême.
Un cœur à cœur pour épanouir le meilleur qui sommeille
en chacun de nous.

Temps privilégié d’attention dans l’ordinaire de nos vies

 

 

Depuis plusieurs années, petite sœur Mélanie,
par le biais d’une association,
travaille à domicile  chez des particuliers.

Au cours de son travail une situation lui fait prendre conscience combien
l’autonomie de chaque personne est à préserver quelque soit son handicap.
Un moment de vérité instaure une autre relation.

 

 

Nouvelle réalité

Une nouvelle personne

« Il y a quelques mois, c’est près d’une personne touchée par une maladie invalidante et progressive que s’est situé mon emploi.

La première fois que j’ai dû faire signer ma feuille de présence, je ne savais à qui demander ?
Je me suis tournée vers l’infirmière qui effectuait un soin au même moment :

« Qui va signer ma feuille de présence? »

Elle m’a dit :

« Je peux signer votre papier. »

 

 

Moment de brouillard

Flash de conscience

A l’instant même j’ai pris conscience que j’avais agi
sans l’avis de la personne auprès de qui je travaillais.

La voyant totalement  dépendante dans un fauteuil roulant,
j’avais pris le raccourci de son impossibilité d’écrire.
Alors je me suis accroupie,  à sa hauteur de fauteuil,
et je lui ai demandé pardon.

 

 

 

Larmes bienfaisantes

Protéger l’autonomie

Difficilement elle m’a dit : « je peux signer votre feuille ».

C’est alors que mes larmes ont coulé

Les fois suivantes, après mon travail, cette dame signait mes feuilles de présence.
Cela prenait du temps, l’écriture était hésitante, les lettres bancales…
mais c’était elle qui accomplissait son rôle. »

 

 

 

« Le Seigneur le déclare :

« Revenez à moi de tout votre cœur,
ce ne sont pas vos vêtements qu’il faut déchirer,
c’est votre cœur qu’il faut changer. »

Oui, revenez vers le Seigneur, votre Dieu,
il est plein de tendresse et de pitié,
patient, plein d’amour. »

Livre du Prophète Joël 2, 12-13

 

Vie de village

C’est le soir, nous sommes autour de la table, Denis, la mine triste, entre :

« Je ne vais pas bien, je voudrais que le docteur me donne quelque chose
pour ne plus avoir cette angoisse. »

Plus tard Jean arrive, son rire tonitruant nous entraine à le suivre.
A son tour Lucien discrètement vient s’asseoir, il regarde tout le monde et repère les nouveaux.

Ainsi tout au long de la soirée, des personnes passent un moment à la fraternité.

 

 

Des rencontres en abondance ?

Lieu de solitude?

Arrivée depuis quelques jours, à la fraternité de La Villetertre dans l’Oise, je regarde le quotidien de mes sœurs d’ici.
Qui pourrait penser que dans un village il puisse y avoir tant de mouvement ?

 

Les personnes résidant à l’ESAT * ne sont pas les seules à fréquenter la fraternité : amis, voisins, paroissiens… ne manquent pas d’occasions pour passer un moment.

 

 

A quand la prochaine rencontre?

Porte ouverte

Françoise, Marc, Danièle, Brigitte, Yvan, Sophie, Gilles… s’arrêtent pour un service à donner ou à recevoir, pour préparer une réunion, un événement, pour des légumes et des fruits à partager, des soucis à porter ensemble, un anniversaire à marquer, se joindre à la prière, ou tout simplement pour discuter autour d’un café…
Et ce qui frappe dans toutes ces rencontres c’est la réciprocité. A un moment ou à un autre on a besoin d’amis pour avancer sur sa route propre.

 

 

 

Mêlées à la vie sociale

Le village lui-même favorise la vie sociale :fêtes, commémorations, groupes… rassemblent la population.

Selon les possibilités d’âge, de temps, de compétences, les petites sœurs se réjouissent de participer à cette vie.
Paule et Jo rejoignent le « Club des anciens »,
Patricia prépare des crêpes lors d’une fête, Chorale et gym pour Véronique et Odile,

Et puis toutes s’activent, avec les villageois disponibles, à l’épluchage des pommes de terre pour un repas de kermesse…

 

 

Prier ensemble

Au delà du local

C’est vendredi soir, Claire, de la fraternité de La Courneuve, vient pour un weekend de solitude et de prière.

La maison assez spacieuse, d’accès facile grâce à un arrêt ferroviaire, permet à des membres de la Fraternité ou non de faire une halte de silence et de prière loin du bruit et de l’agitation des grandes villes, ou simplement du quotidien.

 

 

 

« Le frère Charles nous laisse l’exemple d’une disponibilité totale,
en même temps que l’hospitalité la plus large et la plus fraternelle.

Il a ouvert son cœur à tous les êtres et n’a jamais pu mettre de
limites à son zèle et à son amour fraternel.
C’est le message de son cœur que je  veux essayer de transmettre… »

Petite sœur Magdeleine

 

* (Établissement Spécialisé Accueil par le Travail)

Réjouissez-vous avec moi

Comme il est bon de partager les bonnes nouvelles !

On ne peut oublier les conflits, les guerres, les séismes…
qui ravagent notre planète et, au plus près de nous, les
épreuves de famille, de voisinage, de travail…

A plus forte raison accueillons les bonnes nouvelles qui nous dynamisent,
embellissent notre monde, nous donnent de l’espérance.

 

 

Applaudissements

Des applaudissements éclatent dans notre petit groupe,
Véronique vient de nous annoncer l’obtention de ses papiers
pour séjourner dix ans en France.

 

 

 

 

Un long chemin

Atelier dessin avec des migrants

Par Véronique, notre sœur, nous éprouvons le parcours sévère et incertain d’une demande de régularisation à rester sur le territoire français.

 

Attentes, reports, insuffisance de documents, raisons diverses, examens, vérification de la langue, lieux administratifs changeants, parfois même humiliations. Tout semble concourir à décourager celle ou celui qui cherche à séjourner en France pour un temps plus ou moins long.

 

Pour continuer la route et ne pas désespérer Véronique bénéficiait
du soutien de la fraternité, qu’en est-il de ceux qui traversent ces
épreuves tout seuls?

 

Ne pas les oublier

« Une attente interminable »

« Il y a eu tant de jours d’angoisse » -nous dit Véronique-
« à cause d’une attente interminable et sans savoir ce qui arriverait au final.

Et puis la joie de recevoir « les papiers »

Ma satisfaction ne me fait pas oublier ceux qui n’ont aucun soutien, qui attendent encore.

Durant ces démarches j’ai rencontré des personnes originaires de tant de pays différents. Nous ne nous sommes pas seulement côtoyés, des dialogues se sont engagés, des partages de la vie familiale, la détresse, la peur de l’avenir… et l’espoir ! Tous ceux-là restent dans mon cœur et ma prière.

Notre spiritualité de proximité, au plus près du monde, est venue me rejoindre là pour partager la situation de mes frères et sœurs étrangers. »

 

Un défi pour la Fraternité

Retrouvailles lors d’une rencontre internationale

Notre congrégation, internationale depuis ses origines, veut favoriser la rencontre des peuples.

Petite Sœur Magdeleine, marquée par l’anéantissement de sa famille pendant la Première Guerre Mondiale, a voulu donner à cette congrégation nouvelle qu’elle fondait, un visage d’unité.
Unité entre nous, unité dans l’ouverture à d’autres cultures en nous mélangeant autant que possible dans nos fraternités.

Aujourd’hui, à cause des complications politiques entre les Etats, c’est un vrai défi de persévérer dans cette ligne.
Si les cultures différentes nous bousculent, nous désinstallent,
elles sont aussi source d’ouverture, cela vaut la peine de braver
les tracasseries administratives pour goûter cet enrichissement.

 

Marchés de Noël

Chaque année, à partir de la fin novembre, les marchés de Noël s’installent sur nombre de places.
Fourmillement de populations en quête d’un cadeau, d’idée de décoration, d’ambiance festive…

Certaines places recèlent un trésor, caché pour la plupart de ceux qui déambulent le long des stands,
c’est ce trésor que les petites sœurs essaient d’annoncer, de révéler, de partager…

 

Une Bonne Nouvelle

Noël : une Bonne Nouvelle : un enfant vient de naitre !
Qui ne se réjouit devant un bébé si démuni si vulnérable
qu’on n’a qu’une envie c’est de le prendre dans nos bras?

Une familiarité inouïe si l’on sait que ce Petit est Fils de Dieu.
Un Dieu qui veut tellement s’approcher de l’humanité,
lui offrir sa tendresse, sa confiance
qu’Il se remet entre nos mains dans la réalité d’un bébé.

 

 

 

Offert à tout venant

Il est dit que des bergers, la nuit, dans la campagne, ont été avertis les premiers !
Puis des voyageurs, des sages, venus de divers horizons, se sont approchés.

 

Aujourd’hui encore…
Pas d’exclu pour cette Bonne Nouvelle
d’un Dieu proche,
les petits comme les grands sont conviés
à découvrir l’Enfant.

 

 

 

 

 

 

Une lumière dans la nuit

Se laisser toucher

La beauté des personnages attire le regard, les badauds y sont sensibles,
même ceux qui disent ne pas croire à ces « bêtises ».

Des dialogues s’engagent avec les enfants, les parents…
Parfois, à la faveur de l’anonymat, des confidences faites à l’écart
apaisent les tourments traversés par les uns et les autres.

 

 

 

 

 

Préparation tout au long de l’année

Parole d’Argile

« Parole d’Argile » : une association qui veut promouvoir notre artisanat
et aider les artisanes.

Un travail manuel de précision, d’attention, et aussi de beaucoup d’heures comparé à la
production des objets crées.
Être passionné est indispensable pour continuer cette tâche.

Ce partage des conditions matérielles pour vivre nous place en proximité des autres artisans, des dialogues s’engagent sur le travail en soi, les produits présentés, la vie de famille, l’évolution des conditions de travail…

 

 

 

Patricia au stand

Avant tout :

Être sur la place veut dire notre disponibilité à la rencontre des autres,
aux paroles de bienveillance comme aux paroles hostiles,
Dieu a pris le risque de s’approcher au plus près de l’humanité
c’est ce que voudrait être notre présence là à tout vent.

 

 

 

 

 

 

« Le petit Jésus pour moi, ce n’est pas quelque chose
de doucereux ou de mièvre. C’est une force immense;
quand j’ai sur ma table une petite statuette,
je ne la vois jamais, c’est lui, le vrai que je regarde. »
Petite sœur Magdeleine

 

 

Accomplir un projet

Lorsque les petites sœurs sont arrivées aux Philippines il y a 40 ans c’était,
à l’invitation de l’évêque  Benny Tudtud, pour  fonder une fraternité à Marawi
au sud de l’ile de Mindanao.
Mais sur la route, et pour diverses raisons,  elles se sont arrêtées dans la périphérie de Manille.

 

Envoyées par la communauté

 

Depuis quelques mois le projet initial s’est remis en route et Cécilia, Lilette, Séraphina sont arrivées à Masbate pour y commencer une fraternité en monde rural.

Que disent-elles de ces premiers pas?

 

 

 

 

Maison provisoire

S’installer :

Notre maison ne comporte actuellement qu’une seule pièce,
c’est là notre espace de vie communautaire.
Des travaux sont en cours pour aménager l’habitation dont
une chapelle ouverte à tous ceux qui voudront  venir.

Un jour de grand vent et de pluie,
seules quelques fuites d’eau ont traversé le toit en feuilles de palme,
cela nous a rassurées sur la solidité de la charpente.

 

 

A la pompe

Tâches familiales

Pour le moment nous allons chercher l’eau à la pompe en bas d’une côte.
D’ordinaire ce sont les enfants qui s’acquittent de cette tâche familiale.

Ces allées et venues nous donnent l’occasion de rencontrer les voisins,
de nous connaître, nous familiariser.

Dans les travaux d’aménagement, un forage est prévu afin d’avoir l’eau à
proximité et entretenir le jardin.

 

 

A contre courant

Ce choix de rejoindre le monde rural va à contre-courant des mouvements habituels,
les gens vont plutôt grossir les agglomérations déjà importantes.

S’effectue alors des déplacements réguliers de populations entre villes et villages,
et il en est de même pour nous par les visites de nos sœurs.

 

Le soir depuis la colline

Pourquoi tant de persévérance?

Partage
Nous avons choisi ce monde rural afin de partager la vie des paysans en précarité. Ils ne possèdent pas la terre qu’ils cultivent.

Simplicité
Ces familles n’ont pas grand-chose, l’essentiel pour le quotidien, cela permet de nous inscrire dans cette simplicité et sobriété de vie.

Prière
Notre maison pas trop proche des voisins, l’espace du jardin mis en culture… donnent un climat de silence, et allient travail manuel et prière. Ces aspects importants pour notre vie de fraternité, sont ouverts à ceux qui souhaitent les partager.

Ce chemin de vie veut aussi témoigner
de la richesse d’un quotidien ordinaire
de tant de gens, comme Jésus à Nazareth.

Un choix pour la vie !

Un choix pour la vie

Petite Sœur Magdeleine de Jésus

Diffusé par TLM, la télévision de Lyon

 

1ère diffusion le samedi 4 novembre à 14 h 30

Rediffusions:

Samedi 4 novembre                   à 18 h 45 / 22 h
Dimanche 5 novembre              à  8 h 30
Lundi 6 novembre                         à  10 h
Jeudi 9 novembre                       à  13 h

 

La chaîne est accessible sur :
TNT 30
Orange  360
Numéricable /SFR  96
Free Box 915
Bbox  30

Invitation : 30 novembre 2017

Invitation…          jeudi 30 novembre 2017  à   19 h 30

à la projection du film

« Sur les pas de Charles de Foucauld »

Un documentaire produit par « Camp de base »
 réalisé par Caroline Puig-Grenetier 

Après la projection, échange avec la réalisatrice
et les intervenants du film
avec la présence d’Antoine Chatelard

 

Auditorium Centre Sèvres
35 bis rue de Sèvres (Paris 6) métro Sèvres-Babylone

Participation libre

Viens t’asseoir avec nous

Une invitation :

« Viens t’asseoir avec nous »
Ces mots simples, accueillants donnent le ton de la rencontre qui va suivre.

Texte de Monika  Fraternité de Masny

 

C’était une fin d’après-midi et je rentrais à la maison.
Alors que je traversais la grande place de notre quartier,
j’aperçois un peu plus loin, Sonia, 9 ans,
assise sur un banc à discuter avec une copine.
Vélo et skate à terre devant elles.

 

De loin je les salue et nous entamons une petite conversation.
Comme je m’apprêtais à poursuivre ma route, Sonia m’interpelle :

 

« Viens t’asseoir avec nous »
et déjà elles poussent vélo et skate,
font de la place sur le banc.

 

 

Mon cœur pétille de joie à cette invitation,
je vais m’asseoir avec elles sur le banc
et nous poursuivons la conversation 10, 15 minutes.

La réserve intérieure que j’éprouvais à ne pas les interrompre
dans leur discussion de petites filles s’est envolée puisque ce
c’était elles qui m’invitaient à l’ouverture.

J’ai goûté là une rencontre de spontanéité faite de confiance réciproque.
Cadeau d’une amitié tissée avec tous dans l’ordinaire des jours.

Merci les enfants.

 

« Jésus dit à ses disciples :
« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas,
car le royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux.
En vérité je vous le déclare, qui n’accueille pas
le royaume
de Dieu comme un enfant n’y entrera pas. « 
Évangile de Marc 10, 14-15

 

Dehors

Après deux semaines à Calais Monique et Monika, petites sœurs en région parisienne et dans le Nord,
reviennent  sur ce qu’elles ont vu, entendu dans cette ville auprès des migrants et des membres associatifs.

Ces « migrants » côtoyés à chaque instant nous sont devenus familiers, unique chacun par son prénom, son histoire…

 

Dehors pour libérer la parole

C’est le matin, il fait beau, nous sommes une quarantaine de personnes assises dans l’herbe d’un parc verdoyant
au milieu des boutons d’or et des fleurs de pissenlits. La discussion va bon train.
Quelle situation idyllique pour un temps de pause dans l’agitation de nos vies.

 

Après un jet de gaz sans raison

Dehors, pourchassés

Mais ceux qui sont là, de différentes nationalités, forment un peuple en errance, à la recherche d’une terre d’accueil, de ce qu’il pense un avenir meilleur.
Pour le moment, à part ce matin bucolique et les marques  d’accueil, de fraternité par des membres associatifs, ce peuple se cache, se protège comme il peut sous les arbres, sous les ponts, pourchassé sans ménagement par les forces de l’ordre, retrouvé par les diverses organisations humanitaires qui leur offrent un peu de repas, de thé chaud, d’amitié…

 

Un rampe de robinets

Dehors et humiliés

Dans plusieurs lieux de la ville, ponctuellement, des rampes d’eau de plus ou moins une dizaine de robinets sont installées. Robinets sans écoulement, à hauteur d’un enfants de 4 ans.

Quelques sanitaires dans la zone industrielle de la chimie. Loin d’être suffisants pour les 700 personnes environ qui transitent par Calais. Des douches prévues en juin sont toujours en attentes d’être disponibles.
Aux dernières nouvelles, ce jour 20 septembre, il semble que 14 douches soient installées?

 

 

Dehors, fermons les yeux

Cette situation humaine soulève tant de questions, de débats, de colère, d’incompréhension.
En tant que simple citoyen nous manquons d’éléments pour comprendre et agir sur les raisons qui poussent tant de gens à fuir leur pays.
Les questions politiques et économiques au niveau de l’État nous sont obscures, les intérêts des pays et tous les enjeux nous son inconnus.

 

Thé du matin

 

Dehors ou dedans ?

En attendant que toutes ces questions trouvent une solution acceptable et digne…
Allons nous laisser des personnes sans secours humain?
Allons-nous refuser de tendre la main à un enfant, une femme, un homme, fussent-ils d’un autre territoire de la planète?
Allons-nous fermer les yeux devant les humiliations continuelles qu’ils subissent?

 

 

 

 

En attendant que le linge sèche…

 

Non plus dehors
Même si je ne te connais pas, et ne sais d’où tu viens,
Je vois ce que l’errance et les souffrances de ton chemin inscrivent dans ta vie
Abel, Shushana, Alex, Samha, Ahmad… Vos prénoms, vos visages me sont devenus familiers, ils font parti de ma propre route.

 

 

 

Inlassablement des personnes, des familles, de Calais et d’ailleurs, s’engagent,
par le biais associatif, à soutenir ceux qui marchent sur les routes de l’exil.
Ils sont un baume bienfaisant sur les blessures de notre humanité.